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7.1.22

Bienvenue chez nous

 Article dédicacé à Eric Mamruth...

J'ai toujours vu Douala et le Cameroun avec les yeux d'un enfant qui n'a jamais manqué de rien, qui avait accès à toute la culture (RFI, Euronews, TV5, Planète Enfants, Planète Jeunes) et qui chérissait tout ce qu'elle voyait. Quelque part dans mon adolescence j'ai découvert le sol rouge de la ville aux sept collines, et encore plus tard je découvrais les merveilles de l'Ouest et de Nord-Ouest.

(c) Eric Mamruth


Je n'avais pas beaucoup voyagé (notre Sud était mon Ibiza), et forcément je trouvais tout beau. Mais des fois il faut partir pour mieux voir. Pour d'autres, le Cameroun n'est ni beau ni vivable. Pour d'autres encore, le Cameroun ce n'est que ces endroits qu'ils filment dans les Routes de l'Impossible. Alors forcément, quand on se rend compte qu'on n'a pas beaucoup de raisons de bomber le torse à l'international, on s'accroche aux petites choses.


(c) Christophe Jousset



On s'accroche au fait que les Camerounais soient brillants. On s'accroche au fait que Richard Bona et Tonton Manu Dibango soient de chez nous. On s'accroche au fait que le Cameroun est une TERRE DE FOOTBALL.

Alors la CAN 2021 débutera dans 2 jours et nous accueillons déjà des étrangers venus de partout. Ils vont regarder le Cameroun avec leurs yeux à eux. Ils vont vivre LEUR Cameroun. Ce n'est pas le nôtre, ou alors ce n'est pas ce que nous préferons de chez nous, mais ça demeure chez nous.

(c) Herve Penot

Oui les reportages n'avaient pas tout faux. Il y a des endroits de ce pays, y compris dans les grandes villes où la distribution en eau et électricité est épisodique. Il y a des coins de chez nous qui sont plus instragramables que d'autres. Il y a de vrais sourires et des camerounais qui réussissent chez nous. Il y a aussi de vraies injustices , dans nos prisons ou au volant des bendskin.


Mais finalement qu'est-ce qu'on doit garder comme image du Cameroun et des Camerounais ? A mon avis on doit garder la vérité et simplement la vérité, sans chercher à l'arranger, à l'embellir.

Le Cameroun ne va pas bien. On s'offre une parenthèse sportive d'un mois mais nous n'allons pas bien, et après la fête il faudra se regarder dans les yeux.

Le Camerounais est fier et gueulard mais franchement, tenez tête au Camerounais. Nous sommes durs mais pas méchants.

Le Camerounais est drôle (même si c'est de l'humour noir) et gentil, vous êtez chez vous, chez nous.

Le Cameroun est beau. Sortez des grandes villes avec les grands hôtels, les immeubles de banques et les quartiers résidentiels d'expats qui côtoient des quartiers moins gâtés. Allez là où même nous nous n'allons pas parce que le voyage, même local est un luxe. Montrez le Cameroun , le vrai Cameroun, dans son ensemble, pas une version tronquée.

Une fois ceci dit, lavez-vous les mains et masquez-vous (il ne faut pas participer à la création de nouveaux variants), goûtez le meilleur de la gastronomie africaine, hydratez-vous, profitez de notre Cameroun mieux que nous-mêmes. Une fois deplus, vous en avez le loisir ! 

Et si jamais vous tombez dans une tontine* sur Twitter ou Facebook, j'ai un conseil pour vous. Répondez "mouf". Mais ne dites pas que c'est moi qui vous l'ai dit.


HD

*Tontine = Cotisations de remarques désagréables sous un tweet, ou en "cités" de ce tweet.

28.5.18

Cameroonian Pride #1

Nouvelle rubrique sur le blog, en attendant de reouvrir mon espace dédié au mboa. Chaque semaine ici je présenterai mes moments de fierté et les événements à venir de la semaine d'après. Ça sera tous les dimanche, sur le blog le plus hopeful de la blogo 237 :).

There's a link between these moments of pride. A link which gathers billions of people, a link which is timeless and as you may have guessed, yes I'm talking about music.

So there were two shows in Paris this week, on the same day, May 22nd. Around 100 people for the first and around 20000 people for the second. And in fact, I lied to you. No I'm not saying that the Secteur Ä show was anything less than VIBRANT. No I'm not saying that Armand Biyag isn't incredibly gifted.

But the link is Love. Respect. Faith. SUPPORT.

On one hand you have talented cameroonian designer Gaelle Tabeko (creator of Maison Nouss) who dressed our very own Pit Baccardi and Neg Marrons.

Une publication partagée par Maison Nouss (@maisonnouss) le




On the other hand, you have our dear Roger from X-maleya band and Mister Etienne Mbappe who showed up for Armand's show with others at La cite des Arts.

(c) Page Facebook Armand Biyag


SUPPORT. 

I love seeing Cameroonian empower each other. It's widely known that we aren't as mutually supportive as our West African neighbors so maybe we are doing right now. Maybe we are going to make this country and its people Great, one day. That's my dream.


Events/ Événements :

- Charité bien ordonnée commençant par soi-même, faites un tour à Bonanjo (Douala) à l'exposition de mon grand frère qui se termine le 31 mai.


- La Douala Art Fair festival se tiendra du 2 au 3 juin à Canal Olympia (Douala). La première édition de cette foire d'art contemporain et de design semble prometteuse. J'attends vivement les retours des blogueurs qui feront le déplacement.



Enfin, pour ceux qui sont sur Twitter pourquoi ne pas retweeter ceci ? Aidons une jeune artiste à réaliser son rêve, nous, ça ne nous enlèvera rien.



Et pour ceux qui comme moi veulent écouter avant de pousser, je vous laisse avec le cover de Toki.



Trop long ? Trop chargé ? Peut-être. C'est sorti comme c'est sorti et c'est ma façon à moi de pousser le 237.

Hopefully yours,
Deb

4.4.17

Ils vont tuer la musique urbaine camerounaise

Vous êtes camerounais ? Bienvenue à bord ! Team 237 represent everywhere we go !

Grace Decca, Richard Bona, André Marie Talla et de nombreux autres sont nos fiertés intemporelles. Mais on a grandi (nous génération 90) avec le bikutsi de Govinal, et le Makossa de Sergeo Polo ! Les plus bassa d'entre nous récitaient Bantu Po Si mais quoiqu'il en soit, Koppo nous a tous mis d'accord ! Puis rien ! On ne sait pas trop où sont passés nos chanteurs urbains.

Mais ça c'était avant. On est arrivé à une étape de cette belle musique urbaine où n'importe quel DJ pouvait animer toute une soirée avec les sons de chez nous ! Francophones, anglophones, dualaphone, neobendskineurs, les gos, les gars, ils sont tous venus sortir le son, ont remis des expressions au goût du jour, et produits de très beaux visuels. On n'avait plus à rougir de nos clips, on n'avait plus rien à envier à nos voisins naija, nous aussi on faisait le bon taf !

