Affichage des articles dont le libellé est life. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est life. Afficher tous les articles

23.5.17

Comment très bien commencer sa journée !

C'est facile comme un jeu d'enfants et vous vous doutez bien que je ne vais pas refaire le monde. Je vais juste donner mes clés (universelles) pour être de bonne humeur dès le matin.

1. Prévoyez votre matinée.

 Vous allez au travail ? À la prière ? Vous restez dans votre lit ? Vous devez savoir parce que la bonne humeur ça se prépare. Ensuite il faut avoir des estimations horaires de réveil (pas celui qu'on repousse 4 fois, le vrai), et de sortie (est-ce que je veux sortir 15 min après mon réveil, 1h après ?). Tout est possible et tout est compatible avec la bonne humeur.

2. Prévoyez vos repas. 

Vous l'avez remarqué, ce que vous allez manger (ou en l'occurrence ce que vous n'allez pas manger) influe souvent sur votre quotient sourire journalier. Oui, avant de dormir vous devez connaître vos deux prochains repas. Alors ceux qui mettent 15 min entre le réveil et la sortie me diront que je suis folle et que c'est impensable. Et c'est en effet impensable, sauf si le petit déjeuner est déjà prêt, dans un Tupperware, un sachet fraîcheur, du papier alu, prêt à être emporter à notre réveil. Les autres peuvent, la veille, découper les fruits du jus du matin, préparer la pâte à crêpes du petit-déjeuner ou juste sortir la boîte nécessaire pour aller récupérer les BHB (Cameroonian only) chez Ma'a Bé. De même, savoir ce qui vous attend à midi vous donne une bonne raisin de sourire en sortant de chez vous.

3. Orchestrez votre levée. 

Savon ou gommage ? Radio (Infos ou divertissement) ou Playlist (Afro ou Jazz)? Talons ou ballerines ? Thé ou café ? En vitesse ou tranquillement ? Votre réveil est un show qui doit être préparé pour pouvoir en profiter et non pas le subir. Oui c'est le moment-clé de cette journée.

4. Fixez-vous des objectifs atteignables.

 Comme dans tout. Par exemple entreprendre sa lessive, son ménage, son tri de vêtements avant de sortir le matin, même partant d'une très bonne intention, peut se montrer très challengeant. Alors on fait simple.

Voilà. Après ces quelques clés je vais vous décrire mon début de journée idéal.

Se lever et respecter la première sonnerie du réveil. Mettre la bouilloire en marche. Se déshabiller. Laisser le thé infuser. Aller prendre sa douche. Faire sa routine visage. Mettre son repas de midi (cuisiné la veille au soir) dans la gamelle. Lancer le mix Deezer Jazz vocal. Découper une tranche de gâteau à l'ananas antillais (qui était au four quand on cuisinait le repas de midi). S'habiller avec les vêtements choisis la veille. Manger. Ranger la vaisselle sale. Mettre du rouge sur les lèvres. Fermez son sac avec la gamelle de midi au fond de celui-ci. Sortir. De bonne humeur.


Et vous quelles sont vos recettes "bonne journée assurée" ?

D.

3.4.17

Sheru, the Lion


Chers lecteurs,

Ce soir j'ai vu le film 'Lion' au cinéma et j'avais complètement oublié que c'était le titre du film, jusqu'à la fin de celui-ci. Et pourtant ce mot, lion, apparaît alors comme une évidence. Le fait de savoir que c'est une histoire vraie donne une tournure particulière à la fin du film et je m'arrêterai là pour ne pas spoiler.



Je n'assume pas l'état dans lequel j'étais en sortant du cinéma, heureusement j'ai rencontré K, autre adepte du cinéma en solo. Mais me voici prête à replonger dans ce que ce film a provoqué en moi. Je me suis demandée en sortant de là si j'étais orpheline de père et de mère, si je n'avais aucun frère, aucune sœur. Le mot famille avait un tout nouveau sens.

Qui sont les membres de notre famille ? Ceux qui ont le même sang que nous ou ceux qui nous connaissent mieux que nous ? 

Peut-on décemment être heureux en sachant que quelque part, quelqu'un dont on partage le sang est malheureux ? 

A-t-on le droit de devenir orgueilleux lorsqu'on parle de nos proches alors que finalement mère nature a juste été assez bonne pour nous les prêter ? 

Est-on la meilleure personne qu'on peut être compte tenu des cartes qu'on a en main ?

