14.9.19

Mauritius, It's been a pleasure

Alors que je suis en route vers un autre pays, je vous publie cet article que je pensais perdu, de mes vacances à Maurice en mai dernier. Enjoy.

Au moment où je quitte l'hôtel pour l'aéroport je couche les mots pour remercier une si belle terre d'un si bel accueil.

Quelque part sur Flic-en-flac



Je viens d'un pays où l'on demande souvent qui aurait maudit un pays tout entier. Alors je pense pouvoir reconnaître un pays béni. Avez-vous entendu parler de Maurice? Vous a-t-on dit que c'était paradisiaque? La vérité ne saurait être autre.

Entre montagne et plage, chaque lieu est une carte postale. La végétation est maîtresse à Maurice et on se prend à dire que c'est peut-être ça le vrai urbanisme. Peut-être se rappeler que la nature est simplement un prêteur conciliant est ce qu'il faut faire.

Maurice est une île, une petite île alors vous voyez souvent la mer. Maurice est une île fière alors même dans les centres commerciaux "à l'occidentale", tout rappelle ce beau pays et sa richesse.

Parce que je parle de montagne, de plage, de végétation mais d'autres pays pourraient s'asseoir à cette table me diriez-vous ? Oui mais peu de pays (lesquels d'ailleurs) cumulent également une telle richesse de peuples, de langues, de cuisine, de cultures.

Au restaurant de Casela Adventures


Écoutez les mauritiens parler de Maurice. Découvrez dans leurs plats d'où venaient les premiers Mauritiens. Perdez-vous dans l'île, en ville comme sur la côte, et dites-moi si vous n'êtes pas jaloux de ce pays.

Alors comme m'a dit un sage, ce paradis, les mauritiens ont travaillé pour l'avoir. Ils sont donc contents d'accueillir les touristes qui viennent en profiter tout contribuant à la vie de l'île. Mais si ces terres sont l'oeuvre du Ciel, ce pays a bel et bien été structuré par des hommes.

Ne visitez pas Maurice, perdez-vous à Maurice. Ne prévoyez pas votre Maurice, laissez Maurice définir votre voyage. Et surtout si vous ne pouvez pas aller à Maurice, dans 5 ans, dans 10 ans, allez-y. Vous vous rappelerez de ces mots.

J'ai passé une semaine au paradis, et je pars heureuse. À nous revoir !

La raison de mon voyage et moi


PS : Je connais un pays avec une richesse culinaire et linguistique à faire oublier Maurice à n'importe qui. Je connais un pays avec un panorama tel que tous les reliefs s'y trouvent. Je connais un pays avec tellement de peuples qu'on ne saurait dire leur histoire à tous. Et pourtant ce n'est pas demain que ce pays deviendra une référence touristique... Mais un jour... On travaille (aussi) pour ça.

4.9.19

J’ai vieilli à 22 ans

Juillet 2017

J’ai prématurément vieilli à 22 ans. À partir de là, j’ai décidé que j'allais mettre mes efforts et mon argent dans les soins à 100€ au lieu des fonds de teint à 40€.

Le problème c'est que à 22 ans j’ai arrêté de faire les choses à moitié, un pied dedans, un pied dehors. Non. À 22 ans j’étais pleinement entière, ou bien je n’étais pas.

J’ai réalisé tout ça un jour de ma 23e année. J’ai réalisé que la Debora étudiante m’avait fait énormément sourire avec ces artifices, ses sourires, les cocktails. J’ai réalisé que la nouvelle était beaucoup plus heureuse, pourtant beaucoup plus casanière. C’était la même semaine que j’ai réalisé qu’en avançant on avait commis une grave erreur. Je n’avais jamais pardonné à la Debora d’avant ses erreurs. J’étais fière d’elle, je la pavanais, mais je ne lui avais pas pardonné pour tout le tort qui avait été causée d’abord à elle-même, puis aux autres.

C’est pour ça que j’ai vieilli à 22 ans. À 22 ans j’ai compris qu’on faisait des erreurs toujours plus grosses, qu’il fallait toujours assumer. À 22 ans j’ai changé de numéro et j'ai appris à me défaire des boulets. J’ai pleuré tout ce que mon corps pouvait à 22 ans, et après j’ai appris à aimer ce qui était bien et simple pour moi : la course, les salades, le salon de Kay, les conseils d’Eve et de Tcho, les rires de MR ou la lumière tamisée de mes bougies parfumées.

A 22 ans j’ai vieilli parce qu’il me faut très peu de choses dans ma vie. Des coups de fil, ma paire de baskets, Deezer Premium, voilà mes indispensables.

Quelle vie ! Dans un peu plus de 3 mois je vais souffler sur la 24e bougie. Il pourrait venir me chercher maintenant que je serais prête. Quelle belle vie ai-je eu.

HD

30.8.19

Les bons petits d'Arafat

J’ai lu l’article de Florian Ngimbis de Kamer Kongossa sur Arafat et il est revenu sur un point fort que de nombreux fans peuvent oublier.

Je n’aime pas la hiérarchisation des fans mais il faut quand même avouer que si Arafat nous a tous touchés, il y a cette catégorie là en particulier pour laquelle j’ai très mal. 

