12.11.18

Pour l’ensemble de sa carrière 

A leur mort, on se rappelle quels grands artistes ils étaient, on se rappelle combien de générations ils ont impacté, on se rappelle que leurs titres auront toujours une place dans la BO de nos vies. J’ai écouté la discographie de cet artiste aujourd'hui et je me suis dit qu’il avait sa place au panthéon des artistes de ma vie, de celle de tous les Africains, et que son œuvre méritait que j’y consacre quelques minutes d’expression écrite.

Pour l’ensemble de sa carrière, je dédie ses mots à Meiway.

7.11.18

Trop intégrée

Mai 2018

Tu t'es déjà trop intégrée, c'est bon tu peux arrêter l'assimilation ici.

Ce n'est pas ce que nous t'avons appris. Tu es devenue une blanche.

Deux remarques à 16 mois d'intervalle valent bien la peine que je m'attarde pour intégrer et réfléchir. Des aînés m'ont dit ça. Les grands ont dit ça parce que je n'allais pas dans leur sens.


Les aînés peuvent dangeureusement agir. Des aînés 'ont' dangereusement agi. Et je peux comprendre qu'avoir un miroir en face fasse mal. On n'est pas obligées d'avoir la même interprétation de ce qu'il y a dans le miroir mais j'ai appris que mon interprétation dérangeait. J'ai appris que je parlais et pensais comme les occidentaux.

Finalement les grands qui me semblaient "modernes" me sont apparus beaucoup plus "traditionnels" et attachés à leur culture et tout ce qu'elle a de bon ou de moins bon.

Et c'est drôle parce qu'avec le recul je me rends compte qu'à chaque fois c'est ma prise de position sur le devoir des parents qui dérange. Est-ce que les parents qui triment matin et soir pour l'avenir meilleur de leurs enfants connaissent-ils vraiment ces derniers ? Est-ce que les parents prennent vraiment le temps de discuter avec leurs enfants ? Des fois, comme l'impression qu'on passe de l'obligation de résultats scolaires à l'obligation de mari. À quel moment est-ce qu'on arrête d'attendre quelque chose des enfants pour profiter simplement de ce qu'ils offrent ? À quel moment l'enfant devient-il un adulte donc l'équivalent (pas l'égal) de ses parents ?

Alors forcément pour réfléchir autant il faut être blanche et accessoirement ingrate.

L'orgueil mal placé, héréditaire, ne m'a pas souvent aidé et pourtant je ne m'en suis jamais séparée. J'ai la mauvaise habitude de ne pas savoir me taire comme dirait la grande. Et tant mieux, on est sur mon blog. La parentalité, tous les jours, me surprend et m'étonne. J'ai dû mal à comprendre les droits et devoirs d'un enfant et tout le monde a sa petite idée sur le sujet... C'est souvent parce que je suis enfant de divorcée, souvent parce que je suis "trop intégrée".

"Tu comprendras quand tu seras mère"

Je trouve ça injuste que certaines vérités ne soient accessibles qu'à certaines conditions. Alors même si depuis le temps où j'ai initialement écrit les mots ci-dessous j'ai avancé et compris certaines choses ( "on doit prendre les gens pour ce qu'ils sont et non pour ce que nous aurions voulu qu'ils soient"), tout n'est toujours pas clair. La seule certitude ? Me qualifier de "trop intégrée" demeurera toujours une insulte, que je n'accepterai évidemment jamais.

HD.


4.11.18

Bientôt le quart de siècle

Bientôt le quart de siècle et je suis on ne peut plus dans le déni. Je n'ai pas hâte de passer de l'autre côté. Heureusement l'âge c'est juste un chiffre et la "maturité" n'apparaîtra pas du jour au lendemain.

Donc normalement, si je vis jusque là, certaines choses ne changeront pas :
 - Je passerai toujours des week-ends entiers sans sortir de chez moi et sans ranger.
 - Je passerai toujours mes matins à frôler le retard car dansant sur le dernier titre du moment.
 - Je passerai toujours mes journées à exprimer bruyamment tout ce qui me passera par la tête au travail.