Et pourtant, aujourd'hui en 2017, force est de constater que les gars ont pris le pistolet et se sont tirés des balles dans le pied, seuls, comme des grandes personnes.

Les gars pensent qu'ils sont déjà arrivés ! Comme on récite les chansons des gars à Babi et à Loubev ils sont sûrs que non, la musique là c'est pour eux. On a tellement dit qu'on les aimait et qu'on les inviterait à nos mariages qu'ils ont vraiment cru qu'ils avaient fait mieux que se pa pou dat. Comme les gars prennent l'avion, décrochent les trophées sur le plan continental, et se font payer de gros cachets, ils ont oublié la vieille marmite ! Oui, vous savez, la vieille marmite dans laquelle on faisait les bons sons.

Les gars ont oublié qu'ils ne sont pas là où ils sont parce qu'ils sont plus forts que quelqu'un d'autre, ils sont là où ils sont parce qu'ils nous avaient servi des choses inédites, de qualité, qui nous donnaient envie de marquer "#Team237" partout.

Achombo House. Kumba Market. Kemayo. Je suis bolè. Kossa Moi ça. Ca$h. Hein Père. Trowey. Ça sort comme ça sort. Comme Moundi. Whatsapp. KDT. Ndutu. Coller La petite. Chakara. Kaki Mbere. Ancien Combattant. E go beta. Babaah. Wule Bang bang. Mboa Girl. Chop No Dey. Sponsor. Bennam. Pyromanes. This Life. Jackpot. Rastafari. Fap Kolo.

Voilà les titres auxquels je pense, one shot ! Je pourrais remplir l'article de titres, et vous aussi, mais vous avez compris, les gars nous ont fait de belles choses ! Et les marques avaient même compris leur importance, à l'époque déjà Krotal (il me semble que c'est lui) et MTN déjà avaient collaboré.

Il y a quelques années ce même MTN remettait le couvert avec un festival qui faisait la part belle à cette musique urbaine. Depuis, l'annuel Douala Hip-Hop Festival essaie de faire le travail. Je dis "essaie" parce que finalement ce n'est pas à eux de le faire ! Et comme tout bon camerounais qui se respecte, je ne peux pas ne pas taper sur les fonctionnaires ! Que fait le ministère de la culture pour soutenir cette nouvelle scène ? Que font les grands groupes pour accompagner voir créer des choses ? Mais surtout que font les artistes ?

Arrêtez d'acheter les vues, on vous voit !
Arrêtez de chanter la même chose, on en a marre !
Arrêtez de manquer de respect à vos fans !
Arrêtez de ne pas faire d'albums !
Arrêtez de vous entourer des mauvaises personnes !
Arrêtez de ne pas être consistants !
Arrêtez de tout tester !
Arrêtez de vous éloigner de ce pourquoi on vous a tant aimé

Nous on est là, on veut vous soutenir, on peut vous soutenir, mais on dirait que le vent qui soufflait dans votre sens faiblit dangereusement.

Aujourd'hui, le seul et unique label qui fait les choses, de A à Z, vous le connaissez, je ne vais même pas le nommer ! Ils ont DES artistes, DES projets (peut-être même trop), DES visuels, bref hein, tous les jours je bow down.

Et pourtant j'ai mal en écrivant ces mots. Il y a trop d'artistes 237 que j'aime. En fait je les aime tous, et j'ai beaucoup de respect pour tout ce qu'ils ont fait jusqu'à aujourd'hui. Mais on ne peut pas (s')investir dans une industrie qui ne s'aide pas elle-même.

Parce que si on devait arrêter les compteurs aujourd'hui, vous pouvez être sûrs que dans 20 ans, nous génération 90, nous chanterions toujours "associé" et "you must calculer", mais pas forcément vos titres.

Let's do better !
Avant que...
Bref. C'était moi.

HD

12.2.17

Et si finalement le Cameroun... #MyHopefulBrothers #5

Dernier article de la semaine.

Et si finalement il y avait un groupe de personnes payés en euros et dollars qui tiraient les ficelles dans le Southerns Cameroon.

Et si finalement Tchiroma était atteint de troubles psychologiques.

Et si finalement les anglophones voulaient en majorité l'unité.

Et si les francophones n'étaient que des petits égoïstes qui avaient jusqu'à récemment oublié la loi sur la décentralisation.

Et si les "métisses" francophones/anglophones ne savaient plus sur quel pied danser.

Et si les anglophones d'adoption étaient rejettés par l'Ambazonie en cas de sécession.

Et si finalement le drapeau, la constitution, les passeports de l'Ambazonie étaient trop prémédités.

Et si finalement j'avais appris à dessiner le Cameroun, en vain .

Et si finalement toute l'idée que je m'étais faite du Cameroun était basée sur zéro.

Et si finalement Ahidjo avait fait pire que la coupure d'internet aux anglophones.

Et si finalement la fête de la jeunesse a toujours été une parodie pour effacer le Plebiscite Day de l'histoire du Cameroun.

Et si finalement il n'y avait pas eu de Société Des Nations, d'allemands, de crevettes dans le Wouri

Et si finalement le Cameroun était une grosse arnaque ?

Il resterait toujours l'équipe de Football. Il resterait toujours la famille Decca. Il resterait toujours le Mont Cameroun. Personne ne pourrait enlever X-Maleya aux bassa ou les montagnes aux bamiliké. Personne ne pourrait enlever le camfranglais à toute une génération.

Le problème est que tout le monde veut manger. Tout le monde veut avoir un toit sur sa tête. Tout le monde veut rentrer chez soi sans croiser de militaires prêts à tirer. Et pourtant pour arriver à ça, les uns et les autres ne sont pas prêts à la même chose. Tout le monde veut le paradis, mais personne ne veut mourir. Tout le monde veut ce qui brille, mais tout le monde n'est pas prêt à aller le chercher.

Les camerounais veulent tous la même chose. Ils savent que le Cameroun va mal. Mais l'unité quant au plan d'action est inexistante. Alors vivons seulement. Peut-être que... Ou peut-être pas.

Vivons seulement.

J'ai donné et j'ai dit ce que je pouvais durant cette semaine.
Merci à ceux qui ont participé de près ou de loin.

Vous pouvez fermer cette page.
On a d'autres chats à fouetter.

D'ailleurs Bassogog a quel âge déjà ?
#Team237 Malgré Et Avant tout...

Deb

PS : BRING BACK OUR PUTAIN D'INTERNET

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Le droit de partir - MyHopefulBrothers #1






Pensées anonymes - #MyHopefulBrothers #4

11.2.17

Pensées anonymes - #MyHopefulBrothers #4

Merci à ceux qui ont joué le jeu de la  plus ou moins longue phrase.

Il n'est pire sensation que de se voir privé de parole lorsqu'on se sent déjà incompris.


La liberté quelle quelle soit est comme une liqueur, le peuple y goutte pour s'enivrer. Au Cameroun on a privé une partie du peuple de cette liqueur. Mais comme tous les stupéfiants le sevrage est souvent violent et cette fois ci je formule la prière que le peuple ne se laisse pas corrompre par quelques litres de bières. Mais qu'il revendique ce qui lui revient de droit. Et parce que plus on est de fous plus on rit j'aimerais tellement que ce combat devienne national.


