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19.4.24

Dieu c'est comment ?

 Dieu c'est comment ? 

J'ai eu envie de discuter avec lui, de lui dire comment ça allait récemment ici en bas, dans ma tête et dans mon coeur.

Et vraiment la température est bonne, très bonne même. J'écoute les Hillsong de 2006 et j'ai vraiment l'impression, à cet instant précis que le paradis est sur terre.

D'ailleurs si je mourrais à n'importe quel moment là, j'espère que mes proches sauront que Dieu a fait grâce, qu'il m'a beaucoup aimé, que j'ai aimé cette vie, que je l'ai aimé lui et que tout est bien.

Au travail, je sors de ma zone de confort, beaucoup ! Et j'ai réalisé ce matin que ce n'est peut-être qu'à 30 ans que je comprenais ce que veut dire travail, parce que j'ai toujours fait des choses que je comprenais, que j'aimais. Aujourd'hui où mon manger et le manger d'une vingtaine de familles dépend de mon inconfort et de ma capacité à aller vers l'autre, j'apprécie encore plus les heures de travail, la paie, car je sais ce que j'ai entrepris et l'objectif noble que j'avais en tête. 

A la maison, j'ai lâché prise ET je fais preuve de plus d'intentionnalité : la vie en communauté repose sur le soi et sur l'autre. Je pourrais d'ailleurs remplacer vie en communauté par vie en famille ou par mariage.

Mon coeur est plein. Plein.

Ma tête est peut-être reconnaissante que j'ai couché tout ça sur un papier alors...

Leggoooo ! 


Welcome back, Hopeful ! 

I missed you. So much.

5.1.22

Nécessité d'écrire

Besoin d'écrire me semblait léger. Obligation d'écrire me semble fort. Alors ce sera "nécessité d'écrire". Je pourrais aussi dire "Nécessité de lire", parce qu'on n'invente rien, je n'invente rien. 
Je m'inspire des mots et des maux des autres et j'en fais ma réalité. 

Nous sommes tellement similaires mais tellement différents alors j'écris.
J'écris parce que je ne suis ni là, ni là. 
Ni au fond ni au top, en relisant j'y verrai peut-être clair. 

Mais j'ai sûrement dû l'écrire sur ce blog à maintes reprises : j'ai la maladie de ceux qui n'ont pas vraiment de problèmes
J'ai la maladie de ceux qui n'ont pas raison de se plaindre, et de ceux qui n'en auraient pas le droit.
Pire, avec le temps, mes bénédictions se sont multipliées, alors pourquoi cette urgence de la feuille blanche. 

Parce qu'écrire c'est moi. 
La meilleure façon de se (re)trouver quand on semble être perdu est de se rappeler de qui on est.
Je suis, j'aime, je compte, je réfléchis, je donne : ça je ne l'ai pas oublié.
Mais j'ai oublié quelque chose de fondamental : j'écris.

Et en vrai c'était ça ma chance !
La chance n'était pas d'être bénie, car au final nous sommes tous l'accomplissement d'un être suprême et/ou d'une famille.
La chance d'aller bien, d'être hopeful, était de pouvoir tout coucher sur le papier, disséquer et refermer le corps.
La chance c'était d'avoir un médécin pas trop bête, un peu curieux, maniant pas trop mal les mots.
Il faut croire qu'après de longues années (ne vous fiez pas aux incursions ci et là), j'ai de nouveau poussé la porte du cabinet. 

J'ai envie de copier sur Devon Franklin en vous souhaitant son Happy True Year. 
Comme moi ça peut être revenir à un ancien amour (Old), ou embrasser autre chose (New). 
Dans tous les cas, ce doit être authentique, et vous (True).

Et je souris en me disant que comme mes frères et soeurs dans les faits divers, si la faucheuse frappait disons ce soir, ce serait vraiment cool de m'être rapprochée de la moi la plus vraie. 
Je l'avais perdue en France, alors forcément elle n'était pas rentrée au Cameroun avec moi. Un an plus tard, ça va être chouette tout ça !

Alors à vous comme à moi, une fois de plus, Happy TRUE Year

Rendez-vous très vite, car si vous l'avez bien compris, c'est une nécessité ! 

Hopefully Yours,

Deb <3



22.5.21

Pleurons et marchons

Je viens de me rappeler pourquoi est-ce qu'il y a eu Plume Bleue, ou Hopeful Deb.

J'écrivais à cause du trop plein. J'écrivais parce que ça ne pouvait rester ni dans ma tête, ni dans mon cœur. Je m'en suis rappelée en terminant la lecture du témoignage de Tonton Alexandre Francis Sanzouango à sa sœur. Le monologue est drôle et profond. Le monologue est triste et plein d'espoir. L'auteur a fait un sans faute.

Alors je reviens humblement sur mon blog parce que récemment, ma tranquillité a pris un coup. Coup à cause de fiançailles qui vous sortent brutalement du "je"? Ça c'était avant. Coup parce que rien ici ne va dans le sens attendu et que le Cameroun est juste une salle d'attente de cabinet de psy ? Non pas ici.