Et puis ,

- J'aurai toujours le droit d'être fan de Disney, de Disney Channel et de shojos.
- J'aurai toujours le droit de dépenser sur autrui ce que je ne dépense pas sur moi.
- J'aurai toujours le droit d'avoir un truc positif à dire sur le physique des gars que je croiserai.

Parce que 25, 24, 26, ce ne sont que des chiffres. Et les chiffres on voit bien que ça ne veut plus rien dire, que ça n'empêche rien, même si inconsciemment on veut toujours faire rentrer les gens dans des cases en fonction de leur âge.

Alors non pas de changement prévu de mon côté. Je me demande simplement s'il n'y a pas erreur parce que les 25 années, je ne les ai pas senties passer. La différence avec la moi d'il y a 3 ans ? Le lâcher prise et la sérénité. D'ailleurs je me trouve plus de points communs avec celle de 18 ans que celle de 22 ans mais qu'importe...

C'est juste un chiffre.

Quel quart de siècle ! ♥

2.11.18

Le maître m'a punie

Septembre 2018

Cette phrase est une phrase que n'auriez jamais attendu durant ma scolarité pour deux raisons simples :
- Vos amis étaient avec vous quand ça a eu lieu.
- Vos parents n'ont pas besoin de savoir. De toute façon ils auraient doublé la dose du maître, ou seraient allés le féliciter. Ou, pire , les deux.

Ah oui les punitions dont je parle ici sont souvent physiques : à genoux, planter les choux, coups de règle métallique sur les phalanges, coups de règle sur la paume de mains ou sur les fesses et d'autres.

Est-ce que je viens faire l'apologie de ces punitions ? Non. Mais ce n'est pas moi qui vais les remettre en question. Voyez-vous d'aussi loin que je me souvienne j'ai toujours beaucoup cogité. Je me demandais à quel point pincer les tetons pouvait faire mal. Je me demandais pourquoi les profs punissaient les filles aussi durement que les gars (feminism where?). Et je me demandais comment je m'étais débrouillée pour ne pas avoir de réponse à la question du prof.

Mes instituteurs et mes professeurs sont des personnes que j'ai toujours respectées car elles étaient détentrices d'un savoir que je n'avais pas et que je n'aurais sûrement jamais (je n’enchaînais pas les 20/20). Donc avant la crainte le premier sentiment que je nourrissais à leur égard était le respect. Évidemment que je me serais passée de leurs punitions. Mais je les trouvais presque toujours justifiées. 

Du coup pourquoi leur en vouloir ? Pourquoi être traumatisée? Mon cerveau faisait un lien direct entre celle qui n'avait pas révisé et la punition: ça allait de soit. Mon cerveai faisait un lien direct entre celle qui bavardait pendant le cours du prof et la punition. La preuve ? Les profs qui ne punissaient pas pouvaient avoir les cours les plus bruyants. Quel intérêt? 

Enfin je trouvais cette méthode honnête : des règles à respecter sinon punitions. Parce que charger un camarade de noter discrètement les noms des bavards, ça, c'était particulièrement vicieux et pas toujours juste comme procédé. Alors même s'il m'est arrivé de le faire, je préfère laisser l'autorité à l'enseignant.

Est-ce que ça m'a rendu moins bavarde et plus studieuse? Non. Mais aujourd'hui encore je sais que j'ai besoin de cadre et je respecte ce qui est dit. Les expressions du style "seront laissés à la libre appréciation du manager" c'est du bullshit. C'est vague et ça ne permet pas de savoir quelle position adoptée. Des règles, un cadre, nous sommes nombreux à en avoir besoin.

HD

30.10.18

Overflow - Trips and everything else

Je ne sais pas pourquoi je mets ces titres en anglais vu que de toute façon je raconterai l'histoire plus vite en français... Overflow (Deborah Lukalu), comme le litre de la chanson que j'ai voulu mettre pour rédiger ce post. Parce que ma vie est abondamment riche... Overflow...