Ça fait beaucoup de questions. Et malheureusement je n'ai aucune réponse. Juste le souvenir des larmes chaudes. Juste l'impression de vouloir disparaître. Parce que cette vie si belle qu'est la mienne, j'en viens à me demander si je la mérite.

Lion.

La belle histoire de Saroo, le petit-frère de Guddu, vous devez l'entendre.


Hopefully yours,

D.

26.3.17

Je ne veux pas que tu sois heureux

Je ne veux pas que tu sois heureux, parce que je me suis rendue compte d'un truc simple.

On prie, croise les doigts, espère que certains trouveront le bonheur, le vrai. Et pourtant quand ça arrive, on n'arrive pas à se réjouir, ou alors les rires sont mêlés aux larmes. Des larmes chaudes de tristesse prennent le contrôle de notre visage et on n'y peut rien.

Comme vous le savez, l'être humain est un être naturellement égoïste. Alors on ne peut pas s'empêcher de constater que le bonheur de l'autre met surtout en avant le fait qu'on n'est pas, ou alors qu'on n'est plus indispensable. On en est pas forcément au "c'est bon, je n'ai plus besoin de toi, au revoir !" , mais pas loin. Parce que ce bonheur qu'on a tant souhaité à l'autre, ne nous inclue pas.

L'accomplissement personnel, le mariage, les promotions, sont autant de choses qu'on souhaite à nos proches, mais on sait que si avancer fait partie de la vie, avec le temps, nos "proches" prennent de moins en moins de place. On les aime toujours autant, on a juste moins besoin d'eux constamment. Et ça fait mal.

Ça fait mal de les voir sourire alors que ce n'est pas de notre faute. Ça fait mal de liker leur réussite. Ça fait mal d'envoyer ces émojis avec les yeux en coeur car au fond on a mal.

J'ai mal de perdre l'ami que tu es, même si je suis heureuse de la grande personne que tu deviens.

C'est court mais le message du jour était simple.

Je ne veux pas que tu sois heureux, c'est pire !
Mais ne m'oublie pas trop.
En tout cas moi, je ne le ferai pas.

3.3.17

Et si à votre réveil vous voyiez la mort ?

Il y a un peu plus d'un mois je posais les questions suivantes sur mon compte instagram.

Et si à votre réveil, vous voyiez la mort, que feriez-vous ? Que lui diriez-vous ?

J'avais été inspirée par ma visite le jour même au Musée d'Orsay et par ce magnifique mais troublant tableau.

La jeune fille et la mort. Marianna Stokes. Vers 1908.


Cher lecteur, que ferais-tu ? Voici ce que certains disaient.

Pardon, pas maintenant hein, je me recouche tranquillement. Diomaka

Comme pour retourner rattraper ce qu'on n'a pas pu faire, ou ce qu'on n'a pas assez fait. Comme pour essayer de monter sur un escalator qui descend. Comme pour inverser la courbe du temps. Parce que si finalement on se recouche, on ne la voit plus la grande faucheuse. Si on se recouche, plus rien de tout ça n'existe. Si on se recouche, on peut y échapper.

Pardon la go comme tu vois la c'est mauvais i beg laisse moi passe ta route!! Rolande

Ici, ce n'est pas la fuite en avant, mais la "bagarre" en avant. Tu es là ? Ok ! Tant mieux pour toi ! Moi je ne t'ai pas prévu donc je vais continuer ma route, et tu as tout intérêt à me laisser passer. Le doute n'est pas présent ici, madame la faucheuse n'aura pas le dernier mot. C'est comme ça. Un peu comme si, alors qu'on sentait les forces nous quitter, on se cramponnait fermement à la vie.

Je vais dire qu'elle s'est trompée de destinataire oh. Stella

De l'humour pour s'en sortir, voilà de quoi il s'agit pour moi. Et pourtant, c'est sérieux. Elle est bien là, mais peut-être pas pour la bonne personne. Tout le monde peut se tromper alors pourquoi pas elle ? Oui il doit y avoir une erreur sur la personne parce que la personne qui doit s'en aller aujourd'hui, ce n'est , de manière certaine, pas elle.