Ma tranquillité a pris un coup parce que la tranquillité de mes proches a pris un coup en leur arrachant ce qu'ils avaient de plus cher. Devrais-je parler du coup de l'injustice ou du coup de l'incompréhension ? Peut-être est-ce le coup de l'inachevé, ou peut-être le goût de l'inachevé...

C'est certainement ça, l'amertume. On a beau être croyant, avoir foi au ciel et en demain. Pourtant on ne peut imaginer histoire plus tragique ou leçons supposement positives. Non j'ai pris ma position : la vie est injuste, elle a une horloge qui crible le cœur des uns et des autres de balles, et puis elle est insolente la vie.

Qu'est-ce qui reste ? Pleurer beaucoup... Si... Pas sur le coup non... Mais toute la vie oui. Parole d'orpheline : ça ne prend pas plus de sens avec le temps. Ça prendra souvent par lâcheté au milieu d'un fou rire... Ça prendra beaucoup dans les moments importants. Ça prendra un peu au réveil d'une nuit tumultueuse.

Enfin ? Pour finir ce monologue je me sens obligée d'emprunter à une tata si durement affectée dans sa chair coup sur coup depuis plusieurs mois déjà. À la question "Tata comment tu fais ?" elle a répondu : "Comment je fais ? Quand le Seigneur te dit lève-toi et marche, tu te mets debout... Et tu marches."

Marchons donc.

Hopefully yours,
Deb

10.9.20

Parce qu'on vient de loin

 On passe le temps, à faire des plans pour le lendemain

Pendant que le beau temps, passe et nous laisse vide et incertain...

Corneille brought me here.

Alors avant de continuer je vous recommande d'avoir aux oreilles la version live de "parce qu'on vient de loin"...

Il y a longtemps que je me suis étendue ici et aujourd'hui on va faire comme à l'ancienne. On va parler. Ou du moins Hopeful Deb (HD donc) va monologuer...

26.2.20

Quelle poussière ici

Mais voyons !

Vous ne pensiez tout de même pas sérieusement que j'avais déposé la plume ?
Non chers lecteurs... Vous me connaissez et savez que je me tairai dans l'au-delà (quoique...).

Alors je vais répondre à quelques questions (si si vous les avez posées) pour nous remettre les idées en place. Ok ?

23.3.19

Très bien chef !

Très chanceuse.
Trop bénie.
Enormément vidée.

Je viens de réaliser un truc. Très stupide oui mais c'est là, 23 mars, 21h14 que je m'en rends compte. Quand les gens partent ils laissent juste un grand vide. En fait c'est comme s'ils avaient toujours été dans une espèce d'appartement très joli, et qu'à leur départ, l'appartement, toujours aussi joli, demeurait vide, sans que personne d'autre ne puisse y habiter.

La personne qui m'a donné mon premier poste en tant que jeune diplômée il y a 2 ans va quitter le service pour autre chose, d'encore mieux. Alors je ne sais pas si c'est juste un mauvais timing, une accumulation, mais j'ai réalisé que ça faisait un autre pilier qui partait. Pour le mieux, pour lui. Mais après avoir ri et appris (énormément) avec une personne, se rendre compte qu'on n'aura plus l'occasion de le faire, ça pique, fort.

On n'est pas supposés tisser des liens (si si quelqu'un a dit ça) sur le lieu de travail mais le Ciel sait combien de relations aujourd'hui nés là-bas comptent pour moi. Alors le jour de son départ sera dur. Parce que j'avais oublié qu'il n y avait pas que les événements tristes qui pouvaient éloigner les gens.

J'ai toujours aimé mon poste et les personnes que je trouvais au travail. Du coup, ça allait toujours très bien.
Aujourd'hui aussi ça va très bien.
Mais peut-être n'avais-je pas réalisé que si ça va très bien, c'est aussi grâce à ces toutes personnes, qui sont parties, qui partent, qui sont là...

Ambiance pourrie pour un samedi soir mais ça ne prévient pas quand ça vient.

Et le départ d'un manager top, bah je découvre que ça peut soulever d'autres choses...

What a life !

HD

29.1.19

Ma mère a tout fait pour moi

Quelque part en 2018...


Ceci est le deuxième article du genre. Je viens de remettre mon horloge-réveil à l'heure. Je me rappelle d'ailleurs que mon réveil sonne toujours à l'heure pile, en effet je sais mettre l'aiguille jaune de l'alarme pile au bon endroit. Des années de réveil à 5h30 au primaire, grâce au réveil acheté par maman m'ont formée.

Ma mère a tout fait pour moi.

Ce n'est pas un mea culpa puisqu'elle attend des excuses que je n'adresserai pas. Ce n'est pas un "déculpabilisant" puisque le ciel gris n'a jamais remis en cause la présence du soleil quelque part derrière ces nuages. Non c'est un fait. Je me réveillais soit grâce à ce réveil soit à cause de mes pieds qu'elle tirait quand je n'avais pas entendu ou avais oublié le réveil. Sa voix rauque à volume 5/100 du matin m'a également faite sursauter à plusieurs reprises.

