22.3.25

Le pot de confitures de nèfles

Chers lecteurs,

Peut-être que c'est à cause d'un pot de confitures que j'ai recommencé à écrire. 
Pas à cause de H. De T. Pas à cause du travail. Pas à cause du Cameroun. 
À cause d'un pot de confiture de nèfles fait maison en 2017.

C'est peut-être à cause d'un pot vieux de 8 ans et ses souvenirs, des souvenirs de celle qu'elle était et des souvenirs de celle que j'étais que je vais réécrire.

Et peut-être qu'écrire c'est comme tout, on n'oublie pas vraiment. On se dit j'y reviendrai. On jette une tête et on repart. Mais quelque chose me fait me dire que c'est pour de bon. Mon vieil amour, je t'ai retrouvé, que le Ciel en soit glorifié.

Tu m'avais manquée.

Et voici que je te retrouve, sur un pot de confitures qui aura traversé la mer...

HD
Amateur de confitures, de thé, de petits déjeuners (français, Camerounais, anglais) 

20.4.24

Awara awara

 La police municipale au Cameroun est un exemple de trop du bafouement des lois qui régissent ce pays. Et je ne parle pas de la police municipale en théorie mais de la police municipale en pratique.

Saviez-vous qu'ils n'ont pas le droit d'apposer des sabots dans des zones dépourvues d'espace de stationnement ? Saviez-vous que tout agent n'est pas compétent dans l'apposition du sabot ?Vraiment nul n'est censé ignorer la loi et merci à l'intervenant de Sacré Matin de Radio Balafon du 18 avril, parce que j'en ai appris un peu plus.

Comment comprendre que ces personnes se croient autant tout permis ? Comment comprendre que la destruction au lieu de la mise en fourrière soit leur acte favoris face aux kiosques jugés en position irrégulière ? 

Comment comprendre que ces mêmes agents soient les champions du non-respect du code de la route (coucou Douala V)

Passons Awara... Je dis passons , parce que je ne veux pas croire que les personnes faisant les contrôles musclés sur les motos soient des agents de la police municipale. Mais d'où qu'ils viennent, n'ont-ils pas ASSEZ faits de dégâts ? Peut-on mettre un terme à leurs contrôles musclés ? Oui c'est Deb de Bonamoussadi qui le demande sur une plateforme peu lue mais il faut bien laisser des traces...

Comment comprendre que l'obligation d'assurance ou d'immatriculation des deux roues ne soit pas déplacé vers les concessionnaires des deux roues ? Comment comprendre que toutes ces motos puissent rouler sans plaque d'immatriculation ? Comment comprendre, même en cas de contrôle de masse, que le seul moyen de l'Etat pour contraindre les motos à s'arrêter soient des gros bras...

Il y a peut-être une fuite incontestable de cerveaux camerounais, mais n'allez pas dire que personne au Cameroun ne sait comment régulariser et contrôler les motos. N'allez pas me dire que personne ne sait comment gérer une ville.

N'allez pas me dire, ce qu'on sait depuis trop longtemps, qu'on est condamnés... Mentez-nous mieux et dites-nous... Qu'est-ce qui n'a pas marché ???


HD

19.4.24

Dieu c'est comment ?

 Dieu c'est comment ? 

J'ai eu envie de discuter avec lui, de lui dire comment ça allait récemment ici en bas, dans ma tête et dans mon coeur.

Et vraiment la température est bonne, très bonne même. J'écoute les Hillsong de 2006 et j'ai vraiment l'impression, à cet instant précis que le paradis est sur terre.

D'ailleurs si je mourrais à n'importe quel moment là, j'espère que mes proches sauront que Dieu a fait grâce, qu'il m'a beaucoup aimé, que j'ai aimé cette vie, que je l'ai aimé lui et que tout est bien.

Au travail, je sors de ma zone de confort, beaucoup ! Et j'ai réalisé ce matin que ce n'est peut-être qu'à 30 ans que je comprenais ce que veut dire travail, parce que j'ai toujours fait des choses que je comprenais, que j'aimais. Aujourd'hui où mon manger et le manger d'une vingtaine de familles dépend de mon inconfort et de ma capacité à aller vers l'autre, j'apprécie encore plus les heures de travail, la paie, car je sais ce que j'ai entrepris et l'objectif noble que j'avais en tête. 

A la maison, j'ai lâché prise ET je fais preuve de plus d'intentionnalité : la vie en communauté repose sur le soi et sur l'autre. Je pourrais d'ailleurs remplacer vie en communauté par vie en famille ou par mariage.