Hello, mes filles vivront-t-elles longtemps? Seront-elles heureuses? Partons alors. Nouss

On touche à la fin de ces réactions avec beaucoup de tendresse. Tendresse comme seul un coeur aussi grand que celui de Nouss en a le secret. Parce que la mort, elle est là, là pour elle, pas pour les autres. Alors oui, allons-y, mais s'il vous plaît, rassurez-nous ?! Nos amours iront bien hein ?

Le temps passe si vite. Lionel

Terminons avec ces mots, pleins de sagesse. La phrase apparait comme une morale, comme le point final d'une vie remplie. Remplie de larmes, d'échecs, de rires, de réussites, d'amours, de souvenirs. Cette vie a été tellement remplie que finalement, on n'a pas vu le temps passer. Et c'est déjà la fin.


Je ne comptais pas faire un article comme celui-ci, mais ces belles réactions méritaient d'être partagées. En ce qui me concerne ? J'ai bien compris que la mort ce n'est pas que pour autrui et que moi, demain, à 23 ans, je peux aussi partir. Alors si la grande faucheuse était devant moi ? Je lui demanderai juste de me laisser le temps de ranger ma chambre. Laisser un tel bordel en cadeau d'adieu ne m'arrangerait pas.

Portez-vous bien chers lecteurs,
Chérissez-les vôtres et surtout,
Aimez-vous comme jamais,
Personne ne pourra le faire mieux.

Hopefully yours,

Deb

17.2.17

Septième hiver

L'hiver de l'autre côté des tropiques ce n'est pas exactement le verglas, les sous-pull et le chauffage à fond. Puisque même durant leur hiver, les tropicaux trouvent que le climatiseur n'est pas assez froid.

Du coup arrivé ici c'est la surprise. 

C'est l'histoire d'une tropicale, qui ne connaissait de Mbeng que l'aéroport Roissy CDG. Et le chemin en taxi jusqu'à ce petit hôtel particulier à Vavin, près d'un futur lieu incontournable de sa vie, la gare Montparnasse. Ce matin là donc, après avoir déposé ses bagages, elle ressortait faire des courses et découvrir la capitale. Alors oui on était en Été. Alors oui le soleil dehors éclairait bien tout en cette journée d'août. Mais était-ce vraiment nécessaire de mettre la climatisation à fond dans le hall de l'hôtel ?

La porte était simplement ouverte. Pas de climatisation. Mince alors. Le froid de Mbeng (après vérifications, la minimale le jour de mon arrivée en France était 19°. J'ai honte).  Force est de constater qu'à mon sixième hiver j'ai enfin accepté le froid (le vrai) dans ma vie et que durant ce septième hiver, je trouve qu'il a autant sa place que ses trois saisons sœurs. C'est le cycle de la vie. C'est l'occasion de porter des bottes à talons, de ressortir ces belles écharpes, et surtout, de profiter du plaid à volonté.

Comme quoi on s'habitue à tout, ou pas...

Je ne sais pas si j'irai jusqu'à dire que je suis habituée. Est-ce qu'une tropicale peut vraiment s'habituer au froid ? En tout cas plusieurs personnes ont passé beaucoup plus d'hivers que prévu. Plusieurs personnes ont enfin fui cet hiver. Parce que l'hiver c'est bien la période de l'année où on se remet en question. Quelles sont les raisons pour lesquelles on "supporte" cet hiver ? Pourquoi ne pas être sur une plage caribéenne ou plus humblement dans un taxi à Yaoundé ?

On a notre routine. On a accepté (ou pas) le cycle des saisons. En septembre on cherche la valise des pulls, c'est courant. Et pourtant, peut-être à cause de cette fameuse carence en vitamine D, il arrive ce moment. Il apparaît en hiver (ou peut-être en automne). Ce moment où on fait le point sur ce qu'on est, sur ce qu'on fait et d'où on se voit. Pourquoi est-ce qu'on y est pas ? C'est comme si à chaque fois que le froid s'insérait dans ce petit espace non couvert par l'écharpe, on se rappelait. C'est comme si toutes les fois où le froid a gelé nos mains, au lieu de se promettre de ne plus jamais oublié les gants, on se rappelait juste qu'on vient d'un passé, ou qu'on se dirige vers un futur où il n'y a rien de tout ça.