L'année dernière j'ai signé mon CDI (des mois plus tard que ce qui était initialement prévu) et après quelques mois pour prendre la température, j'ai fait mon premier gros voyage (et le plus gros depuis). Je suis allée au mariage d'une personne proche à mon cœur, mais c'était surtout une belle excuse pour mettre un pied sur le continent américain, comme dans les films.

Et j'ai décidé que chaque mois je ferai un truc un peu spécial. Soit un voyage, soit un théâtre/concert/autre chose dans le style. So here we are pour cette première année de folie.

Août : Montréal pour 10 jours. (Coucou Longueuil, coucou Laval)

Septembre : Amsterdam pour un week-end avec/chez mon épouse du lycée. Voyage très confortable en ouibus toute seule. Je suis arrivée un peu tôt dans l'après-midi alors j'ai pu faire mes premiers pas seule dans Amsterdam avant que mon hôte ne sorte du travail. Fait à noter, elle m'a retrouvée dans le Primark le plus grand que j'ai jamais vu. *_*
Et sinon les berges le long de l'IJ ?

Octobre : Angers. Ma soeur a vécu dans cette ville pendant 3 ans il me semble donc c'est une ville donc j'ai beaucoup entendu parler. Mais j'y étais déjà allée il y a quelques années pour rendre une petite visite à une amie. C'est toujours la même petite ville, mais le centre-ville est mignon. Angers est une de ces villes dans lesquelles il faut se perdre à pieds. Ah et j'ai rendu visite à ma cousine et ses colocs.

Novembre : Nantes. Pour célébrer la 70e année de ma maman de France comme j'aime dire :) .

Décembre : Les Sea Girls en solo et ensuite Les coquettes en duo avec Baby.

Janvier : Nantes. + Fabrice Eboue

Février : DOUALAAAAA. Et Yaoundé. Do I nead to explain anything ? 3 long weeks :)

Mars : DOUALA. Parce que.

Avril : La foire de Paris le jour de l'ouverture. J'en ai pris pleins les yeux. Ma carte bancaire également.

Mai : Londres pour 2 belles petites journées. Nantes le long week-end de pentecôte.

Juin : Mâcon, la Bourgogne. Parce que j'ai encore de jolis restes "relationnels" du lycée. Et quand en plus il y a un bébé , c'est le comble. Barbecue, baignade au lac, périple en TER, histoire des monarchies, rolala ! Heureusement, j'y retourne bientôt pour un heureux événement.

Juillet : Afropunk Festival sur les 2 jours.


J'espère que ça donnera des idées à certains. Soyez fous, faites des trucs sur un coup de tête, faites-le seul, à plusieurs, mais en tout cas remplissez votre vie de souvenirs. Votre futur vous vous en sera reconnaissant.

HD.

27.10.18

Des trucs dans la tête

Comme disait la meilleure blogueuse d'humeurs camerounaise May-Si cette semaine, la mélancolie est une grande source d'inspiration. Et quand tout va parfaitement bien, eh bien on a tendance à le crier un peu moins fort. La preuve mon article du jour qui je vous préviens, ne sera pas très joyeux.

En une semaine donc j'ai appris que deux personnes à qui je tiens énormément ont des trucs dans la tête. Je dis trucs parce que je ne suis pas une spécialiste de la santé, même si je l'aurais souhaité. Les deux vont suivre des traitements. Pour une des deux il s'agit de cellules cancéreuses et dans les deux cas, mon coeur a fait les montagnes russes.

Le jour où je dirai "la vie est injuste", remettez-moi à ma place. Je hais cette affirmation parce que c'est faux. La vie est ce qu'elle est et s'il y avait un juge des vies ça se saurait. Et puis ce sont ceux qui sont bel et bien en vie qui disent que la vie est injuste : quelle ironie ! N'empêche, mon coeur a quand même dû s'y faire. Et perdre des personnes n'a pas été la chose qui me faisait le plus peur.