Mon coeur est plein. Plein.

Ma tête est peut-être reconnaissante que j'ai couché tout ça sur un papier alors...

Leggoooo ! 


Welcome back, Hopeful ! 

I missed you. So much.

18.3.24

Hello You

 

I’ve been blessed with a big family and loving parents.

Then in my 20s I decided it wasn’t enough so I went on and had a bigger family, my chosen ones, my friends.

Finally I met someone special and decided that I’ll be with him for the rest of my life. That’s pretty family-ish.

 

I don’t know how, but a little boy stole my whole heart. That’s how I discovered I was able of loving again, so fully.

But I trusted God on that. His parents , young, like us. Funny, like us. They were the perfect neighbours.

Someday, I joked about “J’s little sister”. Little did I know that she was already there, in her mom’s belly !

 

But why am I saying all that ?

 

Because J’s little sister is HERE and I don’t know how to behave. I’m so happy for her life.

I’m happy for her family. My heart is just SO full.

God is GOOD. GOOD GOOD.

 

And me, Ms Chatty, I’m speechless.

 

Thank your lord.

 

And welcome Piyou Piyou ! I don’t know about them, but I love you little girl ! And I hope some day you read this…

 

Tata D.


PS : Thank you Baby girl ! You got me back on the blog. And Mom is my star !

PS 2 : Congraaaats Dad ! 

25.1.23

Martinez Zogo

 J'aurais préféré ne pas en parler.

J'aurais préféré le silence. Comme je disais dans la newsletter lundi dernier, pourquoi sortir de sa zone de confort ?

Que j'écrive ou pas il est décédé : à moi de profiter de la vie.

Mais autant je suis moins présente sur Twitter depuis le début de l'année, autant je me devais de lire les réactions. Ce n'est pas en faisant l'autruche que je pourrai effacer la vérité.

Alors Martinez Zogo. 

19.1.23

S'en sortirai-je ?

 Vous savez qu'est-ce que j'aimerais énormément ? 

J'aimerais rencontrer et discuter avec les personnes qui ont réalisé le budget 2023 du Cameroun.

J'aimerais qu'on m'explique ce que la population gagne en échange d'un pouvoir d'achat en baisse.

J'aimerais qu'une des pistes de solution à l'interrogation précédente soit autre chose que "l'Etat ne fera pas faillite".

Les timbres, les visas, la redevance informatique... Tout ça n'a l'air de rien et pourtant...

Pour moi c'est clair, tout ce qui est importé devient "produit de luxe" et oui, de force on va consommer le "Made In Cameroon". 

Alors on veut y croire au fait qu'il y a une vraie, belle, grande stratégie derrière que nous ne comprenons pas. On veut bien croire que ce n'est pas le pire parce que l'Etat fait tout pour ne pas augmenter les prix à la pompe.

Mais à une population à laquelle on ne donne que trop peu d'espoir, trop peu de rêves, trop peu de visibilité, trop peu de certitudes, venir grapiller son fond de caisse, si ce n'est injuste, c'est cruel !

Ceci marque aussi le retour ici de mes avis politiques.

A tous et à toutes vivant au 237, serrez la ceinture, ça sera compliqué.

HD

11.1.23

Simplement mes voeux 2023

 

J’ai une to-do list, et à priori… Bref je ne vous dis rien. Nous verrons.

Le soi. On en parle en philosophie, et dans les sujets de développement personnel qu’affectionne le lapin. Mais vous aurez beau déplacER des montagnes, faire bouger des foules, si à la fin vous vous êtes oubliés, est-ce que ça en valait la peine ? Des parents à moi répondraient OUI, moi je dis NON. Alors sans plus attendre, voici mes vœux pour la nouvelle année, et celles à venir.

7.1.22

Bienvenue chez nous

 Article dédicacé à Eric Mamruth...

J'ai toujours vu Douala et le Cameroun avec les yeux d'un enfant qui n'a jamais manqué de rien, qui avait accès à toute la culture (RFI, Euronews, TV5, Planète Enfants, Planète Jeunes) et qui chérissait tout ce qu'elle voyait. Quelque part dans mon adolescence j'ai découvert le sol rouge de la ville aux sept collines, et encore plus tard je découvrais les merveilles de l'Ouest et de Nord-Ouest.