Ma mère a tout fait pour moi.

Elle ne lisait pas les histoires, ne remuait pas la marmite au coin du feu, ne me disait pas que j'étais la plus intelligente et allait réussir comme dans certaines fictions littéraires. Mais à 14h pile elle me réveillait de ma sieste sur clic-clac dans son bureau pour que j'aille rincer mon visage avant de retourner au collège. Pour quelqu'un qui m'a souvent fait arriver en retard à mes jours de rentrée on peut dire que son sens des priorités était clairement ailleurs, pas sur le premier jour de l'année.

Ma mère a tout fait pour moi.

Mes exercices dans le BLED. Mes professeurs particuliers. Mes cours de piano. Mes repas rapportés tout chauds de la maison à midi. La voiture pour me prendre et me raccompagner matin et soir en son absence. La télécommande de son décodeur CanalSat. Les DVDs. Le Noël au Hilton. Les Week-ends à Kribi. Les Week-ends au village et la crainte de Dieu. Le prénom de sa propre mère.

Ma mère a tout fait pour moi.

Je ne serai jamais d'accord avec tout. Mais je ne saurais être ingrate dans mon coeur. Je ne saurais oublier qui a toujours tout fait pour moi.

J'ai simplement arrêté d'être la fille de ma mère pour être moi... Naïve, pas comme elle. La tête en l'air, pas comme elle. Rêveuse, pas comme elle. J'ai simplement choisi d'être quelqu'un qui allait m'éloigner de celle qui a tout fait pour moi. Mais quitte à vivre avec moi-même, autant être d'accord et en paix avec moi-même. Et aujourd'hui je le suis.

Mais toujours je me permettrai de bomber le torse parce que quelqu'un, ma mère a toujours tout fait. Pour moi.

18.11.18

Hopeful Deb est morte

Je vais commencer par la conclusion de ce texte au titre putacliquique puisque non, obviously, je ne suis pas morte.

Mais pour ce qui me semble être la première fois depuis bientôt 3 ans, la part hopeful qui me compose m'a complètement quittée. Évanouie, envolée au loin elle a été. Je savais bien que le jour d'après et celui d'après n'allaient pas être des jours joyeux. Je m'endormais en sachant ce qui m'attendrait le matin et me réveillait ne sachant plus quel horizon temporel guetter pour espérer être sauvée. C'était, c'est déplaisant. C'est triste, c'est très monotone et finalement c'est épuisant. J'ai réussi, autre première, à en avoir marre de ma playlist "God".

Alors non je ne me suis pas fait peur, mais j'ai été inquiète pour moi. La fatigue physique, la fatigue émotionnelle/mentale ont frappé de plein fouet au même moment, alors que j'étais personnellement et professionnellement attendue. Je ne sais pas comment mais j'ai survécu à ces 7 horribles derniers jours. Perdre quelqu'un et lui dire adieu. Apprendre qu'on est en train d'en perdre une autre. Et malgré tout devoir tenir droit parce qu'on doit organiser une heureuse surprise...

J'ai beaucoup été en pilotage automatique et auprès de mes proches je me suis énormément plainte de ci et de ça. Hopeful Deb n'était plus là pour me faire retrouver la raison.

Maintenant je sais que comme ça, lentement mais sûrement, je peux m'éteindre. Je sais que je peux devenir celles que j'ai en horreur: broyeuse du noir.

Alors pendant les prochains jours je vais essayer de ne voir personne... Je vais essayer de tout faire pour moi. Je vais essayer de guérir Hopeful Deb qui n'est plus que l'ombre d'elle-même.

Deb.

PS : Ne soyez pas inquièts. Même si HD n'est pas bien, Debora tout court va aussi bien qu'elle peut et c'est elle (bref moi) qui travaille à la guérison de cette part d'elle. C'est bon ? Capiche ?

4.11.18

Bientôt le quart de siècle

Bientôt le quart de siècle et je suis on ne peut plus dans le déni. Je n'ai pas hâte de passer de l'autre côté. Heureusement l'âge c'est juste un chiffre et la "maturité" n'apparaîtra pas du jour au lendemain.

Donc normalement, si je vis jusque là, certaines choses ne changeront pas :
 - Je passerai toujours des week-ends entiers sans sortir de chez moi et sans ranger.
 - Je passerai toujours mes matins à frôler le retard car dansant sur le dernier titre du moment.
 - Je passerai toujours mes journées à exprimer bruyamment tout ce qui me passera par la tête au travail.

Et puis ,

- J'aurai toujours le droit d'être fan de Disney, de Disney Channel et de shojos.
- J'aurai toujours le droit de dépenser sur autrui ce que je ne dépense pas sur moi.
- J'aurai toujours le droit d'avoir un truc positif à dire sur le physique des gars que je croiserai.

Parce que 25, 24, 26, ce ne sont que des chiffres. Et les chiffres on voit bien que ça ne veut plus rien dire, que ça n'empêche rien, même si inconsciemment on veut toujours faire rentrer les gens dans des cases en fonction de leur âge.