Non comme beaucoup de personnes je suis égoïste et je me suis demandée ce que j'avais bien pu avoir comme valeur ajoutée dans leurs vies. Et en écrivant ça je me rappelle ces mots de l'une "tu es un rayon de soleil", et de l'autre "Tu me manques Debora." Et de manière égoïste je me sens juste extrêmement heureuse de les connaître, de les avoir à une place si spéciale dans mon coeur, et réciproquement je pense.

Des trucs dans la tête n'y changeront rien.

Je ne suis pas la maîtresse du temps. Comment pourrais-je songer à changer la distribution des cartes ? Le jeu était là avant moi et sera là après moi. Ce sont les règles, que je le veuille ou non. Mais c'est une épreuve. Et tout ce qui me semblait être des choix assumés, des principes solides ne valent plus grand chose. Je suis contre l'idée toute faite selon laquelle on est toujours plus heureux à deux, car c'est comme dire aux personnes seules "tu peux être bien, mais tu n'es pas au max". Et pourtant, j'ai pensé à toutes les fois où je m'imaginais lui présenter quelqu'un, et toutes ces fois sont restées virtuelles, utopiques.

Des trucs dans la tête et me voilà, de retour sur le blog. Moi ? Je vais toujours aussi bien. Et pourtant je m'inquiète. Et pourtant j'appréhende. Et si je venais à perdre pied ? Et si le maître du temps ne me laissait pas présenter ma future hypothétique moitié ? Et si le maître du temps venait frapper là où, là où je m'y attendais le moins , là où c'était sans risque ? Et si je passais à côté du vrai message qu'il essayait de m'apporter ?

Je ne sais pas. Pour l'instant. Parce que le temps répond toujours à toutes les questions. Il n'y aura pas toujours des trucs dans la tête.

Il y aura toujours la vie, l'espoir, et simplement, l'amour.

Et puis, en 2019 je serai doublement (au moins) tata.
La vida y el amor, siempre !

Hopefully yours,
Deb




28.5.18

Cameroonian Pride #1

Nouvelle rubrique sur le blog, en attendant de reouvrir mon espace dédié au mboa. Chaque semaine ici je présenterai mes moments de fierté et les événements à venir de la semaine d'après. Ça sera tous les dimanche, sur le blog le plus hopeful de la blogo 237 :).

There's a link between these moments of pride. A link which gathers billions of people, a link which is timeless and as you may have guessed, yes I'm talking about music.

So there were two shows in Paris this week, on the same day, May 22nd. Around 100 people for the first and around 20000 people for the second. And in fact, I lied to you. No I'm not saying that the Secteur Ä show was anything less than VIBRANT. No I'm not saying that Armand Biyag isn't incredibly gifted.

But the link is Love. Respect. Faith. SUPPORT.

On one hand you have talented cameroonian designer Gaelle Tabeko (creator of Maison Nouss) who dressed our very own Pit Baccardi and Neg Marrons.

Une publication partagée par Maison Nouss (@maisonnouss) le




On the other hand, you have our dear Roger from X-maleya band and Mister Etienne Mbappe who showed up for Armand's show with others at La cite des Arts.

(c) Page Facebook Armand Biyag


SUPPORT. 

I love seeing Cameroonian empower each other. It's widely known that we aren't as mutually supportive as our West African neighbors so maybe we are doing right now. Maybe we are going to make this country and its people Great, one day. That's my dream.


Events/ Événements :

- Charité bien ordonnée commençant par soi-même, faites un tour à Bonanjo (Douala) à l'exposition de mon grand frère qui se termine le 31 mai.


- La Douala Art Fair festival se tiendra du 2 au 3 juin à Canal Olympia (Douala). La première édition de cette foire d'art contemporain et de design semble prometteuse. J'attends vivement les retours des blogueurs qui feront le déplacement.