Les hivers se suivent et ne se ressemblent pas

Heureusement pour nous, on avance ! Heureusement pour nous, si on est là, c'est qu'on s'accroche à quelque chose et avec même un peu de chance, des fois on n'est pas tout seul. Heureusement pour nous, on murit. Parce que je vous assure que pour accepter l'hiver dans sa vie entre Septembre et Mai il faut faire preuve de beaucoup de détermination. Alors avant qu'on ne me traite de tout j'ai des preuves autres que ma mémoire. En septembre 2015, on a eu un 8° et des 9°. De même en mai 2013 en région nantaise on a eu des 5°, 6°, 7°  (jusqu'à 3° en région parisienne).

Pour vous dire que même le En mai fais ce qu'il te plaît là, si tu ne fais pas attention, c'est la maladie qui te plaira. Non l'hiver demande une concentration de chaque instant, sur de longs mois, et bravo à tous ceux qui tiennent ! Un grand penseur que je connais avais dit la vie est difficile partout, mais je préfère souffrir sous le soleil. A ce penseur, je dis j'arrive. Le temps de préparer mes valises (ce qui vu ce que je veux y mettre peut prendre plus ou moins de temps), et j'arrive.

Fille de l'équateur un jour, fille de l'équateur toujours ! D'ailleurs mes cendres ne pouvant pas être versées sur cette terre hivernale, j'ai plutôt intérêt à rejoindre le continent sur mes deux pieds.

Des bises.
De l'espoir, (toujours)

HD


15.2.17

C'est la vie

Quand contrairement aux autres, ton grand frère ne peut pas menacer les gens qui te dérangent à cause de son autisme, tu comprends très tôt que c'est la vie.

Quand ta grande soeur et toi n'avez vécu qu'en chassé-croisé et qu'elle aussi était trop loin pour faire quoique ce soit, tu comprends très tôt que c'est la vie.

Quand ta mère, qui est aussi ton père, qui rentre tard du travail, qui te fait des massages au beurre de karité après chaque piscine, qui consacre ses dimanche après-midi à tes dictées ne peut pas être la personne chez qui tu pleurniches pour rien, tu comprends très tôt que c'est la vie.

Quand c'est moche que tes parents soient divorcés, mais qu'être orphelin ça n'a pas de mot, tu comprends très tôt que c'est la vie.

C'est tout simplement la vie. Et la vie n'est pas une fatalité.

La vie c'est plein de pièces qu'on a entre les mains, et on doit se débrouiller pour tenir le coup avec ces pièces là et rien d'autre. Des fois on le comprend très tôt, des fois on le comprend très tard. Je l'ai compris (trop) jeune.

Et pourtant ça ne m'a pas empêché d'adorer mon grand-frère. Ça ne m'a pas empêché d’idolâtrer une grande soeur située à des milliers de kilomètres. Ça ne m'a pas empêché d'aimer mon père absent. Ça ne m'a pas empêché de penser que j'avais la meilleure famille au monde.

Au contraire. Ça m'a permis de pratiquer mon storytelling avec Elvira, ma poupée mousse de l'époque. Ça m'a permis de fouiller les cahiers/livres de ma soeur à la recherche d'évasion et d'inspiration. Ça m'a permis d'adorer ce que j'avais entre les mains, rien de plus. Ça m'a permis de me sentir en famille, au près de toutes les personnes qui m'ont ouvert leurs bras.

Parce que c'est la vie. Des choses nous sont imposées (les fameuses pièces). Et on en choisit d'autres (ce qu'on fait de ces pièces).

Pourquoi j'ai écrit ces mots ? Parce que j'ai réalisé que dire "c'est la vie" ce n'était pas se plaindre, ou être abattu, sans ressources. Dire "c'est la vie", c'est rendre hommage à ces pièces qui sont les nôtres. Ça m'a fait sourire, ça m'a fait me sentir bien, et je me suis dit que j'allais partager ça avec vous.

Ça tombe bien, vous êtes sur mon blog.

Des bisous.
HD

26.8.15

Parlons dépression

Elle a dit que ça la prenait comme ça des fois, sans crier gare. Et elle m’a simplement demandé « est—ce que tu pourrais parler de la dépression ? »

Quels étranges mots de retour après tant d’absence. Cependant je pense que je vais surfer sur cette tendance « pas rose » souvent. Alors parlons dépression !

Etat pathologique marqué par une tristesse avec douleur morale, une perte de l’estime de soi, un ralentissement psychomoteur. Voilà ce que dit le Larousse de la dépression.