Alors non pas de changement prévu de mon côté. Je me demande simplement s'il n'y a pas erreur parce que les 25 années, je ne les ai pas senties passer. La différence avec la moi d'il y a 3 ans ? Le lâcher prise et la sérénité. D'ailleurs je me trouve plus de points communs avec celle de 18 ans que celle de 22 ans mais qu'importe...

C'est juste un chiffre.

Quel quart de siècle ! ♥

27.10.18

Des trucs dans la tête

Comme disait la meilleure blogueuse d'humeurs camerounaise May-Si cette semaine, la mélancolie est une grande source d'inspiration. Et quand tout va parfaitement bien, eh bien on a tendance à le crier un peu moins fort. La preuve mon article du jour qui je vous préviens, ne sera pas très joyeux.

En une semaine donc j'ai appris que deux personnes à qui je tiens énormément ont des trucs dans la tête. Je dis trucs parce que je ne suis pas une spécialiste de la santé, même si je l'aurais souhaité. Les deux vont suivre des traitements. Pour une des deux il s'agit de cellules cancéreuses et dans les deux cas, mon coeur a fait les montagnes russes.

Le jour où je dirai "la vie est injuste", remettez-moi à ma place. Je hais cette affirmation parce que c'est faux. La vie est ce qu'elle est et s'il y avait un juge des vies ça se saurait. Et puis ce sont ceux qui sont bel et bien en vie qui disent que la vie est injuste : quelle ironie ! N'empêche, mon coeur a quand même dû s'y faire. Et perdre des personnes n'a pas été la chose qui me faisait le plus peur.

Non comme beaucoup de personnes je suis égoïste et je me suis demandée ce que j'avais bien pu avoir comme valeur ajoutée dans leurs vies. Et en écrivant ça je me rappelle ces mots de l'une "tu es un rayon de soleil", et de l'autre "Tu me manques Debora." Et de manière égoïste je me sens juste extrêmement heureuse de les connaître, de les avoir à une place si spéciale dans mon coeur, et réciproquement je pense.

Des trucs dans la tête n'y changeront rien.

Je ne suis pas la maîtresse du temps. Comment pourrais-je songer à changer la distribution des cartes ? Le jeu était là avant moi et sera là après moi. Ce sont les règles, que je le veuille ou non. Mais c'est une épreuve. Et tout ce qui me semblait être des choix assumés, des principes solides ne valent plus grand chose. Je suis contre l'idée toute faite selon laquelle on est toujours plus heureux à deux, car c'est comme dire aux personnes seules "tu peux être bien, mais tu n'es pas au max". Et pourtant, j'ai pensé à toutes les fois où je m'imaginais lui présenter quelqu'un, et toutes ces fois sont restées virtuelles, utopiques.

Des trucs dans la tête et me voilà, de retour sur le blog. Moi ? Je vais toujours aussi bien. Et pourtant je m'inquiète. Et pourtant j'appréhende. Et si je venais à perdre pied ? Et si le maître du temps ne me laissait pas présenter ma future hypothétique moitié ? Et si le maître du temps venait frapper là où, là où je m'y attendais le moins , là où c'était sans risque ? Et si je passais à côté du vrai message qu'il essayait de m'apporter ?

Je ne sais pas. Pour l'instant. Parce que le temps répond toujours à toutes les questions. Il n'y aura pas toujours des trucs dans la tête.

Il y aura toujours la vie, l'espoir, et simplement, l'amour.

Et puis, en 2019 je serai doublement (au moins) tata.
La vida y el amor, siempre !

Hopefully yours,
Deb




13.5.18

On sait que tu aimes Lundi

C'est à peu près ce que Kay m'a dit il y a deux semaines. Fin de brunch et d'une belle journée, personne n'avait hâte d'être à lundi... Sauf moi apparemment.

Est-ce que c'est faire sa première de la classe ? Non il n' y a pas d'instituteurs pour distribuer les bonnes notes. Est-ce s'ennuyer en week-end ? Loin de là. Je dirais même que les week-ends ont tendance à me donner plus de boulot que les autres jours. Est-ce simplement aimer ce qu'on fait ? Oui.

J'ai toujours aimé les chiffres. J'ai toujours aimé travailler avec les chiffres même quand ce n'était clairement pas réciproque. Je suis fan de sudoku, j'ai passé un baccalauréat scientifique, option maths (coeff 9 donc) en trouvant le moyen d'avoir 7 en maths à l'examen. Ce n'était pas réciproque je vous dis. Mais j'aime aussi l'exactitude des chiffres. Ou c'est ça ou ce n'est pas ça comme on dit chez moi.

Du coup lors de mes premiers pas en comptabilité chez ma mère j'ai appris la rigueur de la saisie et le casse-tête que c'est quand le rapprochement bancaire nous apprend qu'il y a 10 FCFA de caché quelque part. Ou c'est ça ou ce n'est pas ça.