(c) Eric Mamruth


Je n'avais pas beaucoup voyagé (notre Sud était mon Ibiza), et forcément je trouvais tout beau. Mais des fois il faut partir pour mieux voir. Pour d'autres, le Cameroun n'est ni beau ni vivable. Pour d'autres encore, le Cameroun ce n'est que ces endroits qu'ils filment dans les Routes de l'Impossible. Alors forcément, quand on se rend compte qu'on n'a pas beaucoup de raisons de bomber le torse à l'international, on s'accroche aux petites choses.


(c) Christophe Jousset



On s'accroche au fait que les Camerounais soient brillants. On s'accroche au fait que Richard Bona et Tonton Manu Dibango soient de chez nous. On s'accroche au fait que le Cameroun est une TERRE DE FOOTBALL.

Alors la CAN 2021 débutera dans 2 jours et nous accueillons déjà des étrangers venus de partout. Ils vont regarder le Cameroun avec leurs yeux à eux. Ils vont vivre LEUR Cameroun. Ce n'est pas le nôtre, ou alors ce n'est pas ce que nous préferons de chez nous, mais ça demeure chez nous.

(c) Herve Penot

Oui les reportages n'avaient pas tout faux. Il y a des endroits de ce pays, y compris dans les grandes villes où la distribution en eau et électricité est épisodique. Il y a des coins de chez nous qui sont plus instragramables que d'autres. Il y a de vrais sourires et des camerounais qui réussissent chez nous. Il y a aussi de vraies injustices , dans nos prisons ou au volant des bendskin.


Mais finalement qu'est-ce qu'on doit garder comme image du Cameroun et des Camerounais ? A mon avis on doit garder la vérité et simplement la vérité, sans chercher à l'arranger, à l'embellir.

Le Cameroun ne va pas bien. On s'offre une parenthèse sportive d'un mois mais nous n'allons pas bien, et après la fête il faudra se regarder dans les yeux.

Le Camerounais est fier et gueulard mais franchement, tenez tête au Camerounais. Nous sommes durs mais pas méchants.

Le Camerounais est drôle (même si c'est de l'humour noir) et gentil, vous êtez chez vous, chez nous.

Le Cameroun est beau. Sortez des grandes villes avec les grands hôtels, les immeubles de banques et les quartiers résidentiels d'expats qui côtoient des quartiers moins gâtés. Allez là où même nous nous n'allons pas parce que le voyage, même local est un luxe. Montrez le Cameroun , le vrai Cameroun, dans son ensemble, pas une version tronquée.

Une fois ceci dit, lavez-vous les mains et masquez-vous (il ne faut pas participer à la création de nouveaux variants), goûtez le meilleur de la gastronomie africaine, hydratez-vous, profitez de notre Cameroun mieux que nous-mêmes. Une fois deplus, vous en avez le loisir ! 

Et si jamais vous tombez dans une tontine* sur Twitter ou Facebook, j'ai un conseil pour vous. Répondez "mouf". Mais ne dites pas que c'est moi qui vous l'ai dit.


HD

*Tontine = Cotisations de remarques désagréables sous un tweet, ou en "cités" de ce tweet.

5.1.22

Nécessité d'écrire

Besoin d'écrire me semblait léger. Obligation d'écrire me semble fort. Alors ce sera "nécessité d'écrire". Je pourrais aussi dire "Nécessité de lire", parce qu'on n'invente rien, je n'invente rien. 
Je m'inspire des mots et des maux des autres et j'en fais ma réalité. 

Nous sommes tellement similaires mais tellement différents alors j'écris.
J'écris parce que je ne suis ni là, ni là. 
Ni au fond ni au top, en relisant j'y verrai peut-être clair. 

Mais j'ai sûrement dû l'écrire sur ce blog à maintes reprises : j'ai la maladie de ceux qui n'ont pas vraiment de problèmes
J'ai la maladie de ceux qui n'ont pas raison de se plaindre, et de ceux qui n'en auraient pas le droit.
Pire, avec le temps, mes bénédictions se sont multipliées, alors pourquoi cette urgence de la feuille blanche. 

Parce qu'écrire c'est moi. 
La meilleure façon de se (re)trouver quand on semble être perdu est de se rappeler de qui on est.
Je suis, j'aime, je compte, je réfléchis, je donne : ça je ne l'ai pas oublié.
Mais j'ai oublié quelque chose de fondamental : j'écris.