Enfin, pour ceux qui sont sur Twitter pourquoi ne pas retweeter ceci ? Aidons une jeune artiste à réaliser son rêve, nous, ça ne nous enlèvera rien.



Et pour ceux qui comme moi veulent écouter avant de pousser, je vous laisse avec le cover de Toki.



Trop long ? Trop chargé ? Peut-être. C'est sorti comme c'est sorti et c'est ma façon à moi de pousser le 237.

Hopefully yours,
Deb

26.5.18

Monsieur je-sais-tout sur grand écran

Tous les mecredis (sauf aujourd'hui), je publierai quelques mots sur les films que j'aurais vus. Détentrice d'une carte illimitée, il y a de quoi faire de ce côté là...

Ce soir je suis allée au cinéma. J'avais 4 choix, j'ai choisi le film qui me laissait le temps de manger avant la séance et en plus il parlait d'un adolescent autiste.

*no spoiler*

J'ai donc vu Monsieur je-sais-tout avec Arnaud Ducret. Ce dernier dans un film sérieux est très crédible. En fait l'acteur est particulièrement connu pour son rôle de Gaby dans Parents mode d'emploi. L'histoire est celle de Vincent, ancien footballeur blessé qui découvre l'existence de son neveu, Léo, autiste Asperger.



Le film est globalement très bien fait. Suis-je objective, puisque ayant un grand frère autiste ? Je l'espère.

Léo est drôle et a un millier de stéréotypes ( des "tocs" ), classique. Mais l'enfant a grandi avec l'immense amour de ses grands-parents et de la famille espagnole, intendante de la demeure familiale. D'ailleurs l'adorable intendante ne manquera pas de rappeler à notre footballeur Vincent le sens du devoir et des priorités.

Entre les entraînements de l'équipe de jeunes du coach, les paysages de cette belle côte Atlantique Française, la crédibilité de Vincent/Arnaud Ducret et la tendresse de Léo, ce film est clairement un must see.

Je n'en dis pas plus car j'espère que vous verrez le film et reviendrez me dire en commentaire ce que vous en avez pensé.

Hopefully yours,

Deb

13.5.18

On sait que tu aimes Lundi

C'est à peu près ce que Kay m'a dit il y a deux semaines. Fin de brunch et d'une belle journée, personne n'avait hâte d'être à lundi... Sauf moi apparemment.

Est-ce que c'est faire sa première de la classe ? Non il n' y a pas d'instituteurs pour distribuer les bonnes notes. Est-ce s'ennuyer en week-end ? Loin de là. Je dirais même que les week-ends ont tendance à me donner plus de boulot que les autres jours. Est-ce simplement aimer ce qu'on fait ? Oui.

J'ai toujours aimé les chiffres. J'ai toujours aimé travailler avec les chiffres même quand ce n'était clairement pas réciproque. Je suis fan de sudoku, j'ai passé un baccalauréat scientifique, option maths (coeff 9 donc) en trouvant le moyen d'avoir 7 en maths à l'examen. Ce n'était pas réciproque je vous dis. Mais j'aime aussi l'exactitude des chiffres. Ou c'est ça ou ce n'est pas ça comme on dit chez moi.

Du coup lors de mes premiers pas en comptabilité chez ma mère j'ai appris la rigueur de la saisie et le casse-tête que c'est quand le rapprochement bancaire nous apprend qu'il y a 10 FCFA de caché quelque part. Ou c'est ça ou ce n'est pas ça.

Alors dans mon poste actuel je cherche, j'analyse, je décortique, je corrige bref je contrôle des chiffres. Et j'aime ça. Alors forcément la pression, les deadlines pourraient faire effet. Mais mon amour pour les chiffres sera toujours plus fort. Du coup quand la clôture des comptes mensuelle est terminée, je râle en attendant la prochaine clôture pour recommencer, en râlant que j'en ai marre, que les gens ne comprennent rien et qu'à 18h je pars. Voilà mon cinéma mensuel, parce que ce n'est pas facile, mais que j'aime mon poste et que j'ai hâte d'être à lundi.