Alors dans mon poste actuel je cherche, j'analyse, je décortique, je corrige bref je contrôle des chiffres. Et j'aime ça. Alors forcément la pression, les deadlines pourraient faire effet. Mais mon amour pour les chiffres sera toujours plus fort. Du coup quand la clôture des comptes mensuelle est terminée, je râle en attendant la prochaine clôture pour recommencer, en râlant que j'en ai marre, que les gens ne comprennent rien et qu'à 18h je pars. Voilà mon cinéma mensuel, parce que ce n'est pas facile, mais que j'aime mon poste et que j'ai hâte d'être à lundi.

J'aurais pu ressortir la fameuse citation de Confucius "Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.", mais puisque je suis de retour, autant raconter ma vie, c'est le but.

HD

6.5.18

Rentrer à la maison #Londres

Pour ce troisième et dernier récit de mon escapade londonienne, pas de péripéties. Le sale temps, les courses et plus tard le rhume auront eu raison de moi.

La meilleure partie de la deuxième journée était mon petit déjeuner. J'avais initialement prévu de me faire plaisir dans un restaurant près de St Pauls. Mais je n'arrivais pas à trouver de formules buffet, et à la carte les prix grimpaient vite. Je suis restée à l'auberge pour le petit déjeuner et franchement, je ne regrette pas !


Pluie faisant, mes ambitions du jour ont été largement revues à la baisse donc ma seule "balade" extérieure aura été dans le quartier d'affaires, pas loin de l'auberge.

Bank

Après ce tour du côté de Bank en passant par Mansion House (la maison du maire de Londres), je suis allée à Knightsbridge découvrir Harrods et Harvey Nichols.


Harrods, details...

Details again

J'ai acheté les livres dont je parlais dans la première partie, un fond de teint Nars (moins cher à Londres) et quelques souvenirs.

Meg & Hazza are every f* where


A St Pancras International j'ai enfilé soupe et thé, histoire de me tenir au chaud et de faire passer les médicaments. La pluie du matin avait eu raison de ma personne déjà très frileuse.

Knightsbridge


Alors, c'est sûr je reviendrai. Je dois faire Hyde Park, St James Park, Notting Hill (il faisait moche le deuxième jour je vous dis). Je dois même voir le palais de la reine tout de même, celui-là que j'ai snobé  cette fois-ci car trop touristique. Mais dans l'Eurostar, je me suis rendue compte que j'aimais mon chez moi. Je me suis rendue compte que ce qui était bien avec les bonnes choses c'est de savoir y mettre un terme. Alors les billets A/R sont un bon plan.



Mais qu'adviendra-t-il lorsque je devrai faire cet aller sans retour ? Ce n'est pas les gens ou les murs qui font "chez soi". Chez moi c'est là où il y a mes mugs. Chez moi c'est là où je peux me balader avec mon enceinte bluetooth. Chez moi c'est là où je prépare mes futurs menus et mes futures folies.



Finalement chez moi, ça peut être un peu où je veux... Mais Dieu... Que de belles villes ai-je vues jusque là... Bamenda, Foumban, Nantes, Lisbonne, Amsterdam, Londres, Paris, Douala... And more to come.

HD

Merci d'avoir lu ces trois articles sur mon escapade londonienne. It was nice to tell you about this.

5.5.18

Et si j'étais faite pour rêver éveillée ? #Londres

Comme son nom ne l'indique pas cet article est la suite d'un post précédent que je vous invite à consulter ici.

C'était ma folie, mon voyage, mon coup de tête, alors j'aurais ma nuit d'hôtel, me disais-je... Avant de déchanter sec face aux prix affichés par Booking. Dormir à Londres était cher. Après différentes recherches j'ai dû me rendre à l'évidence. Je n'allais pas payer 100€ une chambre moyenne où j'allais juste dormir. J'allais donc choisir les douches communes des auberges de jeunesse .




Entrée de l'auberge


Nouvelle recherche pour trouver les meilleures auberges et tout pointait du doigt La chaîne YHA et son établissement de St Paul's. D'ailleurs c'était à 20 minutes à pied du théâtre alors go for it.

Chambre de 5 lits à étage (10 couchettes donc), lieux propres, personnel chaleureux, franchement on a vu pire. J'ai tout de suite adhéré. Petit hic je n'avais pas de cadenas pour le casier assigné à mon lit. Heureusement l'auberge vend de tout et j'ai pu tout mettre sous cadenas avant de prendre un des fameux bus rouge. Je n'étais pas en avance donc marcher n'était pas une option, mais j'aurais pu, vu l'embouteillage.



Le Lyceum Theatre accueille The Lion King depuis 1999. Le spectacle est le plus populaire de West End (la scène londonienne) et hier encore la salle était pleine. Installée en C22, je recommanderais peut-être aux intéressés de viser la rangée D ou E pour être un peu moins près mais c'était excellent.

Je chantais tout par coeur et les ajouts contemporains au film d'animation m'ont fait me tordre de rire. J'ai rêvé grand. Disney est sûrement, inconsciemment ma marque préférée au monde et Le Roi Lion mon film d'animation préféré. Il y a quelque chose chez cette Rafiki (dans le musical Rafiki est une femme) qui me faisait trop penser à Soweto Gospel Choir. Il y a quelque chose dans ces costumes qui me faisait trop penser à l'Ouest du continent mère et à sa partie australe.