Dans les films dits « des blancs » on entend souvent parler de dépression. Peut-être même trop. Cette fausse maladie des blancs n’existe pas chez nous. Chez nous les africains il y a la chaleur (du soleil et du cœur), la famille, les gens au quartier, bref il y a un certain « vivre ensemble » chez nous qui nous met à l’abri de ce mal créé de toute pièce par des petits occidentaux peureux. Voilà ce que beaucoup sur la terre mère pensent ! D’ailleurs c’est même ce que moi-même j’ai pensé pendant longtemps.

Et pourtant la « douleur morale » n’est pas propre à une couleur. C’est très malheureusement l’affaire de tous. Disons simplement que les plus foncés s’évertuent à mieux cacher cela. Je crois.

2.12.14

Soyez gentils, c'est gratuit

Vous pourriez vous contenter du titre que le message serait passé.

Oui, soyez gentils, ça ne coûte rien, et vous n'avez aucune idée du bien que ça peut faire.

Je vous donnerai deux exemples ...

31 décembre. Les gens font la fête. Les gens sont avec leurs familles. Les gens ont un moment de joie. Ce n'était pas mon cas. Je n'avais pas eu de plan pour le 25, ni pour le 31. Et je me sentais horriblement mal. Je soupçonnais mon "projet" de départ d'avoir passé de bonnes fêtes de fin d'année avec meilleur parti que moi. Je me sentais comme une larve et ce qu'il y avait de hautement déprimant était cette nouvelle année 2013 qui arrivait sans me demander mon avis, me confrontant à la pire version de moi-même sans marge de manœuvre pour changer les choses.

A minuit, devant France 2, Patrick Sébastien nous a souhaité un bon anniversaire à ma coloc de mamie et moi et on est allé se coucher. Mais vu que le sommeil ne venait pas, j'ai écrit mes maux sur Twitter et il a été gentil. Grâce à lui finalement mon année commençait bien. Il ne saura jamais à quel point il m'a marquée.



Et puis mon autre exemple. Février. Je quitte les réseaux. Black Out complet. De toute façon ceux qui comptent ont mon numéro. Quand je reviens, il est le seul à avoir pris de mes nouvelles sur mon @ Twitter. Ca me touche. Beaucoup. Je ne savais pas alors que... Ralala. Demain je l'accablerai peut-être d'injures mais en attendant... <3

Deux petits exemples et un bonheur IMMENSE.

Il y a les trop gentils. Dont on se moque souvent. Qu'importe. Ne réfléchissez pas.

Dites des mots gentils, prenez soin des gens autour de vous, soyez présents, la vie vous le rendra.

Encore plus à la veille de ces fêtes de fin d'année où la solitude peut se montrer on ne peut plus présente et pesante.

Xoxo

Hopeful Deb

22.10.14

Mes meilleures années (3) : Dominique Savio

TS


Le lycée français Dominique Savio est sûrement le seul établissement scolaire de Douala (voir du Cameroun) à avoir en son sein une piscine.

25.9.14

Se détacher


Je n’aime vraiment pas la tournure carnet de bord que prend ce blog mais c’est plus fort que moi.

En mon sens, la mère a un rôle très particulier dans la vie de tout un chacun. Quelque soient ses croyances, ses sensibilités, on admet tous cette vérité sacrée :  la femme est la mère de l’humanité. C’est un fait.
Ainsi, notre première relation intime est celle entretenue avec notre mère. Pour ma part, j’ai 21 ans plus tard, du mal à me défaire de cette relation. Vivre dans une famille monoparentale a encore plus cimenté cette relation pour le meilleur comme pour le pire.

5.9.14

Tiens bon !

Le livre « Tiens bon ! » par le Professeur Marcel Rufo, pédopsychiatre, est une œuvre que j’avais achetée à une époque où je cherchais à lire des choses en rapport avec la psychologie chez les jeunes présentant des problèmes.

Je me suis dirigée dans le rayon correspondant à la Fnac, j’ai cherché et j’ai trouvé. Le titre me plaisait, la longueur de l’œuvre (moins de 150 pages) aussi. Le prix (5€60 , Le Livre de Poche) a aidé aussi sûrement.

16.8.14

Le cas Robin Williams

Voilà un titre prétentieux, très prétentieux même ! "Le cas Robin Williams" comme si j'étais sa plus grande fan ou que j'étais au courant de ce qui s'est passé dans sa tête quand il a décidé de ne plus être des nôtres.