Nous pensions tous être différents jusqu'au jour où nous sommes devenus plus intolérants que ceux que nous décriions.

Le système camerounais est une grosse autruche.


Je n'ai jamais été autant déçu par notre gouvernement. Je pensais quand même qu'il ne nous ferait pas subir certaines choses mais c'était un leurre. Et ça me brise et me rend méfiante concernant l'avenir.

Ici c'est la bas, la bas c'est ici, que ce soit ici ou là bas, au nom du vert rouge jaune étoilé, broda, sista, restons soudés; on est ensemble.



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Le droit de partir - MyHopefulBrothers #1



10.2.17

Et puis un beau jour - #MyHopefulBrothers #3

By a guest

Je ne compte plus le nombre de débats que j’ai eu avec des amis, des connaissances, des membres de ma famille, sur le sujet de l’état socio-économique du Cameroun, et du (non)gouvernement de notre cher pays.

A plusieurs reprises, on m’a dit « vous qui blâmez Paul Biya pour tout ce qui va mal, qu’avez-vous fait pour votre pays ? Qu’est-ce que les Camerounais font pour leurs pays avant d’attendre quelque chose de leur président » et moi à chaque fois, je reste bouché bée devant ce genre de questions, car pour moi, le débat n’est pas là.

D’après mon observation et mon avis personnel, le peuple Camerounais est un peuple apeuré, livré à lui-même, qui vit et subit tellement de d’injustice qu’il préfère en rire plutôt que de se plaindre. Se plaindre ? Mais se plaindre de quoi, à qui, comment ?

Nous parlons d’un pays où l’on peut difficilement faire confiance au système de santé, au système de transport, au système sécuritaire, au système sanitaire. Chaque Camerounais est garant de ces choses-là, me direz-vous ! Eh bien, je ne connais pas et ne peux pas m’adresser efficacement à chaque Camerounais. Chaque Camerounais n’a pas pour mission de veiller à ce que notre pays fonctionne correctement. C’est bien pour cela que nous avons un gouvernement, des hommes et des femmes, qui ont pour mission, au sein de leurs mairies, de leurs ministères, de leur présidence, de veiller au bon fonctionnement et à l’évolution sociale, économique, structurelle, politique du Cameroun. Le rôle des autres citoyens est de choisir les bonnes personnes pour accomplir ce travail, et leur faciliter la tâche en faisant leur part. Je le reconnais, ce n’est pas toujours le cas. Mais une fois de plus, je préfère me concentrer sur ce que j’ai le pouvoir de changer en tant que citoyen(ne).

Comment expliquer ce silence aussi lourd qu’il devient assourdissant, face à ce qui est appelé « le problème anglophone » de la part de nos dirigeants ? Je ne saurais même pas dire avec certitude ce qui se passe, car une fois de plus, au Cameroun, il est si difficile de faire confiance aux informations qui nous sont données ou que l’on trouve, même via des médias dits d’information.

Je suis attristée, lorsque j’observe de nombreuses personnes donner une autre tournure à cette situation, lorsque je lis des messages du type « ils nous font chier ces ambazoniens, à grever sans cesse, laissez-nous vivre » ou du genre « les francophone sont hypocrites et méchants, nous devons les tuer sinon ils nous tueront avant ». Ça m’attriste parce qu’au fond, je veux encore croire que la majorité des Camerounais ne sont pas de cet avis, la majorité des Camerounais comprennent le(s) réel(s) problème(s) qui est (sont) à l‘origine de ces manifestations, et la majorité des Camerounais désirent rester unis, vivre en paix et pouvoir faire confiance à son gouvernement pour le gouverner avec honnêteté et droiture.

Comment explique-t-on que des hommes et femmes soient emprisonnés et menacés de la peine de mort pour avoir manifesté leur mécontentement au vu de la situation qui est la leur ? Comment explique-t-on que les forces de l’ordre qui ont juré de nous protéger deviennent nos assaillants à partir du moment où on veut faire entendre nos voix ? Comment expliquer que ceux qui ont juré et promis de nous servir ignorent complètement et impunément les souffrances, les colères, les larmes et les peines de tous ces Camerounais qui au final ne demandent qu’à être considéré comme tel : des Camerounais à part entière et égale, ce qui leur revient de droit.

Je ne pense pas que nous soyons vraiment un pays de paix, comme nous avons l’habitude de le clamer. Je pense surtout que nous faisons partie d’une génération qui n’a jamais connu le changement, et donc qui n’y croit plus, à force de l’attendre en vain. Alors nous nous sommes résignés, à accepter la situation telle quelle, et à nous battre chacun, individuellement ou collectivement, à la rendre (la situation) plus « supportable ». J’admire les efforts que j’observe tous les jours à l’initiative de jeunes Camerounais, qui ne rêvent que de faire évoluer les choses, en mettant leurs savoir-faire, leurs passions et leur motivation au profit de tous. Mais je suis persuadée qu’on pourrait faire et avoir tellement plus, à ressources égales… Je suis persuadée qu’on pourrait avoir des infrastructures de meilleure qualité, des routes plus praticables, de meilleurs conditions d’éducation, de meilleures écoles, une meilleure valorisation de nos cultures, plus d’emplois, des hôpitaux et médecins plus fiables, un système carcéral plus digne, et j’en passe.

Je suis déçue et désabusée de la façon dont les choses sont gérées dans mon pays. Je le suis depuis un bon moment. Je pourrais passer à l’action, mais je l’avoue, je ne suis pas assez courageux (se), donc je ne peux qu’encourager et applaudir ceux qui ont le courage de descendre dans la rue et faire entendre leurs voix, malgré qu’on leur interdise le droit de protester. Je continue quand même de croire qu’un beau jour, beaucoup de choses iront mieux. Donc je vais faire ce que je peux faire : dénoncer, débattre, m’informer, informer les autres, et voter.

Ms.

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Pensées anonymes - #MyHopefulBrothers #4


7.2.17

How I feel about 11th February - #MyHopefulBrothers #2


The GOOD thing about taking the time to write an article is that I can calmly collect and express my thoughts. That was also the refreshing thing about having a blog some of you may recall….or nah. Im thankful to Deb for letting me borrow her platform to express myself as a cool, calm and collected Jennifer. Not in the moment, from reading a Facebook comment or twitter mention or from hearing about the arrests, kidnappings killings of her brothers- Jennifer.