La fan et africaine que je suis se sentait comme un poisson dans l'eau. Les acteurs déambulaient des alcôves, de derrière, woow, quel show !

Demander à des ados de me prendre une photo : checked !


Rêver éveillée parce que le rêve peut-être notre réalité. Rêver éveillée parce que partager la nuit avec 8 inconnues c'est quelque part voyager sans bouger. Rêver éveillée parce que sinon, les réveils d'après beaux rêves laisseraient une certaine amertume.

Et vous êtes-vous prêts à vivre vos rêves?

Je reviens dans le prochain post.

4.5.18

Et si j'étais faite pour bouger ? #Londres

Londres. 11h23.




J'ai déjà fait un stop chez WHSmith pour baver devant les couvertures de mes prochaines captures littéraires et acheter des cartes postales.

Did you notice ?

Royal family everywhere


J'ai retiré des sous, je ne comprends rien aux taux. Et là je suis dans le tube, Northern line direction Chalk farm pour Primrose hill.


Afro banana


Et je suis déjà amoureuse de cet autre lieu. Contrairement à Amsterdam ici il n'y a pas de barrière de la langue. Je ne suis pas partie que j'ai déjà envie de revenir. Je traîne les pieds et prends mon temps. Je ne ferai sûrement pas tout ce que j'ai prévu et peu importe. This is my 2-days break.



Partir seule à l'aventure en fait j'aime vraiment ça. Peut-être même plus que ma vie tranquille de contrôleur financier et cuisinière compulsive. Mais je sais que j'aimerais vivre là où il y a des gens que j'aime. Ou alors c'est moi qui ai besoin de me sentir aimée d'eux ? Trop de questions et le soleil de ce joli coin m'éclaire. Je reviendrai terminer ces mots. Ou pas.



Je suis revenue. Parce que Primrose hill vaut la peine que je vous dise quelques mots. Vous voulez faire du fractionné en pente ? Vous voulez un endroit calme et pas si bondé que l'hyper-centre pour pic-niquer et lire le tout avec une jolie vue ? C'est LE détour à faire avant d'aller à Camden Markets.




J'avais parlé ici du livre, et le voilà sur grand écran !!! *_*


De la fripe. Du vintage. De la déco pop/rock. Des tatoueurs. Des stands et des stands de bouf. Des couleurs. Oui le dernier mot, couleurs décrit le mieux ce quartier pas comme les autres.

Pressed orange juice


J'ai ensuite filé vers Trafalgar Square avant d'aller vers Picadilly. Les musées ne m'intéressait pas mais c'est sûr j'allais faire un détour non prévu par la National Portrait Gallery. En sortant de là, je n'avais toujours pas mangé mais avant stop à Fortnum and Mason pour acheter thés et biscuits. Que serait-ce un voyage à Londres pour une addict de thé si elle ne remplissait pas son stock ?




Do you know this famous writer ?

Alors les célibataires les plus convoités...




Direction Chinatown à Soho donc où Viet Food était bien noté et à 200 mètres de moi. C'était excellent et ce cocktail sans alcool me donne encore plus envie de me lancer en mixologie.



Il me fallait ensuite trouver mon auberge, me changer et aller voir The Lion King, la raison même de ma visite. Londres avait bien pris soin de moi jusque là (un peu moins bien de mon portefeuille).

To be continued...

HD

15.4.18

Touchdown ou le bouillon

Je suis finalement cette personne. Dimanche, sourire intérieur, on est devenu la personne qu'on espérait être. Je n'ai jamais compris pourquoi d'après certains, prendre soin de soi, avoir un travail, être sportive, prendre le temps de cuisiner de bons plats, tout en un semblait être un mystère que seules les mères résolvaient. Je ne comprenais pas comment avoir une vie remplie pouvait être un challenge, au lieu d'être "la normalité". And here I am.

Le running est de retour, le linge sèche, et j'aime beaucoup beaucoup mon premier bouillon de boeuf. Touchdown. I am that woman. I am that happy woman. Malheureusement, j'ai toujours les mêmes craintes et les mêmes démons qui finalement tiennent dans cette unique expression : "le regard de l'autre". On ne se refait pas, on passe simplement au chapitre d'après. Comme dans les jeux vidéo. On choisit un personnage qui n'est pas parfait, qui est plus rapide que puissant par exemple. Alors jamais il ne deviendra le plus puissant du jeu. Mais d'un niveau à l'autre, on devra toujours tout miser sur son atout, la rapidité.

Quel serait mon atout ? Mon positivisme bien sûr. Un deuxième atout ? Mes écrits. Un troisième atout ? Allez soyons fous : ma folie et ma créativité. 

Mais pardonnez-moi ces manières et permettez-moi de me (re)présenter. Je me prénomme Debora (sans H, et sans accent aigü tant qu'on y est). J'ai 24 années et demi et ceci est mon humble blog. Il n'est pas foufou, et n'a pas vocation à devenir une référence cependant... Mes textes vous feront sourire, cogiter ou voir les choses du bon côté. Because I can't help it, I'm hopeful Deb. And I'm back :) .