J'aurais pu ressortir la fameuse citation de Confucius "Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.", mais puisque je suis de retour, autant raconter ma vie, c'est le but.

HD

6.5.18

Rentrer à la maison #Londres

Pour ce troisième et dernier récit de mon escapade londonienne, pas de péripéties. Le sale temps, les courses et plus tard le rhume auront eu raison de moi.

La meilleure partie de la deuxième journée était mon petit déjeuner. J'avais initialement prévu de me faire plaisir dans un restaurant près de St Pauls. Mais je n'arrivais pas à trouver de formules buffet, et à la carte les prix grimpaient vite. Je suis restée à l'auberge pour le petit déjeuner et franchement, je ne regrette pas !


Pluie faisant, mes ambitions du jour ont été largement revues à la baisse donc ma seule "balade" extérieure aura été dans le quartier d'affaires, pas loin de l'auberge.

Bank

Après ce tour du côté de Bank en passant par Mansion House (la maison du maire de Londres), je suis allée à Knightsbridge découvrir Harrods et Harvey Nichols.


Harrods, details...

Details again

J'ai acheté les livres dont je parlais dans la première partie, un fond de teint Nars (moins cher à Londres) et quelques souvenirs.

Meg & Hazza are every f* where


A St Pancras International j'ai enfilé soupe et thé, histoire de me tenir au chaud et de faire passer les médicaments. La pluie du matin avait eu raison de ma personne déjà très frileuse.

Knightsbridge


Alors, c'est sûr je reviendrai. Je dois faire Hyde Park, St James Park, Notting Hill (il faisait moche le deuxième jour je vous dis). Je dois même voir le palais de la reine tout de même, celui-là que j'ai snobé  cette fois-ci car trop touristique. Mais dans l'Eurostar, je me suis rendue compte que j'aimais mon chez moi. Je me suis rendue compte que ce qui était bien avec les bonnes choses c'est de savoir y mettre un terme. Alors les billets A/R sont un bon plan.



Mais qu'adviendra-t-il lorsque je devrai faire cet aller sans retour ? Ce n'est pas les gens ou les murs qui font "chez soi". Chez moi c'est là où il y a mes mugs. Chez moi c'est là où je peux me balader avec mon enceinte bluetooth. Chez moi c'est là où je prépare mes futurs menus et mes futures folies.



Finalement chez moi, ça peut être un peu où je veux... Mais Dieu... Que de belles villes ai-je vues jusque là... Bamenda, Foumban, Nantes, Lisbonne, Amsterdam, Londres, Paris, Douala... And more to come.

HD

Merci d'avoir lu ces trois articles sur mon escapade londonienne. It was nice to tell you about this.

5.5.18

Et si j'étais faite pour rêver éveillée ? #Londres

Comme son nom ne l'indique pas cet article est la suite d'un post précédent que je vous invite à consulter ici.

C'était ma folie, mon voyage, mon coup de tête, alors j'aurais ma nuit d'hôtel, me disais-je... Avant de déchanter sec face aux prix affichés par Booking. Dormir à Londres était cher. Après différentes recherches j'ai dû me rendre à l'évidence. Je n'allais pas payer 100€ une chambre moyenne où j'allais juste dormir. J'allais donc choisir les douches communes des auberges de jeunesse .




Entrée de l'auberge


Nouvelle recherche pour trouver les meilleures auberges et tout pointait du doigt La chaîne YHA et son établissement de St Paul's. D'ailleurs c'était à 20 minutes à pied du théâtre alors go for it.

Chambre de 5 lits à étage (10 couchettes donc), lieux propres, personnel chaleureux, franchement on a vu pire. J'ai tout de suite adhéré. Petit hic je n'avais pas de cadenas pour le casier assigné à mon lit. Heureusement l'auberge vend de tout et j'ai pu tout mettre sous cadenas avant de prendre un des fameux bus rouge. Je n'étais pas en avance donc marcher n'était pas une option, mais j'aurais pu, vu l'embouteillage.