Et en vrai c'était ça ma chance !
La chance n'était pas d'être bénie, car au final nous sommes tous l'accomplissement d'un être suprême et/ou d'une famille.
La chance d'aller bien, d'être hopeful, était de pouvoir tout coucher sur le papier, disséquer et refermer le corps.
La chance c'était d'avoir un médécin pas trop bête, un peu curieux, maniant pas trop mal les mots.
Il faut croire qu'après de longues années (ne vous fiez pas aux incursions ci et là), j'ai de nouveau poussé la porte du cabinet. 

J'ai envie de copier sur Devon Franklin en vous souhaitant son Happy True Year. 
Comme moi ça peut être revenir à un ancien amour (Old), ou embrasser autre chose (New). 
Dans tous les cas, ce doit être authentique, et vous (True).

Et je souris en me disant que comme mes frères et soeurs dans les faits divers, si la faucheuse frappait disons ce soir, ce serait vraiment cool de m'être rapprochée de la moi la plus vraie. 
Je l'avais perdue en France, alors forcément elle n'était pas rentrée au Cameroun avec moi. Un an plus tard, ça va être chouette tout ça !

Alors à vous comme à moi, une fois de plus, Happy TRUE Year

Rendez-vous très vite, car si vous l'avez bien compris, c'est une nécessité ! 

Hopefully Yours,

Deb <3



22.5.21

Pleurons et marchons

Je viens de me rappeler pourquoi est-ce qu'il y a eu Plume Bleue, ou Hopeful Deb.

J'écrivais à cause du trop plein. J'écrivais parce que ça ne pouvait rester ni dans ma tête, ni dans mon cœur. Je m'en suis rappelée en terminant la lecture du témoignage de Tonton Alexandre Francis Sanzouango à sa sœur. Le monologue est drôle et profond. Le monologue est triste et plein d'espoir. L'auteur a fait un sans faute.

Alors je reviens humblement sur mon blog parce que récemment, ma tranquillité a pris un coup. Coup à cause de fiançailles qui vous sortent brutalement du "je"? Ça c'était avant. Coup parce que rien ici ne va dans le sens attendu et que le Cameroun est juste une salle d'attente de cabinet de psy ? Non pas ici.

Ma tranquillité a pris un coup parce que la tranquillité de mes proches a pris un coup en leur arrachant ce qu'ils avaient de plus cher. Devrais-je parler du coup de l'injustice ou du coup de l'incompréhension ? Peut-être est-ce le coup de l'inachevé, ou peut-être le goût de l'inachevé...

C'est certainement ça, l'amertume. On a beau être croyant, avoir foi au ciel et en demain. Pourtant on ne peut imaginer histoire plus tragique ou leçons supposement positives. Non j'ai pris ma position : la vie est injuste, elle a une horloge qui crible le cœur des uns et des autres de balles, et puis elle est insolente la vie.

Qu'est-ce qui reste ? Pleurer beaucoup... Si... Pas sur le coup non... Mais toute la vie oui. Parole d'orpheline : ça ne prend pas plus de sens avec le temps. Ça prendra souvent par lâcheté au milieu d'un fou rire... Ça prendra beaucoup dans les moments importants. Ça prendra un peu au réveil d'une nuit tumultueuse.

Enfin ? Pour finir ce monologue je me sens obligée d'emprunter à une tata si durement affectée dans sa chair coup sur coup depuis plusieurs mois déjà. À la question "Tata comment tu fais ?" elle a répondu : "Comment je fais ? Quand le Seigneur te dit lève-toi et marche, tu te mets debout... Et tu marches."

Marchons donc.

Hopefully yours,
Deb

21.12.20

Attention tout va bien

 

Je suis contente de revenir aujourd’hui sur le blog avec un sujet aussi important que la santé mentale.

Et je vais commencer par une définition. Ou une non-définition.

La santé mentale n’est pas l’absence de maladie mentale,  mais l’état de bien être, malgré les troubles/difficultés.

J’ai appris ça le week-end "avant-dernier" lors d’un Yvette Talks, modéré par Erika Wilson avec la participation des Drs Njiengwe et Eta. On était une dizaine dans cette salle de l’hôtel Onomo à Bonanjo et j’ai parfois du mal à partager l’avis général. L’avis général est celui selon lequel c’est une honte qu’une discussion autour de la santé mentale de l’homme et de la femme, avec des spécialistes de cette qualité n’ait pas fait salle comble. Et d’un autre côté, vu la richesse du partage et des échanges, je me dis que ça aurait été compliqué pour tous ceux qui voulaient s’exprimer de s’exprimer.