I am not new to the Anglophone problem. I was the best History student in my A Level class (A Grade of course) and it was beyond just listening for exams. I have a real passion for History, for stories that occurred before me and how they shaped the life I live now and how they may shape the life I lead in years to come. My History teachers had the same passion. I remember Mr Seino vividly. “Legend”, to say the least. He had taught my uncles and older cousins and had just moved to my school in Lower Sixth. I was nervous when he spoke of analytic thinking, essays, grading on 25 and no one scoring above 16. First day in class they let you know “World History” and “African History” are Paper 3 of the GCE A Levels and combine for 30%, Cameroon History is Paper 2 and is 40% and MCQs are Paper 1 and combine for 30%. You start thinking: to pass the GCE, I have to master Cameroon History then. Mr Seino could tell from the 1st day how much love I had for the subject. My 18/25 was no surprise in the 1st test. It is in that same light that Ms Akonumbo who taught African History fell in love with me and most importantly my Cameroon History teacher: Mr Tangong who is now of blessed memory.

My History classes felt like the movie Sarafina to me. I thought someone is going to break in here and arrest my teacher for constantly telling us: “The Foumban Conference was a SHAM!” I am grateful today for Mr Tangong who dared to teach the syllabus truthfully even if a lot of us may have listened for the sake of passing. I have engraved with a time stamp in my One Note my life projects/dreams and it includes “winning CNN African Journalist Awards for my documentary titled ‘My English Cameroon through My Eyes’”. It’s safe to say that I was always aware of being “ANGLOPHONE”. I want to trace back to the time when I first recall feeling Anglophone and not English speaking Cameroonian. Born in Yaoundé to a dad from Bouraka, somewhere in Mbam et Inoubou and a mom from Akum, I spent months every year of my life in Mile 4, Akum for as long as I can remember. I attended funerals, weddings, went to the farm, church, toghu-wearing festivals, spent 7 years in secondary education and had long holidays there. I took pride in that culture very young. I spoke Enlgish and French in school, at home and in Church and remember being “Miss Bilingualism” in High School. But that was never enough to make me feel like a Cameroonian alone and not ANGLOPHONE. “Anglos” and “Bamenda” were very common terms in the town where I grew up and for as long as I can remember; they were said with contempt and usually implied ‘primitive’ or ‘inferior’. It could have been for a young girl with shaved hair, or a girl with mixed coloured outfits or for those who simply didn’t express themselves in French properly.



Bamenda, where I come from was a symbol for all things English speaking. The best way I can describe Bamenda is HOME. Not just for me but for everyone. Life was gooooood in Bamenda. The town was clean, food was affordable, and crime was low. Bamenda to me meant being my brother’s keeper, a sharing people, a hardworking, just and resilient people. All I learnt in my History classes only went to cement that feeling. Bamenda had been one of the big four divisions of the British Administration in Cameroon which was split into Victoria, Kumba, Mamfe and Bamenda(later split into 3: Bamenda, Wum and Nkambe). British Southern Cameroons was thriving before independence. We had a parliament, airports, the CDC, secondary educations institutions and a functioning system of governance. We had the economic and political potential to become an important territory in Sub Saharan Africa. Somebody somewhere felt that we were going to be better off assimilated into Nigeria or into French Cameroun. And we found ourselves compelled to make a choice between the devil and deep blue sea. The devil here for Nigeria because we had lived with them for years and knew it was absolutely out of the question and French Cameroun, the deep blue sea from which we had long been separated and with whom we kept little or no ties and did not know so well. It was a marriage of convenience. Only difference in the English system, when you left your parents to become an adult you left for good with little or no advice and help afterwards. But in the French system, you parents continued to depend on you and you continued to depend on them.

This choice has lived to hunt Southern Cameroonians of several generations. Not because this marriage was destined to fail but because nothing was done to make it work. There has been systemic political and economic oppression of a formerly separate territory. There was no such place as Cameroes, Kamerun, Cameroon, Cameroun before 1884! What was formed by colonial masters, we took as our fatherland and we did nothing to make everyone in it feel like this was the land of his/her fathers in its entirety. The CDC that existed since 1947 is now completely run by French Cameroonians. Crude Oil was 1st discovered in the 80s in British Southern Cameroons and the SONARA created to manage it. After over 40years of independence, we still had no educational system and were threatened with complete eradication of what we managed. We were obliged to go to Yaounde to further education because there was simply no Anglophone school for Higher education. A series of strike actions including suspending schools led to the creation of the GCE Board in 1993 as well as the University of Buea.

The autonomy of Southern Cameroons has been systematically demolished since its independence on October 1st 1961. The creation of a unitary state and unitary political system and the centralisation of power in Yaounde have worsened the situation over the years. Important dates in Southern Cameroons history have no importance in the current state of Cameroun. Southern Cameroons is one territory which voluntarily elected to get into a union with La Republique du Cameroun on 11 February 1961. Nobody forced us into it although we were limited with our choices. Nobody can also forcefully keep us in it. This is not an ANGLOPHONE problem in the context of Cameroun because we all suffer from the effects of bad governance. This is a question of the self determination of a people who have felt like outcasts in a marriage they joined on their own. Treating it as a problem within Cameroon that can be resolved with governance adjustments is not enough. It is not a quest for decentralisation. It is a quest for autonomy. The question here is of the right to manage its legal, educational and political systems of governance whether that is within a greater union or not. 11th February is not only Nelson Mandela’s prison release date. It symbolises the start of a union in West and Central Africa of a people kept apart for over 40 years. Life had changed a lot and older people made a decision for the future of younger people and their generations to come. It was and is not impossible to make this Union work but today Southern Cameroonian YOUTHS are out again complaining about the same issues every generation complains about: “THIS UNION IS A SHAM AND DOES NOT WORK FAIRLY FOR ALL OF US IN IT.

11 February 2017 will be a day for me to reflect on the History of the place I come from, to mourn the current arbitrary arrests, internet shut down, injured and loss of lives for voicing legitimate concerns, to regret the deterioration of this Union and to reflect on the way forward.


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6.2.17

Le droit de partir - #MyHopefulBrothers #1

J'écrivais cet article le 18 janvier, il y avait encore Internet en zone anglophone. Je n'en reviens pas d'écrire "il y avait internet". En 2017. Dans mon pays. Ce billet sera le premier de la série My Hopeful Brothers. Dédicace à ceux qui croient en des lendemains meilleurs, et qui vont les chercher.

Le plus drôle dans cette conversation ? Je me suis excusée de parler en français parce que je voulais être totalement comprise, et elle s'est excusée de parler en anglais, pour ne pas perdre trop de temps à chercher l'orthographe des mots. Comme quoi, ça n'a jamais été une question de langue.

Cet article était plus fort que moi, j'avais peut-être besoin que les uns et les autres se lisent, pour peut-être se comprendre. Je voulais que les gens entendent les idées, les coeurs et non les personnes. Parce que francophone ou anglophone, fermé ou ouvert d'esprit, ici toutes les idées ne peuvent pas se valoir.

Toutes les idées ne peuvent pas se valoir quand on se sent rabaissé. Toutes les idées ne peuvent pas se valoir quand on se sent négligé. Raison pour laquelle des corporations comme je lis partout sont descendues dans les rues, et pas n'importe lesquelles. Il s'agissait de ceux qui maîtrisent la loi, les avocats, et surtout, de ceux là qui nous apprennent tout, pour si peu de reconnaissance, les enseignants.