Pour moi, Robin Williams c'est avant et surtout Flubber ! Et quand je regarde les autres films dans lesquels il a joué, je me dis "ah ouiiii c'était lui" !

14.8.14

Road to Bamenda

Mes fesses et mon dos n'oublieront jamais la route Bafoussam - Bamenda. Comme je vous disais dans mon article précédent, j'ai accompagné ma Gouverneur Lions de tante faire sa tournée des lions clubs du Grand Ouest Cameroun. 3 jours, 3 villes. Au programme : Bafoussam, Bamenda, Foumban.

On a bien travaillé à Bafoussam (conférence de presse, séance de travail avec le Lions Club Bafoussam), et le lendemain matin on partait pour Foumban.


24.7.14

Mes meilleures années (2) : Libermann

Le collège Libermann : meilleur établissement du Cameroun, tenue la plus fraîche de Douala, 11 février les plus ndolè* de ma vie ! Je pourrais vraiment écrire un livre sur les 4,1 années que j'ai passées à Libermann.

Mais s'il y'a une chose que j'ai gardé de Libermann, ce sont des amis. J'ai tellement aimé mes profs, le bâtiment, les gens, les vendeurs, les cours. Je pense que je pourrais signer pour revivre mon année de 3e1 (la meilleure des meilleurs).

J’écris ce deuxième volet sur le sujet et le titre me fait rigoler ! « Mes meilleures années » alors que je n’ai même pas la majorité dans mon propre pays, il y a vraiment de quoi rire.

Quoiqu’il en soit, me voici, en 6ème, aussi grande que tous les autres c’est-à-dire pas du tout grande. Contrairement à la plupart de mes camarades, j’ai pu entrer à Libermann grâce au 2ème concours… Maman m’avait quand même fait passer des concours dans d’autres établissements de la ville, au cas où. Je me rappelle par exemple du Collège Lauréats, à 5 minutes de la maison, qui n’arrêtait pas d’appeler maman pour leur demander quand j’allais m’inscrire suite à mes bons résultats. Ca me réconfortait un peu et je me disais que si je n’avais pas été assez bonne pour le 1er concours de Libermann, au moins j’avais largement le niveau pour d’autres.

11.7.14

Soyons Foot

La Coupe du Monde 2014…

J’en garderai un souvenir tout particulier, pour plusieurs raisons. Déjà c’est (d’aussi loin que je me souvienne) la seule Coupe du Monde que j’ai « suivie ». De toute façon mon petit frère monopolisant la télé, je n’ai pas trop le choix. Et puis aussi, je dois suivre un minimum pour avoir des trucs sensés à dire à C. De plus, tous les problèmes autour de mes très chers Lions Indomptables ont scellé cette coupe du monde à jamais dans mon esprit.



Enfin, pour ce qui est du football en lui-même, waou ! Même s’ils n’ont pas fait long feu, après la déconfiture camerounaise j’étais chilienne, parce qu’ils avaient joliment mis dehors les champions en titre . Mais savoir qu’on sortait (le Cameroun donc) non pas seulement avec l’Espagne mais aussi avec l’Italie, l’Angleterre et le Portugal, c’était énorme ! Cette coupe du monde était complètement imprévisible.

1.7.14

Bright future


What is it ? It’s a letter, a wish, a promise that everything will be ok ! Tomorrow ? In 2 months ? In 2 years ? Honestly, I neither know why nor how, but I know it will be ok !

I’m a daughter of God, and I firmly believe in His gospel. I know that death isn’t death, and that fair people will have their place in heaven. But what about now ? What about this life we’re living ? About our “trip” on earth, I think that if you do good things, you’ll have greater things happening to you in return ! And if you act badly, you’ll get worse things in return!

Each one of us has already had (or is currently having) those moments when we feel everything is going wrong around us, people are bad, and we’re not going anywhere.You are there, waiting for the right people to come, but they don’t come! It seems like your everyday tears and your everyday prayers are heard by nobody but you !

The day will come, for sure ! After the night, there is a day, and a sunny one !

I maybe don’t have the right words, and writing in English isn’t that easy, but I felt like I have to write this in english so… I don’t have “proofs” that tomorrow will be better , no!

I only have HOPE, and above all, I have FAITH !


Deb

15.6.14

Mes meilleures années (1) : La Roche

Groupe Scolaire Bilingue La Roche.

Cours préparatoire spécial avec M. Thomas : je pense que personne au monde n'écrit en calligraphie aussi bien que lui.