Alors même si je souhaite à Yvette Talks d’énormes succès dans le futur, même si je souhaite au plus grand nombre de camerounais d’être touché par ce sujet de santé mentale et de participer à ce type de discussions, je vais garder jalousement le souvenir de ce moment, et partager quelques bribes avec vous.

Amis Camerounais, vous avez déjà entendu dire que telle personne âgée était perdue, qu’on ne devait pas la laisser seule à la maison et autres… Vous avez aussi sûrement entendu parler du phénomène d’avion de nuit et de cette dame âgée retrouvée au petit matin loin, très loin de chez elle. C’est banal, c’est dans la rubrique « faits divers ». Et pourtant on ne pense pas à faire le lien. On ne pense pas à se dire que cette femme âgée retrouvée habillée ou pas ailleurs que dans son domicile souffrait de la maladie d’Alzheimer et s’était perdue… C’est forcément une sorcière.

En famille ou en couple, on dit que la femme parle beaucoup, et que les hommes, si calmes, s’en foutent. Pourtant, l’homme est capable de faire le vide, et de ne penser absolument à rien. Ce n’est pas faute de rencontrer des turbulences, il les gère simplement différemment. Et quand on réalise que les hommes ne sont pas « volontairement » « muets » mais qu’il s’agit d’un mode de fonctionnement simplement différent du nôtre, ça aide dans la compréhension de l'autre.

Allez une dernière pour la route ?

On lit souvent qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère. Et pourtant pour reprendre Dr Eta, « l’enfant qui grandit avec un père et une mère qui coule le parfait amour, c’est un cliché. » Le mieux pour l’enfant n’est pas un nombre précis de parents dans le foyer, un genre en particulier. Quelque soit la forme du foyer ou de la famille, il faut faire gaffe de ne pas intégrer nos enfants à nos maladies mentales. Voilà qui est le plus important.

Si vous êtes arrivés jusque-là, c’est top. Mais je ne pourrais pas finir sans revenir sur le titre. Ne pensez pas que ces sujets ne vous concernent pas, que tout allait bien dans votre enfance, que tout va bien aujourd’hui, et que vous n’avez besoin ni de vous cultiver, ni de consulter un spécialiste. Si tout va bien , inquiétez-vous peut-être. Parce que la santé mentale n’est pas l’absence de maladie mentale, mais l’état de bien-être.

Hopefully yours,

Deb

 PS : Merci et BRAVO à Erika. Avec tout mon respect et tout mon amour :) 

10.9.20

Parce qu'on vient de loin

 On passe le temps, à faire des plans pour le lendemain

Pendant que le beau temps, passe et nous laisse vide et incertain...

Corneille brought me here.

Alors avant de continuer je vous recommande d'avoir aux oreilles la version live de "parce qu'on vient de loin"...

Il y a longtemps que je me suis étendue ici et aujourd'hui on va faire comme à l'ancienne. On va parler. Ou du moins Hopeful Deb (HD donc) va monologuer...

26.2.20

Quelle poussière ici

Mais voyons !

Vous ne pensiez tout de même pas sérieusement que j'avais déposé la plume ?
Non chers lecteurs... Vous me connaissez et savez que je me tairai dans l'au-delà (quoique...).

Alors je vais répondre à quelques questions (si si vous les avez posées) pour nous remettre les idées en place. Ok ?

14.9.19

Mauritius, It's been a pleasure

Alors que je suis en route vers un autre pays, je vous publie cet article que je pensais perdu, de mes vacances à Maurice en mai dernier. Enjoy.

Au moment où je quitte l'hôtel pour l'aéroport je couche les mots pour remercier une si belle terre d'un si bel accueil.

Quelque part sur Flic-en-flac



Je viens d'un pays où l'on demande souvent qui aurait maudit un pays tout entier. Alors je pense pouvoir reconnaître un pays béni. Avez-vous entendu parler de Maurice? Vous a-t-on dit que c'était paradisiaque? La vérité ne saurait être autre.

Entre montagne et plage, chaque lieu est une carte postale. La végétation est maîtresse à Maurice et on se prend à dire que c'est peut-être ça le vrai urbanisme. Peut-être se rappeler que la nature est simplement un prêteur conciliant est ce qu'il faut faire.

Maurice est une île, une petite île alors vous voyez souvent la mer. Maurice est une île fière alors même dans les centres commerciaux "à l'occidentale", tout rappelle ce beau pays et sa richesse.