DB 

8.6.17

Un pas en arrière, dix pas en avant

Contre vents et marrées, j'avance.

Parce que je n'ai pas le choix, parce que c'est chiant de stagner, parce qu'on ne m'a pas mis au monde
pour faire autrement, etc.

Quand on sait donc que reculer ou que stagner n'est pas une option, ça donne des moments très comiques. Par exemple quand on se sent trahie, on n'a même pas le temps de digérer. On a juste le temps d'écrire et de passe à autre chose, Parce que pour le moindre truc négatif, il ne faut pas un truc positif pour se consoler et/ou oublier, il en faut dix ! Vous voyez donc qu'on a plus intérêt à retourner chercher les choses positives.

Je suis vraiment fière de cet état d'esprit. Ainsi je mets à la face de tous ce qui me fait mal, je le soulève un peu comme Rafiki avait soulevé Simba, pour mieux le laisser tomber et passer à autre chose. Je danse sur mes peines, je chante mes tristesses, et je remercie quelqu'un là-haut pour les épreuves qui me permettent de voir à quel point la vie est belle et à quel point ces soucis peuvent se montrer insignifiants.

Pendant longtemps j'ai cru que mon rôle sur terre était de partager l'amour, d'aimer mon prochain, toussa toussa. Aujourd'hui je sais que mon rôle est de prendre soin de moi, de chercher tout le temps le bonheur, et c'est seulement à ce moment-là, éventuellement, que je pourrais share the love !

Ecrire cet article, est le deuxième pas en avant ! Le premier pas en avant c'était réaliser que j'avais fait un pas en arrière, que l'ennemi (LOL) m'avait rendu triste, m'avait porté un coup au moral. Pourtant je vais très bien terminer ma journée parce que personne d'autre que moi ne peut dicter mes émotions. Grandir c'est devenir maître de sa vie, de ses émotions, et j'ai beaucoup grandi.

2017, quelle autre année bénie des cieux !

Take care,
Hd

6.6.17

Le beau verre

J'ai eu cette réflexion l'autre soir sur ce qui m'attend devant, quel sera mon futur et la réponse était évidente : c'est l'inconnu, le flou artistique. Je ne le subis pas, au contraire je l'ai peut-être précipité ce saut dans le vide. J'ai laissé des plans plus simples, peut-être plus monotones, mais qui respiraient la sûreté. Je l'ai fait de mon plein gré et je souris. Je souris pour tout ce que j'ai laissé derrière et pour tout ce qui m'attend que je ne connais pas.

Parce que j'étais à deux doigts de laisser Madame mélancolie gagner. Je me disais que si je n'avais pas fait ci ou ça, au moins aujourd'hui je serais plus tranquille et sereine concernant plusieurs sujets. Et vous savez que c'est plus facile de s'imaginer un passé actualisé qu'un mystérieux lendemain. Donc oui j'ai failli laissé mes rêves et les douceurs du passé m'emporter.

Et puis j'ai réalisé quelque chose de très simple. Regretter le passé c'était voir le verre à moitié vide. Être persuadé qu'on a fait le meilleur et que demain en vaut tant la peine que ça, c'est voir le verre à moitié plein. 

Aujourd'hui, je vois juste un verre, un très beau verre. Est-il plus vide que plein ou le contraire ? Je m'en fous parce que j'assume et je reconnais tout. Mes erreurs d'avant, mes folies de demain, tout fait partie intégrante de ce que j'ai voulu être aujourd'hui.

Oui c'est un très beau verre parce que c'est moi qui l'ai choisi et de toute façon, la beauté est relative. Il m'apparaît rarement vide, très souvent plein, mais toujours magnifique car rempli de... Rempli de moi tout simplement.

24.3.17

A mon blog

Cher blog, si je t'écris ce message, c'est parce que je ne te l'ai jamais dit. Alors aujourd'hui je le fais : tu m'as sauvée.

Tout ce que je suis et tout ce que je ne suis pas aujourd'hui c'est grâce à toi parce que tu m'as permis de gérer l'excédent, le trop-plein. Tu m'as permis de rire, de pleurer, de penser, bref de vivre en prose.

Quand on me demande à quoi sert un blog, je ne sais pas quoi répondre mais finalement je devrais dire qu'un blog c'est un troisième poumon, ou un deuxième cœur.

Un blog c'est presque aussi bien qu'un appareil photo parce que ça fige le temps. Et on permet ainsi à d'autres d'entrer dans notre univers. Ils ne s'y sentiront peut être pas à l'aise, mais qui lit des mots, s'approche, se rapproche de l'auteur. 

Moi finalement, en les écrivant ces mots, je me suis rapprochée de moi. Je n'arrive pas à croire que j'ai écrit tout ce qu'il y a ici (plus de 200 articles).