Il y'a eu les moments tristes (mort de la plus jolie petite fille de Denver), les moments pénibles (surtout au CM2 avec la préparation à l'examen), et puis il y'a eu tous les bons moments : chorégraphies, remises de bulletin, cours de flute, etc.

C'est là que j'ai appris le sens des mots "travail", "compétition" et "amitié". La vie était simple à cette époque. J'avais assez de temps le midi pour manger, prendre une douche ET faire une sieste avant de retourner à l'école : le grand luxe de l'école à deux temps (par opposition aux cours en continu maintenant).

Mais c'était aussi là que j'ai appris ce qu'était le vol, et son impact ! J'avais volé 2000 frs (un peu plus de 3€) à la cuisine, et ma nounou a vite fait de me rattraper à l'école. L'incident aurait pu s'arrêter là, mais ma nounou et le maître ont jugé utile d'en parler à ma mère. Je tairais cette soirée sombre de ma vie lol. Mais je crois bien que je n'ai plus jamais volé de ma vie depuis ce jour là.

Et puis l'école primaire, c'est aussi ma jolie tenue de classe. L'école primaire c'est toute l'époque avant 10 ans, l'époque où j'étais plus belle que jamais. C'est l'époque où je faisais encore un bisou sur la bouche à mum pour lui dire bonne nuit.

L'école primaire, c'est loin, et pourtant c'est proche. Et puis, c'est aussi le premier GROS échec de ma vie. J'ai raté le concours officiel d'entrée au Collège Libermann le meilleur établissement du Cameroun avec 15 de moyenne. A l'époque, ils recrutaient à 16. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, mais mon répétiteur était quand même fier de moi. Il m'a dit que ce n'est pas grave et que j'aurai le second concours. C'était vrai.

Une nouvelle page de ma vie s'ouvrit avec Libermann. A suivre, dans le prochain article :)

10.6.14

Don't be that person

Le problème avec le titre de cet article c’est qu’il n’est pas assez explicite (récemment j’ai eu beaucoup de problèmes avec les titres). Mais bon that person désigne ces « I am sorry person ».

On connaît sûrement des personnes comme celles-là. Le ¾ de nos conversations se résument à elles disant « Je suis désolé » , « pardonne-moi », « ne te fâche pas », etc. Des fois, ces personnes se trouvent être nous-mêmes. Ces personnes sont des personnes néfastes qui s’ignorent, et il est bon de le leur rappeler.
Ce sont des personnes qui oublient souvent les règles de politesse de base, qui se trouvent toujours des excuses pour tout et rien, et pour qui on a l’impression que rien est important. Sauf qu’on sait tous très bien qu’on peut difficilement se suffire à soi-même. Pour revenir aux règles de base, il s’agit tout simplement de se renseigner, de prendre des nouvelles, de s’intéresser un peu à autrui, bref de garder, conserver, cultiver un minimum d’interactions sociales.

4.6.14

Tendre la main

Tout à l'heure, Paris, cité universitaire. Je suis montée dans le tram, chargée comme un âne, talons hauts aux pieds, ces derniers me faisant un mal de chien ! Malgré mes quelques stations à traverser, j'ai préféré m'asseoir. Il y avait une place dans un espace de 4, mais je devais déranger les 3 autres personnes présentes pour m'asseoir. Et puis, voyant mes efforts, une dame m'a tendu la main, et l'a tenu FERMEMENT le temps que je puisse m'asseoir.

16.5.14

Mai et ces choses...

Mai. Encore ce mois. Peut-être que j'avais parlé trop vite. Ce mois est-il signe de malchance pour moi ? Pourtant il avait bien commencé dans la nuit du 30 au 1er mai... Mai(s) hélas !

J'ai mal. Ca fait tellement mal. Et puis il y'a cette envie de pleurer... Mais les larmes, elles coulent à l'intérieur. C'est vraiment difficile d'en parler mais je crois qu'il faut que je le marque pour passer à autre chose.


Il m'a quitté. Ou du moins je l'ai quitté. Certes ce n'était pas parfait, on avait nos hauts et nos bas, ces moments d'incompréhension, de doutes, comme dans toutes les relations. J'avais pensé à aller voir ailleurs, je rêvais de mieux. Mais au moins on se connaissait bien lui et moi. Je savais comment le prendre, c'était l'essentiel. Et puis hier vint mon malheur.