Parce que je parle de montagne, de plage, de végétation mais d'autres pays pourraient s'asseoir à cette table me diriez-vous ? Oui mais peu de pays (lesquels d'ailleurs) cumulent également une telle richesse de peuples, de langues, de cuisine, de cultures.

Au restaurant de Casela Adventures


Écoutez les mauritiens parler de Maurice. Découvrez dans leurs plats d'où venaient les premiers Mauritiens. Perdez-vous dans l'île, en ville comme sur la côte, et dites-moi si vous n'êtes pas jaloux de ce pays.

Alors comme m'a dit un sage, ce paradis, les mauritiens ont travaillé pour l'avoir. Ils sont donc contents d'accueillir les touristes qui viennent en profiter tout contribuant à la vie de l'île. Mais si ces terres sont l'oeuvre du Ciel, ce pays a bel et bien été structuré par des hommes.

Ne visitez pas Maurice, perdez-vous à Maurice. Ne prévoyez pas votre Maurice, laissez Maurice définir votre voyage. Et surtout si vous ne pouvez pas aller à Maurice, dans 5 ans, dans 10 ans, allez-y. Vous vous rappelerez de ces mots.

J'ai passé une semaine au paradis, et je pars heureuse. À nous revoir !

La raison de mon voyage et moi


PS : Je connais un pays avec une richesse culinaire et linguistique à faire oublier Maurice à n'importe qui. Je connais un pays avec un panorama tel que tous les reliefs s'y trouvent. Je connais un pays avec tellement de peuples qu'on ne saurait dire leur histoire à tous. Et pourtant ce n'est pas demain que ce pays deviendra une référence touristique... Mais un jour... On travaille (aussi) pour ça.

4.9.19

J’ai vieilli à 22 ans

Juillet 2017

J’ai prématurément vieilli à 22 ans. À partir de là, j’ai décidé que j'allais mettre mes efforts et mon argent dans les soins à 100€ au lieu des fonds de teint à 40€.

Le problème c'est que à 22 ans j’ai arrêté de faire les choses à moitié, un pied dedans, un pied dehors. Non. À 22 ans j’étais pleinement entière, ou bien je n’étais pas.

J’ai réalisé tout ça un jour de ma 23e année. J’ai réalisé que la Debora étudiante m’avait fait énormément sourire avec ces artifices, ses sourires, les cocktails. J’ai réalisé que la nouvelle était beaucoup plus heureuse, pourtant beaucoup plus casanière. C’était la même semaine que j’ai réalisé qu’en avançant on avait commis une grave erreur. Je n’avais jamais pardonné à la Debora d’avant ses erreurs. J’étais fière d’elle, je la pavanais, mais je ne lui avais pas pardonné pour tout le tort qui avait été causée d’abord à elle-même, puis aux autres.

C’est pour ça que j’ai vieilli à 22 ans. À 22 ans j’ai compris qu’on faisait des erreurs toujours plus grosses, qu’il fallait toujours assumer. À 22 ans j’ai changé de numéro et j'ai appris à me défaire des boulets. J’ai pleuré tout ce que mon corps pouvait à 22 ans, et après j’ai appris à aimer ce qui était bien et simple pour moi : la course, les salades, le salon de Kay, les conseils d’Eve et de Tcho, les rires de MR ou la lumière tamisée de mes bougies parfumées.

A 22 ans j’ai vieilli parce qu’il me faut très peu de choses dans ma vie. Des coups de fil, ma paire de baskets, Deezer Premium, voilà mes indispensables.

Quelle vie ! Dans un peu plus de 3 mois je vais souffler sur la 24e bougie. Il pourrait venir me chercher maintenant que je serais prête. Quelle belle vie ai-je eu.

HD

30.8.19

Les bons petits d'Arafat

J’ai lu l’article de Florian Ngimbis de Kamer Kongossa sur Arafat et il est revenu sur un point fort que de nombreux fans peuvent oublier.

Je n’aime pas la hiérarchisation des fans mais il faut quand même avouer que si Arafat nous a tous touchés, il y a cette catégorie là en particulier pour laquelle j’ai très mal. 

Je parle de ces milliers de jeunes dans ces capitales africaines pour qui la vie n’a jamais été tendre. Je parle de ces grands débrouillards, grands oubliés de nos pays. Arafat a été l’un des leurs et ne s’est jamais détaché d’eux.