Le Lyceum Theatre accueille The Lion King depuis 1999. Le spectacle est le plus populaire de West End (la scène londonienne) et hier encore la salle était pleine. Installée en C22, je recommanderais peut-être aux intéressés de viser la rangée D ou E pour être un peu moins près mais c'était excellent.

Je chantais tout par coeur et les ajouts contemporains au film d'animation m'ont fait me tordre de rire. J'ai rêvé grand. Disney est sûrement, inconsciemment ma marque préférée au monde et Le Roi Lion mon film d'animation préféré. Il y a quelque chose chez cette Rafiki (dans le musical Rafiki est une femme) qui me faisait trop penser à Soweto Gospel Choir. Il y a quelque chose dans ces costumes qui me faisait trop penser à l'Ouest du continent mère et à sa partie australe.

La fan et africaine que je suis se sentait comme un poisson dans l'eau. Les acteurs déambulaient des alcôves, de derrière, woow, quel show !

Demander à des ados de me prendre une photo : checked !


Rêver éveillée parce que le rêve peut-être notre réalité. Rêver éveillée parce que partager la nuit avec 8 inconnues c'est quelque part voyager sans bouger. Rêver éveillée parce que sinon, les réveils d'après beaux rêves laisseraient une certaine amertume.

Et vous êtes-vous prêts à vivre vos rêves?

Je reviens dans le prochain post.

4.5.18

Et si j'étais faite pour bouger ? #Londres

Londres. 11h23.




J'ai déjà fait un stop chez WHSmith pour baver devant les couvertures de mes prochaines captures littéraires et acheter des cartes postales.

Did you notice ?

Royal family everywhere


J'ai retiré des sous, je ne comprends rien aux taux. Et là je suis dans le tube, Northern line direction Chalk farm pour Primrose hill.


Afro banana


Et je suis déjà amoureuse de cet autre lieu. Contrairement à Amsterdam ici il n'y a pas de barrière de la langue. Je ne suis pas partie que j'ai déjà envie de revenir. Je traîne les pieds et prends mon temps. Je ne ferai sûrement pas tout ce que j'ai prévu et peu importe. This is my 2-days break.



Partir seule à l'aventure en fait j'aime vraiment ça. Peut-être même plus que ma vie tranquille de contrôleur financier et cuisinière compulsive. Mais je sais que j'aimerais vivre là où il y a des gens que j'aime. Ou alors c'est moi qui ai besoin de me sentir aimée d'eux ? Trop de questions et le soleil de ce joli coin m'éclaire. Je reviendrai terminer ces mots. Ou pas.



Je suis revenue. Parce que Primrose hill vaut la peine que je vous dise quelques mots. Vous voulez faire du fractionné en pente ? Vous voulez un endroit calme et pas si bondé que l'hyper-centre pour pic-niquer et lire le tout avec une jolie vue ? C'est LE détour à faire avant d'aller à Camden Markets.




J'avais parlé ici du livre, et le voilà sur grand écran !!! *_*


De la fripe. Du vintage. De la déco pop/rock. Des tatoueurs. Des stands et des stands de bouf. Des couleurs. Oui le dernier mot, couleurs décrit le mieux ce quartier pas comme les autres.

Pressed orange juice


J'ai ensuite filé vers Trafalgar Square avant d'aller vers Picadilly. Les musées ne m'intéressait pas mais c'est sûr j'allais faire un détour non prévu par la National Portrait Gallery. En sortant de là, je n'avais toujours pas mangé mais avant stop à Fortnum and Mason pour acheter thés et biscuits. Que serait-ce un voyage à Londres pour une addict de thé si elle ne remplissait pas son stock ?




Do you know this famous writer ?

Alors les célibataires les plus convoités...




Direction Chinatown à Soho donc où Viet Food était bien noté et à 200 mètres de moi. C'était excellent et ce cocktail sans alcool me donne encore plus envie de me lancer en mixologie.