Je devais sentir dès lors que ça n'annonçait rien de bon. Car si eux, garants de la loi, de l'éducation, de la justice, des valeurs se fâchaient, Etoudi avait des raisons de trembler. Vous connaissez la suite logique ; police, débordements, vidéos des abus sur Internet, villes mortes et finalement, un mot qui effraie plus d'un, "référendum". Référendum demandé par des leaders en zone anglophone, pour se prononcer sur la sécession ou le fédéralisme (ou l'unité actuelle mais ça je crois que... Bref laissons mes croyances). Si pour d'autres ce dernier élément n'a rien à voir avec les demandes des corporations, pour moi ça apparaît comme une suite (trop) logique, venant de la part d'une population qui a peut-être été finalement "collée" à une autre sous le même drapeau.

Pourtant des choses telles que le système éducatif ou la rigueur/le professionnalisme dans la façon de fonctionner nous séparent. Pour ce qui est du système éducatif, c'est facile à prouver. Comparer le nombre d'élèves "francophones" en école "anglophone" et vice versa. D'ailleurs il me semble que la meilleure université publique du Cameroun soit UB. Comme si au Cameroun en terme d'enseignement si ce n'est pas privé religieux, ou publique anglophone, ça ne vaut pas la peine.

Par ailleurs, quand je travaillais sur le blog CamerFinest, j'ai eu à m'intéresser aux talents de la zone anglophone et si le talent ne peut pas être comparé, le  professionnalisme si. J'ai découvert des shows peu connus voir inconnus en zone francophone dont la qualité supplantait alors celles de nos séries télévisées hebdomadaires. J'avais eu l'impression que c'était un autre pays. Un peu comme quand j'ai réalisé que Bamenda était la ville la plus propre que je connaissais (histoire ici).

Tout ça pour dire que les faits sont là, les différences existent. Cela ne justifie pas les insultes ou le manque de respect, mais le reconnaître donne une base de discussion. Une partie du 237 fait ce qu'elle peut sans trop tomber dans le ridicule, l'autre est clairement au-dessus de la masse (God save the Queen) !

Mariage compliqué, mais pas impossible

On peut donc dire que ce mariage bat franchement de l'aile. D'ailleurs cette métaphore du mariage je la tiens de quelqu'un que j'aimerais citer

I dont think Cameroon existed before colonialism. At least not as "crayfish". I think we were all just tribes and we got put together and then separated and then put together again.

I believe we have a duty to make it work now and we cannot run away from the marriage of over 50 years without trying. What I dont believe is anyone who will undermine Southern Cameroons. Just because we are a minority or because history didn't teach many. We existed as a country and I take the plight for self determination as a nationalist movement.

Anybody who feels that we must accept any terms for this union is telling me that you can stay in a marriage through abuse without considering counseling or seeking help or at worst a divorce.


C'était ça l'idée. L'idée était de dire que ça ne va pas et que quelque chose doit être fait. L'idée était de dire NON le Cameroun n'est pas uni. L'idée était de faire entendre cette voix là. Certains francophones forts de leur condescendance ne voulaient rien entendre. D'ailleurs, en cas de référendum, ces mêmes francophones voulaient avoir le droit de voter. Le beurre, l'argent du beurre, le bras de la crémière et que sais-je encore... On leur a ri au nez, on a dit que les secessionnistes se trouvaient des prétextes et pourtant here we are...

Au moment où je termine cet article, ça fait 18 jours que la zone anglophone est privée d'Internet. Je vous laisse méditer dessus.

Source : Twitter - Papa Karlos


Deb.

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How I feel about 11th February - #MyHopefulBrothers #2



Pensées anonymes - #MyHopefulBrothers #4


5.11.16

Un dimanche dans le Nyong-Et-Kelle

18 juillet 2016

Touchdown Eseka. Il y a 24 heures je fixais désespérément la sortie des bagages. Je ne fus libérée qu’une heure et demie plus tard. Loin des accents du white, loin des accents de la sœur (béti) qui wesh wesh, me voici (déjà) dans la région du centre.

Eseka. Chez les bassas de l’autre côté. Eseka et sa route qui ne se raconte pas. Eseka dans sa douceur. Il y a quelques mois, je regardais C. et ses besoins absolus d’alcool au bord de la route de manière dubitative. Et pourtant c’était qui au bord de la route avec sa boisson ? Moi. Pour féliciter mon ventre de sa patience de deux années, je me suis fait offert le stock de mitumbas de la mater du coin. Mais mon bonheur ne pouvait être complet qu’avec mon Lait concentré sucré nestlé. Ici je vous demande de ne pas juger ce que vous ne connaissez pas.

Le paradis sur terre, c’était un peu hier. Hier et l’impression que ma vie reprenait une vitesse acceptable. Hier et l’impression que les pays bassa constituaient mon berceau. Hier et l’impression qu’un poisson bien braisé, qu’un mitumba bien cuit, qu’une boite de lait concentré bien percée et qu’un jus des brasseries bien frais, suffisent à tout arranger.

A l’heure où j’écris ces lignes, La défense is on my mind. Je me dis qu’à cette heure, ma chef doit déjà être au bureau. Pourquoi penser au travail pendant ces vacances ? Parce que j’estime que dissocier les deux n’est pas obligatoire. Je suis tout de même dans ma bulle à Eseka. Apparemment j’invente des moustiques qui n’existent pas. Apparemment j’ai des vêtements douteux (rien de bien nouveau alors) Et pourtant, je ne perds pas le Nord. Quand Pasto me demande si je serai chargée de clientèle, ou chef d’agence, je lui réponds « loin, je serai bien plus loin ». Parce que si Eseka c’est la ville du Cameroun qui me renverra des souvenirs toujours aussi mitigés, Eseka fait partie de mon histoire non choisie, alors que demain… Hum !

Vous savez ce gars qui a tous les défauts de la terre, que tout le monde pointe du doigt (qu’ils le connaissent de près ou de loin), et qu’on ne peut s’empêcher malgré tout d’aimer avec la conviction que notre dernier battement sera pour lui ? Bah je vis une histoire similaire. En regardant le moindre bout de cette végétation équatoriale, j’ai la conviction que je ne pourrai jamais aimer aucune terre bretonne, aucun grain de sable des caraïbes, comme j’aime cette brousse jamais défrichée. C’est ça l’amour, ça ne s’explique pas.

Deb

Avec Locko : une soirée d'émotions

Je commence l'écriture de ce billet avec 'No more' en fond. Il s'agit de mon titre préféré de l'album Skyzo de Locko, titre qu'il n'a pas joué ce soir. Seul point négatif en ce qui me concerne.




Théâtre de la boule noire

Métro Pigalle. Boulevard de Rochechouart, 18e arrondissement. Voilà la Cigale. Et partageant le même mur que cette salle, voilà que se dresse le théâtre de la boule noire. Comme pour dire qu'en remplissant ce théâtre, la Cigale, et toutes les autres salles mythiques de Paris et du monde sont à portée de main. A portée de main, quand on a un talent aussi gros que ce lui de Locko, ce n'est pas compliqué.