Du coup quand on regarde froidement (malgré la tristesse ici), mais vraiment très froidement la situation on se dit qu’un phare est parti, un modèle. On se dit que ces jeunes là avaient Arafat, être humain perfectible (comme nous tous), mais vrai modèle. 

Arafat aura apporté plus de lumière à tous ces jeunes que tous les chefs d’Etats réunis. Il était une lumière pour eux, et ils mettaient la lumière sur eux. A présent on peut se demander mais au fait, c’est quoi leurs vies maintenant que leur grand est parti ? 

Je suis de la même génération que ces jeunes. Je n’ai jamais manqué de rien, j’ai même toujours tout eu en abondance. D’autres au moment où j’écris ces lignes sont incapable de dire ce qu’ils mangeront ce soir ou demain.

Alors après ces mots, moi qui les rédige, vous qui les lisez, nous retournerons tous à nos vies. Mais je pense que c’est notre responsabilité à tous de faire grandir/rêver/briller cette très belle jeunesse qui est dans nos rues.

Je vois ceux qui vont me dire « tant que le président...», « c’est le travail de l’Etat ». Je le redis, je m’en fous, ce n’est pas mon avis. Mon avis est que je n’ai pas besoin d’attendre le pape ou le conseil des ministres pour aider mon frère si je peux.

J’espère pouvoir revenir ici vous dire que j’ai mené une action concrète. 

En attendant, je vais retourner pleurer Arafat, en pensant à ceux là qui pleurent plus fort que moi, et qui vont retourner dans l’oubli et l’indifférence générale. 

Eh Arafat ! 

J’ai mal à ma jeunesse. J’ai mal à mon Afrique. 

HD

Et maintenant voici DJ Arafat

MJ était un génie musical qu’on ne saurait pas oublier...
Je n’ai pas fini de pleurer Whitney Houston...
Et maintenant voici DJ Arafat...

Pourquoi une telle introduction ? Une journaliste/présentatrice camerounaise disait que les seuls vrais perdants sont ses proches parce que nous on passera à autre chose dans quelques jours.

Au Small Tchop à Libermann...
Dans la cuisine de ma mère...
Dans la voiture de Wilfried...

Près de 10 ans d’une vie marquée par la musique d’un artiste et on pense sincèrement qu’on peut oublier dans quelques jours ?

A-t-on seulement oublié Douk Saga ? 

Ça fait bizarre de devoir les placer dans le même espace temporel, celui de l’éternité

Les artistes sont les guérisseurs de l’âme. DJ Arafat nous a apporté tellement de joie et aussi de sagesse au travers de titres se comptant par centaines. 

Sa musique est restée, alors lui aussi est là. Et si Ange Didier est pleuré par sa famille, Arafat est pleuré par des millions d’Africains (mais pas que) à travers le monde, et on n’a pas fini de pleurer. 

A se revoir de l’autre côté. Que le créateur de la sagacité et toi préparez déjà les bons titres.

On arrive !

HD

23.3.19

Très bien chef !

Très chanceuse.
Trop bénie.
Enormément vidée.

Je viens de réaliser un truc. Très stupide oui mais c'est là, 23 mars, 21h14 que je m'en rends compte. Quand les gens partent ils laissent juste un grand vide. En fait c'est comme s'ils avaient toujours été dans une espèce d'appartement très joli, et qu'à leur départ, l'appartement, toujours aussi joli, demeurait vide, sans que personne d'autre ne puisse y habiter.

La personne qui m'a donné mon premier poste en tant que jeune diplômée il y a 2 ans va quitter le service pour autre chose, d'encore mieux. Alors je ne sais pas si c'est juste un mauvais timing, une accumulation, mais j'ai réalisé que ça faisait un autre pilier qui partait. Pour le mieux, pour lui. Mais après avoir ri et appris (énormément) avec une personne, se rendre compte qu'on n'aura plus l'occasion de le faire, ça pique, fort.

On n'est pas supposés tisser des liens (si si quelqu'un a dit ça) sur le lieu de travail mais le Ciel sait combien de relations aujourd'hui nés là-bas comptent pour moi. Alors le jour de son départ sera dur. Parce que j'avais oublié qu'il n y avait pas que les événements tristes qui pouvaient éloigner les gens.

J'ai toujours aimé mon poste et les personnes que je trouvais au travail. Du coup, ça allait toujours très bien.
Aujourd'hui aussi ça va très bien.
Mais peut-être n'avais-je pas réalisé que si ça va très bien, c'est aussi grâce à ces toutes personnes, qui sont parties, qui partent, qui sont là...