Mon blog adoré, tu m'as préservée de la dépression, tu m'as offert des fleurs pour chacune de mes réussites, et appris une leçon pour toutes les étapes de ma vie.

Écrire me garde vivante, et à ma mort, mes écrits survivront : le bonheur absolu.

Je vais m'arrêter ici mais t'ai-je dit merci ? 

Et à toi chère écrivain, je t'aime comme jamais. Tu as enfin un travail, qu'est-ce que tu attends pour conquérir le monde ? 

Let's meet again, on the hills love.

D.

2.2.17

Maintenant que c'est fini

Maintenant que c'est fini, je peux cocher une case.


Partout où j'irai, je pourrai dire que je suis diplômée de l'Université Paris-Dauphine.
Partout où j'irai, je pourrai dire que je suis gestionnaire, contrôleuse de gestion ou contrôleuse financière de formation.
Partout où j'irai, j'aurais beau avoir les poches et le ventre vides, le cœur transpercé et les yeux mouillés, je pourrai dire que ma tête est bien faite.

Alors merci.
Merci à quelqu'un là-haut pour cette leçon d'humilité qu'a été l'échec de mon mémoire.
Merci à quelqu'un sur la ligne L pour ce message, le matin de mon entretien à Dauphine.
Merci à quelqu'un sur le RER A pour ses conseils.
Merci à quelqu'un sur le RER B pour... Trop de choses.
Merci à elle, angevine, parisienne, denverienne, pour avoir toujours rêvé plus fort que moi. Après tout un jour elle m'avait demandé de postuler à Sciences Po alors Dauphine, c'est aussi bien.

Maintenant que c'est fini, la dernière chose dont j'ai envie est de retourner sur les bancs.
Pourtant, au fond de moi je sais que je n'ai pas encore fait/souffert le 100e de ce qui m'attend.
Forte, patiente, fidèle à moi-même, je prendrai avec les deux mains ce futur que je m'en vais chercher.

Je suis légitime, maintenant.
Maintenant, l'université c'est vraiment fini.

28.12.16

Ce que 2016 m'a appris

La plus belle année de ma vie.
2016. Loin devant les autres.

Pourtant j'ai redoublé (j'ai dû réécrire mon mémoire pour être plus précise).
Pourtant le CDI si vite obtenu n'a jamais commencé.
Pourtant j'ai raté la remise de diplômes que je rêvais tant.
Pourtant j'ai perdu mon meilleur ami.
Pourtant je n'ai jamais été autant endettée.


Mais ma soeur a accouché.
Mais j'ai validé toutes mes autres matières.
Mais j'ai quand même eu une proposition de rêve.
Mais je suis devenue enseignante à mes heures gagnées.
Mais mon alternance a été géniale.
Mais j'ai été royalement entourée.
Mais j'ai lancé la newsletter.
Mais...
Je pourrais continuer sans m'arrêter. Mais je ne venais pas parler du bien, du mal, que m'a fait cette année, mais de ce que j'ai retenu.

En 2015, j'ai énormément aimé et j'ai énormément donné.
En 2016, j'ai brutalement tout repris. Je suis devenue égoïste. Je suis redevenue la rêveuse solitaire que je suis au fond. J'ai fait tout dans l'excès.

J'ai couru. J'ai dansé la kizomba. J'ai adoré mes cours de cuisse-abdos-fessiers du vendredi soir. J'ai écrit beaucoup, au début. J'ai souvent lu. J'ai testé beaucoup de smoothies. J'ai testé beaucoup de salades. J'ai souvent toisé la viande. J'ai pensé scrapbooking. J'ai colorié un peu. J'ai organisé et planifié sans smartphone et ordinateurs. J'ai cuisiné, au final. J'ai mis TOUT en oeuvre pour devenir la Debora que je veux.

Ca a marché, un peu. Et s'il y a UNE chose que je garderai de 2016 ? C'est le fait de prendre le plus long chemin en rentrant, pour lire ou sentir le temps passé, ou encore pour avoir mon quart d'heure de réflexion dans Saint-Cloud. Rien ne sert de courir.

Du reste, je ne prévois rien. Parce que je n'ai plus rien à me prouver. Je sais de quoi je suis capable. Je sais que mes envies peuvent être passagères. Je sais ce qui doit être constant, et c'est en n'y pensant plus que je deviendrai, tranquillement et sereinement cette Debora.

En 2017, je ne rallumerai pas mon téléphone. D'ailleurs en 2017 je sortirai des DMs où je me sens si bien. Parce qu'en 2017, je n'aurai rien à cacher, et que je souhaite (enfin) parler au plus grand nombre. Le bonheur c'est tous les jours, dans les études, dans le travail, dans la vie de couple, dans le célibat, dans l'abstinence, dans la maladie, dans le deuil. Le bonheur se trouve partout où il y a âme qui vive. Et la vie ne vaut la peine d'être vécue que si on est heureux. C'est le message que je veux transmettre. 2016 m'a fait voir énormément de choses, maintenant avançons.

Tout va bien, et tout ira bien.
Pour moi, et pour vous.
De belles fêtes à vous mes chers.

HD