DJ MASTA PREMIER

Les majuscules sont de rigueur. Il a ouvert le show quelque part entre 19h et 20h et le ton était donné. La personne se cachant derrière le nom "Dj Masta Premier" est tellement plus qu'un DJ, mais quand ses doigts touchent les platines, ça frôle la perfection. Ce que j'aime avec lui c'est qu'il a ce "bring cameroonian music to you" qui fait que vous pouvez être branchés de ouf, mais avec ses mix, vous découvrez toujours une pépite de chez nous. Je ne sais pas quoi dire tellement c'est à vivre alors je vais faire simple : le gars nous a mis bien. A un moment, un "ambianceur" est venu accompagné Masta au micro et oui ça a bien fonctionné. Il était temps de passer aux premières parties.

Tom K

Exercice simple : Tapez Tom Kingue sur Youtube et regardez l'étendue de son oeuvre. C'est simple le rappeur originaire de Douala travaille. Les "puristes" du 237 savent qui est Tom K mais il reste peu connu du grand public. Raison pour laquelle je pense qu'il aurait pu choisir des titres plus connus et/ou plus entraînants de son répertoire et/ou délaisser le playback. Dans tous les cas, c'était bien pour un début de spectacle en douceur.

21.10.16

J'ai mal à mon 237 - Vendredi noir

A l'heure où je parle, j'ai un billet prévu pour parler de la magnifique journée que j'ai passé dans le Nyong-Et-Kelle il y a quelques mois, mais à partir d'aujourd'hui, ce département évoquera surtout des souvenirs tristes à de nombreuses personnes...

Comme un mauvais film

L'axe-lourd Douala-Yaoundé coupé, les images font froid dans le dos. C'est presque un miracle que le bilan ne fasse pas écho de nombreux morts. Douala, Yaoundé, les plus importantes villes du territoire ne sont plus reliées. Ou si. Des détours existent. Le train existe. L'avion existe.

L'occasion de faire un détour par les villages bassa du Nyong-Et-Kelle. Et pourtant je repense au gigantesque bourbier qui a failli me coûter un mariage (en tant que cousine et fille d'honneur de la mariée, eh Dieu) à la sortie d'Eseka, en allant vers Douala. Instinctivement je me dis que prendre le train est peut-être plus sage.

Parce que ce sont quand même les trains de Pa'a Bolloré. Parce qu'ils ont fait les choses bien, ils ont augmenté leur capacité afin de pouvoir transporter plus de passagers. Finalement, ce n'est pas une fatalité. Et comme le souligne @ngimbis, l'axe Douala-Yaoundé, au-delà du transport de personnes est important pour le transport des marchandises dans la sous-région, la situation ne va donc pas s'éterniser.

Et quand on croit avoir vu le pire, ce n'est que le début. Les esprits ont peut-être trop joué avec le feu (no joke/lie, you don't want to have anyhing to do with an angry (dead) bassa), mais ce qui s'est passé plus tard dans la journée, prévisible pour certains, est juste la chose qu'on ne voulait absolument pas voir. Un déraillement.

Que dire finalement...

On pourra toujours essayer de traiter l'information avec humour comme on sait si bien le faire, mais c'est grave. Une route barrée, ok, on peut l'entendre. Le moyen de substitution n°1 qui se transforme en corbillard, par contre, ça fait beaucoup. Ca fait beaucoup à digérer, ça fait beaucoup à comprendre. Ce sont les choses qui arrivent, mais qu'il y'a-t-il de mal à essayer de vaquer à ses occupations d'une façon ou d'une autre ?

J'entends d'ici les cris et les larmes. Je vois d'ici les poings, fermement, se fermer. Je la sens, cette colère pour l'instant silencieuse monter. Que titrera Cameroon Tribune lundi ? Qu'osera dire Son Excellence M. Biya'a Bi Mvondo lui, si loin de tout ? Vous voyez, moi aussi je veux le pointer du doigt. Parce que la fatalité c'est moche, et qu'on a besoin de comprendre, on a besoin de coupables.

Parce qu'on en a marre que le Cameroun soit derrière. On en a marre que de telles absurdités se produisent. On veut savoir à quoi sert l'argent versé au péage. On veut savoir que font ces grands ingénieurs des pont et chaussées. On veut savoir si Bolloré nous a refilé/laissé la sous-merde des trains. On veut savoir pourquoi Camair-Co nous fait autant honte, pourquoi la Camrail a déraillé et pourquoi nos routes sont aussi... aussi... aussi !

Ça devait arriver ! Ça devait arriver. On savait tous qu'on avait un problème de transports. Les récents travaux de l'axe-lourd, le pompeux nom "intercity", la récente décision de Camair-Co de se concentrer sur les vols nationaux, c'était le nappage et la cerise sur un gâteau périmé.

POURQUOI TOUJOURS NOUS ?

On dit souvent qu'on a de la chance d'être camerounais mais au moment où je m'apprête à mettre un point final à cet article, je suis profondément triste et ai grandement mal à mon 237.

Que le ciel prenne pitié.

D.

15.9.16

It’s not just about the president

Il y a quelques jours j’avais fait une série de tweets où j’expliquais pourquoi en ce qui concerne la politique camerounaise et moi, j’appliquerai une seule chose : l’abstinence.

J’ai enchaîné sur le fait que finalement les politiques étaient les derniers de nos problèmes parce que le premier problème était nous.

J’ai donné l’exemple de ces jeunes dans mon quartier qui avaient jeté leurs ordures au sol alors que les bacs poubelle étaient juste là, devant leurs yeux. Rien pour moi ne justifiait un tel acte parce que les bacs étaient accessibles, le plus grand gars avait la taille requise pour l’atteindre, et c’est un quartier résidentiel ou à priori, les gens reçoivent une éducation (scolaire) plus au moins correcte : on ne peut pas dire qu’ils vivent dans un endroit où ils sont habitués à voir de la saleté par terre. Pour moi de conclure donc « est-ce que c’est Paul Biya qui va venir ramasser les ordures au sol ? »

11.9.16

Charlotte Dipanda s'est surprise à L'Olympia

Nous voici donc de retour de l'Olympia, où la talentueuse Charlotte Dipanda s'était installée, le temps d'une soirée.

Charlotte Dipanda pour les plus "jeunes" c'est Ndolo Bukate, pour les plus vieux, c'est Jeannot Hens. Pourtant les débuts de notre Charlotte, ça ne remonte pas à si longtemps que ça, à peine une quinzaine d'années, elle avait alors 16 ans (aux âmes bien nées la valeur n'attend pas le nombre d'années dit-on).

Et comme elle le dit elle-même, tout au long de son parcours, avec ces hauts et ces bas, elle était alors LOIN d'imaginer qu'elle serait sur la scène de la mythique salle de l'Olympia.