Je parle de ces milliers de jeunes dans ces capitales africaines pour qui la vie n’a jamais été tendre. Je parle de ces grands débrouillards, grands oubliés de nos pays. Arafat a été l’un des leurs et ne s’est jamais détaché d’eux.

Du coup quand on regarde froidement (malgré la tristesse ici), mais vraiment très froidement la situation on se dit qu’un phare est parti, un modèle. On se dit que ces jeunes là avaient Arafat, être humain perfectible (comme nous tous), mais vrai modèle. 

Arafat aura apporté plus de lumière à tous ces jeunes que tous les chefs d’Etats réunis. Il était une lumière pour eux, et ils mettaient la lumière sur eux. A présent on peut se demander mais au fait, c’est quoi leurs vies maintenant que leur grand est parti ? 

Je suis de la même génération que ces jeunes. Je n’ai jamais manqué de rien, j’ai même toujours tout eu en abondance. D’autres au moment où j’écris ces lignes sont incapable de dire ce qu’ils mangeront ce soir ou demain.

Alors après ces mots, moi qui les rédige, vous qui les lisez, nous retournerons tous à nos vies. Mais je pense que c’est notre responsabilité à tous de faire grandir/rêver/briller cette très belle jeunesse qui est dans nos rues.

Je vois ceux qui vont me dire « tant que le président...», « c’est le travail de l’Etat ». Je le redis, je m’en fous, ce n’est pas mon avis. Mon avis est que je n’ai pas besoin d’attendre le pape ou le conseil des ministres pour aider mon frère si je peux.

J’espère pouvoir revenir ici vous dire que j’ai mené une action concrète. 

En attendant, je vais retourner pleurer Arafat, en pensant à ceux là qui pleurent plus fort que moi, et qui vont retourner dans l’oubli et l’indifférence générale. 

Eh Arafat ! 

J’ai mal à ma jeunesse. J’ai mal à mon Afrique. 

HD

Et maintenant voici DJ Arafat

MJ était un génie musical qu’on ne saurait pas oublier...
Je n’ai pas fini de pleurer Whitney Houston...
Et maintenant voici DJ Arafat...

Pourquoi une telle introduction ? Une journaliste/présentatrice camerounaise disait que les seuls vrais perdants sont ses proches parce que nous on passera à autre chose dans quelques jours.

Au Small Tchop à Libermann...
Dans la cuisine de ma mère...
Dans la voiture de Wilfried...

Près de 10 ans d’une vie marquée par la musique d’un artiste et on pense sincèrement qu’on peut oublier dans quelques jours ?

A-t-on seulement oublié Douk Saga ? 

Ça fait bizarre de devoir les placer dans le même espace temporel, celui de l’éternité

Les artistes sont les guérisseurs de l’âme. DJ Arafat nous a apporté tellement de joie et aussi de sagesse au travers de titres se comptant par centaines. 

Sa musique est restée, alors lui aussi est là. Et si Ange Didier est pleuré par sa famille, Arafat est pleuré par des millions d’Africains (mais pas que) à travers le monde, et on n’a pas fini de pleurer. 

A se revoir de l’autre côté. Que le créateur de la sagacité et toi préparez déjà les bons titres.

On arrive !

HD

23.3.19

Très bien chef !

Très chanceuse.
Trop bénie.
Enormément vidée.

Je viens de réaliser un truc. Très stupide oui mais c'est là, 23 mars, 21h14 que je m'en rends compte. Quand les gens partent ils laissent juste un grand vide. En fait c'est comme s'ils avaient toujours été dans une espèce d'appartement très joli, et qu'à leur départ, l'appartement, toujours aussi joli, demeurait vide, sans que personne d'autre ne puisse y habiter.

La personne qui m'a donné mon premier poste en tant que jeune diplômée il y a 2 ans va quitter le service pour autre chose, d'encore mieux. Alors je ne sais pas si c'est juste un mauvais timing, une accumulation, mais j'ai réalisé que ça faisait un autre pilier qui partait. Pour le mieux, pour lui. Mais après avoir ri et appris (énormément) avec une personne, se rendre compte qu'on n'aura plus l'occasion de le faire, ça pique, fort.

On n'est pas supposés tisser des liens (si si quelqu'un a dit ça) sur le lieu de travail mais le Ciel sait combien de relations aujourd'hui nés là-bas comptent pour moi. Alors le jour de son départ sera dur. Parce que j'avais oublié qu'il n y avait pas que les événements tristes qui pouvaient éloigner les gens.

J'ai toujours aimé mon poste et les personnes que je trouvais au travail. Du coup, ça allait toujours très bien.
Aujourd'hui aussi ça va très bien.
Mais peut-être n'avais-je pas réalisé que si ça va très bien, c'est aussi grâce à ces toutes personnes, qui sont parties, qui partent, qui sont là...

Ambiance pourrie pour un samedi soir mais ça ne prévient pas quand ça vient.

Et le départ d'un manager top, bah je découvre que ça peut soulever d'autres choses...

What a life !

HD