Ambiance pourrie pour un samedi soir mais ça ne prévient pas quand ça vient.

Et le départ d'un manager top, bah je découvre que ça peut soulever d'autres choses...

What a life !

HD

29.1.19

Ma mère a tout fait pour moi

Quelque part en 2018...


Ceci est le deuxième article du genre. Je viens de remettre mon horloge-réveil à l'heure. Je me rappelle d'ailleurs que mon réveil sonne toujours à l'heure pile, en effet je sais mettre l'aiguille jaune de l'alarme pile au bon endroit. Des années de réveil à 5h30 au primaire, grâce au réveil acheté par maman m'ont formée.

Ma mère a tout fait pour moi.

Ce n'est pas un mea culpa puisqu'elle attend des excuses que je n'adresserai pas. Ce n'est pas un "déculpabilisant" puisque le ciel gris n'a jamais remis en cause la présence du soleil quelque part derrière ces nuages. Non c'est un fait. Je me réveillais soit grâce à ce réveil soit à cause de mes pieds qu'elle tirait quand je n'avais pas entendu ou avais oublié le réveil. Sa voix rauque à volume 5/100 du matin m'a également faite sursauter à plusieurs reprises.

Ma mère a tout fait pour moi.

Elle ne lisait pas les histoires, ne remuait pas la marmite au coin du feu, ne me disait pas que j'étais la plus intelligente et allait réussir comme dans certaines fictions littéraires. Mais à 14h pile elle me réveillait de ma sieste sur clic-clac dans son bureau pour que j'aille rincer mon visage avant de retourner au collège. Pour quelqu'un qui m'a souvent fait arriver en retard à mes jours de rentrée on peut dire que son sens des priorités était clairement ailleurs, pas sur le premier jour de l'année.

Ma mère a tout fait pour moi.

Mes exercices dans le BLED. Mes professeurs particuliers. Mes cours de piano. Mes repas rapportés tout chauds de la maison à midi. La voiture pour me prendre et me raccompagner matin et soir en son absence. La télécommande de son décodeur CanalSat. Les DVDs. Le Noël au Hilton. Les Week-ends à Kribi. Les Week-ends au village et la crainte de Dieu. Le prénom de sa propre mère.

Ma mère a tout fait pour moi.

Je ne serai jamais d'accord avec tout. Mais je ne saurais être ingrate dans mon coeur. Je ne saurais oublier qui a toujours tout fait pour moi.

J'ai simplement arrêté d'être la fille de ma mère pour être moi... Naïve, pas comme elle. La tête en l'air, pas comme elle. Rêveuse, pas comme elle. J'ai simplement choisi d'être quelqu'un qui allait m'éloigner de celle qui a tout fait pour moi. Mais quitte à vivre avec moi-même, autant être d'accord et en paix avec moi-même. Et aujourd'hui je le suis.

Mais toujours je me permettrai de bomber le torse parce que quelqu'un, ma mère a toujours tout fait. Pour moi.

1.1.19

Que peut-on me souhaiter

Bonjour,

Bonne année, bonne santé !

"Je ne sais pas ce que je peux te souhaiter, tu semble toujours si heureuse avec toi-même".

Ee vient de me dire ça et ça mérite en effet qu'on se pose quelques minutes.

Que peut-on souhaiter à Hopeful Deb , optimiste en chef et satisfaite de tout ? Ou comme l'a dit mon chef la semaine dernière, à quelqu'un qui aime tout le monde ?

Je pense qu'on peut me souhaiter la santé.

Mais cette année en particulier, je pense qu'on peut me souhaiter d'écrire, et d'écrire beaucoup.

On peut me souhaiter de tourner, et de jeter à la mer ces vidéos.

On peut me souhaiter de partager toutes ces choses que j'ai faites et que je ferai.

On peut me souhaiter de tuer le père et plus globalement de me détacher de l'opinion de tous mes modèles.

On peut me souhaiter d'être moins éponge et plus rationnelle. Mais dans ce dernier cas, serais-je toujours moi ? Pas sûr.

Alors à défaut de me souhaiter tout ça, la valeur sûre demeure la santé.

Mais ce qui est sûr j'aime déjà 2019. Forcément, j'y suis avec des gens soucieux de ma personne. Que demander de plus aux cieux ?


Bonne année, bonne santé chers lecteurs ! ♥

Debora