Alors le show a commencé avec Malaika Lokua (fille d'un certain Lokua Kanza), qui a tout de suite donné le ton avec sa jolie voix. Mais l'immense découverte pour moi allait suivre, il s'agit de Sanzy Viany. Sanzy Viany, je la connaissais déjà, et je savais que c'était une perle. Mais ce soir elle a été époustouflante ! Des cris qu'on dirait tout droit sortis de notre belle forêt équatoriale, des pas de danse à faire rougir n'importe qui, cette présence scénique, cette tenue d'un jaune flamboyant et ce talent musical ! Elle s'est comportée en véritable patronne sur cette scène, nous laissant bouche bée, et tout simplement heureux. Bien sûr Sanzy Viany ça s'écoute, mais au-delà de tout, ça se vit.

20.12.15

Kongossa bar ou le pourquoi de CF

Kongossa bar non ce n’est pas le nom d’un énième bistrot de la rue de la joie à Deïdo mais le nom d’une des dernières playlists de Mister en Mode.

C’est  quoi/qui Mister En Mode ? Laissez je vais bien vous parler de lui, avec tout l’honneur qu’il mérite. Je ne sais pas si ça sera ici ou ailleurs mais c’est sûr je déposerai des mots sur misterenmode.com .

Donc nous en étions à Kongossa bar : cette playlist de Mister en mode est donc le meilleur de la musique urbaine camerounaise 2015 et comment vous dire ? C’est la patate ! C’est trop daaaar *roulement des yeux*. C’est la mort ressuscitée, c’est tout ce que j’aime dans mon pays quoi !

Mais pourquoi je prends la peine de venir sur le blog ? Parce qu’écouter cette playlist (et plus précisément ma chouchou Blanche avec son titre Killa) m’a rappelé pourquoi j’avais ouvert Camer Finest il y a près d’un an et pourquoi non je ne m’avouerai jamais  vraiment vaincu quand il s’agit de broadcast la musique de chez moi !

26.11.15

Les faux ways


Les camerounais et les faux ways vraiment, je ne vous dis même pas !

Je sors comme ceci de Twitter et je me suis dit qu’il fallait que je pose ma surprise ici. Comme c’est MON blog personne ne pourra venir me parler fort !

Le Cameroun et les camerounais ont accompli le joli exploit de mettre leur miss en n°3 des people choice de Miss World et c’est ? BIEN ! Parce qu’on sort de loin !

8.11.15

La petite cherchait le collage

C’est l’histoire d’une jeune fille, pas particulièrement belle, pas particulièrement douée et collégienne dans le meilleur établissement de la place.
C’est l’histoire donc de cette jeune fille qui fréquentait un établissement catholique et allait à la messe deux fois par semaine.
C’est l’histoire de cette jeune fille d’apparence bien en tout point, fille à maman/fille à papa.
La jeune fille de cette histoire est aussi « enfant  de la barrière » puisqu’elle ne sort et ne se balade jamais.

Et pourtant…

L’établissement le plus strict peut aussi s’avérer être très cool, surtout à l’occasion de la fête de la jeunesse.
Non notre fille bien en tout point n’est pas restée chez elle. Elle est allée fêter avec ses camarades.
Mais elle était décemment vêtue (elle sortait de la maison de qui de toute façon ? ).

20.5.15

Bonne fête à la #Team237


A journée spéciale, billet spécial !


Pourquoi spécial ? Déjà il ne sera pas long, j'ai juste quelques mots à poser.


20 mai. Fête nationale camerounaise. Fête de l'unité. Parce que le Cameroun est un et indivisible. Parce qu'à travers les 10 régions flottent ce très beau drapeau vert-rouge (avec une étoile jaune)-jaune.


Je n'aurai en fait jamais assez de mots pour vous dire à quel point je suis fière d'être camerounaise. Mais au delà de tout ça, je suis fière de mes frères.


Apparemment ça a pris feu sur les réseaux sociaux. Apparemment il y'en a qui se demandent de quelle unité on parle.


A tous ces gens je viens dire que l'unité c'est au Nord Cameroun. L'unité c'est cette bamoun et ce beti/bami qui ont repoussé les barrières pour rendre le sourire. L'unité c'est #Smile4Peace .


A ceux qui vont s'attarder sur les bêtises, à ceux qui vont envenimer les choses, à ceux qui salissent l'image de notre pays, et surtout à ceux qui n'ont plus foi en notre pays, je vous souhaite de vite revenir sur le droit chemin parce que le Cameroun ne se construira pas sans vous.


Au reste, aux vrais, aux fidèles au poste, ceux qui pourraient mourir pour leur pays, ceux qui oeuvrent dans l'ombre, ceux qui nous poussent vers l'avant, je vous souhaite une très bonne fête.


Hopeful Deb.


Pour vous servir. *emoji bonhomme qui sourit*



13.4.15

Et dans trois jours #smile4peace

Et dans 3 jours la collecte #smile4peace prendra fin. QUID ?

Des jeunes camerounais ont lancé il y a un peu plus d'un mois une collecte en ligne afin de récolter 3500$ soit près de 2 millions de francs CFA.

Ils serviront à acheter des denrées alimentaires, de l'eau potable, des boites à pharmacie, des lampes-tempêtes et autres équipements de survie et de première nécessité que nous nous empresserons d'acheminer auprès des victimes et familles des soldats tombés au combat.

Mais au moment où je pose ces mots, seulement 70% des dons attendus ont été collectés. J'ose espérer que ce billet parviendra à des personnes désireuses de donner ne serait-ce que 5$ (4,73€ ou 3096 F CFA).

1.3.15

10 reasons why we love Cameroon #Smile4Peace

Coucou,

Aujourd'hui je partage avec vous des raisons. Raisons de quoi ? Raisons de sourire, d'espérer, de se mobiliser, de se battre, de donner un peu de soi. Des camerounais nous disent ici pourquoi ils aiment le Cameroun... Vous pensez que ce sont des raisons valables pour dénoncer BH et soutenir les populations dans le Nord ?



An original idea of #Smile4Peace

Pourquoi aimes-tu le Cameroun ?

1) Jean pierre Boep, Promoteur de MaPause Digitale
"Ce que j'aime le plus au Cameroun et je crois je ne voudrais pas voir se perdre, c'est l'humour à la camerounaise. Il est spécial tu ne peux pas te balader dans une rue de Douala ou Yaoundé sans y être confronté. Cet humour à la fois taquin, mesquin et ironique fait partie de notre patrimoine identitaire et je n'imagine pas un Cameroun sans cela."

2) Numerica, Artiste Musicien
"J'aime la bonne nourriture . Ça ne devrait jamais disparaître."

3) Kefgang Chidje Sorea, Élève.
"Ce que je préfère au Cameroun c'est SEME beach à Limbe et La Piscine du Chariot a Buea."

4) Françoise Ellong, cinéaste
"Je ne changerai pour rien au monde la diversité culturelle du Cameroun. On peut dire ce qu'on veut, moi je pense que la richesse du pays repose là dessus. Je suis fière d'apprendre aux gens que mon pays natal est bilingue, compte environ 150 tribus si ce n'est plus, le tout avec toutes les religions qui cohabitent."