Il me fallait ensuite trouver mon auberge, me changer et aller voir The Lion King, la raison même de ma visite. Londres avait bien pris soin de moi jusque là (un peu moins bien de mon portefeuille).

To be continued...

HD

21.4.18

They know better

Elders know better

Troisième gâteau au caramel du mois. Le caramel a enfin été parfait.





 La pâte était presque parfaite. Mais j'ai changé de moule, nouveau paramètre à appréhender pour les prochaines cuissons. Jusqu'ici ce petit gâteau* a rencontré du succès mais je sais qu'il peut encore être meilleur. Parce qu'à chaque tentative j'ai fait de nouvelles erreurs et découvert de nouvelles choses. Je pourrai demain les doigts dans le nez repérer les erreurs que d'autres feront en cuisine et leur donner des astuces.



La vie, c'est exactement ça.

Les personnes qui ont le plus souvent fait la recette savent forcément mieux. Toutes ces personnes qui nous ont lâché des remarques, aînés, parents, voisins, collègues, connaissances ne font par leurs "sabitou**".

Les aînés n'ont pas toujours raison. Le fait qu'ils aient plus d'années ne veut pas dire qu'ils sont plus intelligents. Ça veut dire qu'ils sont tombés beaucoup plus de fois que nous. Ça veut dire qu'ils ont commis beaucoup plus d'erreurs que nous. Ça veut dire qu'ils ont plus de cicatrices que nous et qu'ils ont leurs idées sur comment en avoir moins.

Est-ce pour autant qu'on ne doit pas commettre d'erreurs ? Quelque part on apprend mieux en se trompant. On a aussi besoin d'espace pour chuter au lieu de voir des murs de protection être dressés par ceux qui sont passés par là.
.
Dans tous les cas une fois qu'on a compris tout ça on regarde les aînés presque avec un regard de compassion.

Partagez cette article avec vos aînés, comme pour dire "Merci de me donner ton temps". Ma grande soeur et ma mère sont mes premières sources de tout. Elles ne le savent malheureusement toujours pas mais on ne va pas refaire le monde. Les aînés sont souvent têtus.

Hopefully yours,
Deb

*Lien pour acheter le livre : Gâteaux époustouflants, Mango
** sait-tout

15.4.18

Touchdown ou le bouillon

Je suis finalement cette personne. Dimanche, sourire intérieur, on est devenu la personne qu'on espérait être. Je n'ai jamais compris pourquoi d'après certains, prendre soin de soi, avoir un travail, être sportive, prendre le temps de cuisiner de bons plats, tout en un semblait être un mystère que seules les mères résolvaient. Je ne comprenais pas comment avoir une vie remplie pouvait être un challenge, au lieu d'être "la normalité". And here I am.

Le running est de retour, le linge sèche, et j'aime beaucoup beaucoup mon premier bouillon de boeuf. Touchdown. I am that woman. I am that happy woman. Malheureusement, j'ai toujours les mêmes craintes et les mêmes démons qui finalement tiennent dans cette unique expression : "le regard de l'autre". On ne se refait pas, on passe simplement au chapitre d'après. Comme dans les jeux vidéo. On choisit un personnage qui n'est pas parfait, qui est plus rapide que puissant par exemple. Alors jamais il ne deviendra le plus puissant du jeu. Mais d'un niveau à l'autre, on devra toujours tout miser sur son atout, la rapidité.

Quel serait mon atout ? Mon positivisme bien sûr. Un deuxième atout ? Mes écrits. Un troisième atout ? Allez soyons fous : ma folie et ma créativité. 

Mais pardonnez-moi ces manières et permettez-moi de me (re)présenter. Je me prénomme Debora (sans H, et sans accent aigü tant qu'on y est). J'ai 24 années et demi et ceci est mon humble blog. Il n'est pas foufou, et n'a pas vocation à devenir une référence cependant... Mes textes vous feront sourire, cogiter ou voir les choses du bon côté. Because I can't help it, I'm hopeful Deb. And I'm back :) .

DB