12.11.18

Pour l’ensemble de sa carrière 

A leur mort, on se rappelle quels grands artistes ils étaient, on se rappelle combien de générations ils ont impacté, on se rappelle que leurs titres auront toujours une place dans la BO de nos vies. J’ai écouté la discographie de cet artiste aujourd'hui et je me suis dit qu’il avait sa place au panthéon des artistes de ma vie, de celle de tous les Africains, et que son œuvre méritait que j’y consacre quelques minutes d’expression écrite.

Pour l’ensemble de sa carrière, je dédie ses mots à Meiway.

7.11.18

Trop intégrée

Mai 2018

Tu t'es déjà trop intégrée, c'est bon tu peux arrêter l'assimilation ici.

Ce n'est pas ce que nous t'avons appris. Tu es devenue une blanche.

Deux remarques à 16 mois d'intervalle valent bien la peine que je m'attarde pour intégrer et réfléchir. Des aînés m'ont dit ça. Les grands ont dit ça parce que je n'allais pas dans leur sens.


Les aînés peuvent dangeureusement agir. Des aînés 'ont' dangereusement agi. Et je peux comprendre qu'avoir un miroir en face fasse mal. On n'est pas obligées d'avoir la même interprétation de ce qu'il y a dans le miroir mais j'ai appris que mon interprétation dérangeait. J'ai appris que je parlais et pensais comme les occidentaux.

Finalement les grands qui me semblaient "modernes" me sont apparus beaucoup plus "traditionnels" et attachés à leur culture et tout ce qu'elle a de bon ou de moins bon.

Et c'est drôle parce qu'avec le recul je me rends compte qu'à chaque fois c'est ma prise de position sur le devoir des parents qui dérange. Est-ce que les parents qui triment matin et soir pour l'avenir meilleur de leurs enfants connaissent-ils vraiment ces derniers ? Est-ce que les parents prennent vraiment le temps de discuter avec leurs enfants ? Des fois, comme l'impression qu'on passe de l'obligation de résultats scolaires à l'obligation de mari. À quel moment est-ce qu'on arrête d'attendre quelque chose des enfants pour profiter simplement de ce qu'ils offrent ? À quel moment l'enfant devient-il un adulte donc l'équivalent (pas l'égal) de ses parents ?

Alors forcément pour réfléchir autant il faut être blanche et accessoirement ingrate.

L'orgueil mal placé, héréditaire, ne m'a pas souvent aidé et pourtant je ne m'en suis jamais séparée. J'ai la mauvaise habitude de ne pas savoir me taire comme dirait la grande. Et tant mieux, on est sur mon blog. La parentalité, tous les jours, me surprend et m'étonne. J'ai dû mal à comprendre les droits et devoirs d'un enfant et tout le monde a sa petite idée sur le sujet... C'est souvent parce que je suis enfant de divorcée, souvent parce que je suis "trop intégrée".

"Tu comprendras quand tu seras mère"

Je trouve ça injuste que certaines vérités ne soient accessibles qu'à certaines conditions. Alors même si depuis le temps où j'ai initialement écrit les mots ci-dessous j'ai avancé et compris certaines choses ( "on doit prendre les gens pour ce qu'ils sont et non pour ce que nous aurions voulu qu'ils soient"), tout n'est toujours pas clair. La seule certitude ? Me qualifier de "trop intégrée" demeurera toujours une insulte, que je n'accepterai évidemment jamais.

HD.


4.11.18

Bientôt le quart de siècle

Bientôt le quart de siècle et je suis on ne peut plus dans le déni. Je n'ai pas hâte de passer de l'autre côté. Heureusement l'âge c'est juste un chiffre et la "maturité" n'apparaîtra pas du jour au lendemain.

Donc normalement, si je vis jusque là, certaines choses ne changeront pas :
 - Je passerai toujours des week-ends entiers sans sortir de chez moi et sans ranger.
 - Je passerai toujours mes matins à frôler le retard car dansant sur le dernier titre du moment.
 - Je passerai toujours mes journées à exprimer bruyamment tout ce qui me passera par la tête au travail.

Et puis ,

- J'aurai toujours le droit d'être fan de Disney, de Disney Channel et de shojos.
- J'aurai toujours le droit de dépenser sur autrui ce que je ne dépense pas sur moi.
- J'aurai toujours le droit d'avoir un truc positif à dire sur le physique des gars que je croiserai.

Parce que 25, 24, 26, ce ne sont que des chiffres. Et les chiffres on voit bien que ça ne veut plus rien dire, que ça n'empêche rien, même si inconsciemment on veut toujours faire rentrer les gens dans des cases en fonction de leur âge.

Alors non pas de changement prévu de mon côté. Je me demande simplement s'il n'y a pas erreur parce que les 25 années, je ne les ai pas senties passer. La différence avec la moi d'il y a 3 ans ? Le lâcher prise et la sérénité. D'ailleurs je me trouve plus de points communs avec celle de 18 ans que celle de 22 ans mais qu'importe...

C'est juste un chiffre.

Quel quart de siècle ! ♥

2.11.18

Le maître m'a punie

Septembre 2018

Cette phrase est une phrase que n'auriez jamais attendu durant ma scolarité pour deux raisons simples :
- Vos amis étaient avec vous quand ça a eu lieu.
- Vos parents n'ont pas besoin de savoir. De toute façon ils auraient doublé la dose du maître, ou seraient allés le féliciter. Ou, pire , les deux.

Ah oui les punitions dont je parle ici sont souvent physiques : à genoux, planter les choux, coups de règle métallique sur les phalanges, coups de règle sur la paume de mains ou sur les fesses et d'autres.

Est-ce que je viens faire l'apologie de ces punitions ? Non. Mais ce n'est pas moi qui vais les remettre en question. Voyez-vous d'aussi loin que je me souvienne j'ai toujours beaucoup cogité. Je me demandais à quel point pincer les tetons pouvait faire mal. Je me demandais pourquoi les profs punissaient les filles aussi durement que les gars (feminism where?). Et je me demandais comment je m'étais débrouillée pour ne pas avoir de réponse à la question du prof.

Mes instituteurs et mes professeurs sont des personnes que j'ai toujours respectées car elles étaient détentrices d'un savoir que je n'avais pas et que je n'aurais sûrement jamais (je n’enchaînais pas les 20/20). Donc avant la crainte le premier sentiment que je nourrissais à leur égard était le respect. Évidemment que je me serais passée de leurs punitions. Mais je les trouvais presque toujours justifiées. 

Du coup pourquoi leur en vouloir ? Pourquoi être traumatisée? Mon cerveau faisait un lien direct entre celle qui n'avait pas révisé et la punition: ça allait de soit. Mon cerveai faisait un lien direct entre celle qui bavardait pendant le cours du prof et la punition. La preuve ? Les profs qui ne punissaient pas pouvaient avoir les cours les plus bruyants. Quel intérêt? 

Enfin je trouvais cette méthode honnête : des règles à respecter sinon punitions. Parce que charger un camarade de noter discrètement les noms des bavards, ça, c'était particulièrement vicieux et pas toujours juste comme procédé. Alors même s'il m'est arrivé de le faire, je préfère laisser l'autorité à l'enseignant.

Est-ce que ça m'a rendu moins bavarde et plus studieuse? Non. Mais aujourd'hui encore je sais que j'ai besoin de cadre et je respecte ce qui est dit. Les expressions du style "seront laissés à la libre appréciation du manager" c'est du bullshit. C'est vague et ça ne permet pas de savoir quelle position adoptée. Des règles, un cadre, nous sommes nombreux à en avoir besoin.

HD