5) Gaelle Onana, fondatrice GNA Communications.
"Pour moi le Cameroun c'est avant tout le mode de vie des populations entre elles qui doit absolument être maintenu. Dans le sens où il existe une sorte de de solidarité et de synergie entre les individus qui cassent avec le coté individualiste que nous avons en Europe. Le fait de ne pas avoir à prévenir 100 ans à l'avance pour venir chez quelqu'un, le fait de partager des moments de convivialité avec nos voisins, les gens de notre quartier, notre boutiquier, et d'être tout aussi touchée si une situation lui arrive que si celle ci nous arrivait à nous.. Cette joie de vivre qui masque la douleur, les problèmes, la misère, cette envie de se dire "Soyons juste heureux" Que l'on partage beignetariat du coin, au bar du coin, au poisson braisé du coin.. C'est ce qui fait du Cameroun, un pays exceptionnel".

6) Anna Keds, créatrice de labiblioafronebrulepas.com
"Le Cameroun est le doux berceau de mes ancêtres, de mes grands-parents, de mes parents, de mes frères et soeurs, en bref des personnes qui me sont le plus chères au monde donc j'aime mon pays pour les avoir porté en son sein. J'aime véritablement son coté Afrique en miniature, un climat changeant d'une ville à l'autre, des paysages inattendus.
J'aime la volonté de croire et de bâtir malgré les vicissitudes du quotidien (coupures de tout ordre, tracasseries administratives). J'aime notre franc parler et notre franc anglais.
Le kmer c'est le kmer mais gars on ya mo, eh oui pardon, j'aime la tchop, inégalable, sans ça tu meurs."

7) Boris, créateur de immigrechoisi.com
"Pour la même raison qu'on aime ses parents"

8) Jim-Kevin Moukoury, rédacteur chez Douala C'Koment.
"Parce que je suis persuadé que nous sommes un pays béni de toutes les façons imaginables. Je ne parlerais pas des femmes magnifiques, notre arc-en-ciel culturel, jusqu'à l'assiette de eru. "

9)Vanessa Kenmoe, rédactrice à Douala C'Koment
"Parce que tous mes souvenirs d'enfance y sont."

10) Toi cher lecteur
Qu'en dis-tu ?

Partage ta raison sur Twitter et Facebook sans oublier le #Smile4Peace.

Ce billet est à l'initiative de personnes désireuses d'aider comme ils peuvent leurs compatriotes. De quoi s'agit-il ? TOUS les détails sur le projet #Smile4Peace sont parfaitement exposés chez Les Ways Ndolè.

Mais s'il y a une chose à retenir, c'est qu'on peut faire quelque chose pour ce pays qu'on aime . Contribuez à la collecte #Smile4Peace . Tous les fonds permettront de fournir denrées alimentaires, eau potable, boîtes à pharmacie et autres aux populations du nord et aux familles de soldats tombés au combat.

Le lien de la collecte : https://www.indiegogo.com/projects/smile4peace

Et n'oublie pas, toi qui lis, de partager cet article sur Facebook ou Twitter, en donnant la 10e raison, la raison pour laquelle TU aimes le Cameroun.

Hopefully Yours,

Deb.

11.2.15

Cette jeunesse camerounaise


Elle est curieuse cette jeunesse camerounaise.

Elle veut des réponses, et cherche ses réponses. Elle se cultive de plus en plus.

D'où vient-on, où va t-on ? Pourquoi nos martyrs sont aussi peu reconnus ? D'ailleurs qui sont vraiment nos martyrs ? Qui est derrière telle campagne ? Qui a organisé ce concert ? Quel était le but de telle action ?

Encore et toujours des questions qui en général trouvent des réponses auprès de cette jeunesse qui en sait de plus en plus (n'en déplaise à certains).

 
 



Elle agit et entreprend cette jeunesse camerounaise.

CEO (sihiho), ça fera bien sourire le Twitter 237. Mais oui il y en a pleins d'entrepreneurs dans cette jeunesse camerounaise. Des gens qui ont osé, à leurs risques et péril, avec plus ou moins de chance, mais ils l'ont fait. Des fois nos entrepreneurs nous tendent la main, là encore avec plus ou moins de succès, mais ils font tout ce qu'ils peuvent pour monter CETTE affaire. Que ce soit dans le domaine des jeux vidéos, des médias, de la mode, du digital et j'en passe, les entrepreneurs camerounais sont bel et bien dans la place.

Et parce que si les entrepreneurs exécutent une action plutôt longue (merci Larousse), les non-entrepreneurs ne sont pas en reste. Les autres, étudiants, employés, mènent des actions tout aussi louables.






Elle a du cœur cette jeunesse camerounaise.

Je ne compte plus les démarches caritatives. Les visites aux prisonniers, la création de bibliothèques rurales, le noël avec les plus démunis et autres journées festives dans les orphelinats et autres évènements sont maintenant courants. Mais le partage n'est-il pas une des valeurs avec lesquelles on a grandit ? Les africains sont solidaires et la jeunesse camerounaise ne fait heureusement pas exception.

Je ne peux pas résister à la tentation de tacler aux passages ces malo qui disent aider dans ce sens. Mangez vos millions sans chercher à vous donner des airs de bonnes personnes.




Elle crie cette jeunesse camerounaise.

Oh oui qu'elle crie, qu'elle écrit, car tous les moyens sont bons pour se faire entendre. Des centaines, des milliers de voix s'élèvent chaque jour pour s'exprimer, dénoncer, revendiquer, critiquer. Tout le monde a son mot à dire et se multiplient sur Internet des échanges interminables. Oui, Internet a pris beaucoup de place, les réseaux sociaux sont devenus le moyen d'expression par défaut de cette jeunesse. Mais puisqu’elle entreprend, je n'ai aucun doute qu'avec le temps on se retournera vers les médias traditionnels faits pour nous... Par nous !




Elle bagarre cette jeunesse camerounaise.

Elle est riche de sa diversité cette jeunesse camerounaise. Je parle de diversité culturelle bien entendu, mais également, de diversité sociale. Plus les divergences sont grandes (origines, parcours, objectifs, etc.), plus le risque de frottements est grand et frottements il y en a. Tout le monde veut avoir raison, tout le monde veut avoir le dernier mot. Et il y en a, qui regarde tout ça de haut en disant "on en fera quelque chose".


Elle a un amour inconditionnel pour son pays cette jeunesse camerounaise.

Remettons-nous à l'honneur ! De plus en plus d'initiatives visant à montrer au monde que les camerounais font des choses et de belles choses voient le jour. Ce sont des blogs, sites internet, journaux, webradio, comptes instagram, salons, concerts, qu'importe !

Mais au-delà de ça, on aime notre pays, nos traditions, notre terre, nos athlètes, nos soldats. On peut être dépité, un temps pessimiste, tout ce qu'on veut c'est la justice.




Elle est belle cette jeunesse camerounaise.
 Ils ont la banane, ils ont la niaque, et surtout, ils sont beaux mes frères !




Cette jeunesse camerounaise n'est pas encore blasée. Cette jeunesse camerounaise y croit encore, et on croit encore en elle.

Alors, bonne fête à la jeunesse camerounaise !!!